Spirales, Tatiana de Rosnay

Spirales Tatiana de Rosnay, Tatiana de Rosnay, Un hiver en Suède, Marathon lecture suédois, Marathon lectures suédois week-end des 22 & 23 mars 2014

 

4ème de couverture

« Hélène, la cinquantaine paisible, mène une vie sans histoire auprès de son mari, de son fils, de sa fille et de ses petits-enfants.

Hélène est une épouse modèle, une femme parfaite. Un jour d’été caniculaire à Paris, sur un coup de tête, elle cède aux avances d’un inconnu. L’adultère vire au cauchemar quand, au lit, l’amant sans nom meurt d’une crise cardiaque. Hélène s’enfuit, décidée à ne jamais en parler et, surtout, à tout oublier. Mais, dans son affolement, elle laisse son sac à main… avec ses papiers. Happée par une spirale infernale, Hélène ira très loin pour sauver les apparences. Très loin, mais jusqu’où ?

Dans ce roman au suspense hitchcockien, Tatiana de Rosnay explore les arcanes de la bonne conscience et la frontière fragile entre le bien et le mal ».

 

L’histoire

Hélène, la cinquantaine, est une femme sans histoires, à la vie paisible et bien réglée. Son mari, éditeur, lui a déjà été infidèle, mais la douce Hélène, trop lisse, a composé avec sans jamais se rebeller. Un jour d’été, alors qu’elle rend visite à une amie malade, elle trompe son mari avec un inconnu, qui la fait vibrer comme jamais son époux n’a su la faire vibrer. Elle perd la tête dans les bras de cet homme viril, tenaillée entre sa mauvaise conscience et le feu qui couvait en elle et qui s’est enfin réveillé. Mais l’adultère tourne mal lorsque son amant meurt dans ses bras après leurs ébats. La police conclut à une mort naturelle par crise cardiaque. Hélène parvient à cacher son aventure à son mari, mais jusqu’à quand ? En effet, dans la panique, elle a laissé ses papiers dans la chambre du mort. La police est-elle la seule dont elle doit avoir peur ? Dès lors, Hélène tombe dans une spirale infernale faite de mensonges et de peur. Jusqu’au dénouement.

 

L’auteur

Tatiana de Rosnay est notamment l’auteur de « Elle s’appelait Sarah », « Le voisin » et « La mémoire des murs ».

 

Ce que j’en pense

« Spirales » est un roman qui vous entraîne inexorablement. Tatiana de Rosnay explore l’infidélité et la mauvaise conscience dans un milieu feutré ou les apparences, pour le coup trompeuses, priment. Construit comme un thriller, le suspense monte page après page. Les chapitres sont courts.

Il est intéressant de constater les dégâts de la mauvaise conscience, plus que les évènements en eux-mêmes. Hélène est hantée par le mort. Petit à petit, le disparu l’envahit, l’obsède, il la possède aussi fortement que durant leurs ébats. Sauvegarder les apparences, faire comme si rien ne s’était passé, est-ce possible ?

Ce roman, d’une certaine manière, traite également de la personnalité, de la notion de soi. Comment tôt ou tard, un individu se révèle à lui-même, telle une explosion, au moment le plus inattendu. Se méfier de l’eau qui dort, dit-on. Hélène en est la caricature. Cette femme effacée, qui fait passer le bien des autres avant le sien, qui est perfectionniste à l’extrême pour le bien-être d’autrui, s’est oubliée. Lorsqu’elle se révèle, instinctive et pulsionnelle, son monde s’écroule, sa psyché vacille. Peut-elle encore tout contrôler ?

Il est intéressant de suivre l’évolution et le comportement d’une femme qui a été protégée toute sa vie, et qui est maintenant confrontée à des évènements psychologiquement violents.

L’histoire peut paraître par moment exagérée, pleine de clichés. Pourtant, cela reste crédible, parce que dans la vraie vie, c’est comme ça que ça se passe. L’être humain n’est pas que bonté.

Je ne peux pas trop en dévoiler. Ce roman se lit vite, il est bien écrit, et Tatiana de Rosnay confirme son talent d’écrivain.

 

Extraits et citations

« Elle a l’impression d’un pan de vie tout entier qui vient de se terminer. Quelque chose d’irrémédiable. De fini. D’envolé » (p.11).

« – La vie ne tient qu’à un fil, Hélène, annonça-t-il.
Il disait souvent cela. Pour elle qui menait une existence si placide, si tranquille, cette expression n’avait pas de sens. Quel fil ? Comment la vie pouvait-elle tenir à un fil ? La vie s’étirait lentement, comme une coulée de mélasse qui s’échappe avec mollesse d’un pot renversé » (p.18).

« On s’en fichait. On s’en tapait le coquillard. C’était toujours elle, après tout, qui s’occupait des autres, qui veillait sur les autres.
Il n’y avait personne pour se préoccuper d’elle. Personne.
Et pour la première fois, elle sentit sourdre en elle une colère nouvelle » (p.98).

 

Ce roman participe aux Challenges :

 

Challenge ABC Critiques de Babelio
Challenge ABC Critiques 2013-2014 Babelio, Challenge ABC Critiques 2013-2014

Challenge Myself 2014
Challenge Myself, Challenge Myself 2014

Objectif PAL
Objectif PAL, Challenge Obbjectif PAL

Plan Orsec pour PAL en danger avec Missbouquinaix et George
Plan Orsec pour PAL en danger, Challenge Plan Orsec pour PAL en danger

Reading Challenge 2014
Reading Challenge 2014, Reading Challenge

Thrillers et Polars
Challenge Thrillers et Polars, Liliba

 

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10 réflexions sur “Spirales, Tatiana de Rosnay

  1. Ah je suis contente, il me semblait avoir lu une critique un peu mitige sur ce roman. J’ai lu Boomerang et recemment la memoire des murs. J’aime beaucoup son ecriture, son gout pour le drame et ses histoires. Spirales est dans ma LAL et avec ton article, j’ai hate de le lire!

  2. J’aime beaucoup cette auteure découverte avec  » Elle s’appelait Sarah ». Je n’ai pas lu Spirales, le thème ne m’interressait pas forcément mais ton avis me dit que je devrais peut être y regarder de plus prêt.

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