Frappe-toi le cœur, Amélie Nothomb

Frappe-toi le cœur, Amélie Nothomb, Chroniques Littéraires, Le Livre de Poche

 

4ème de couverture

« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. »

Alfred de Musset

 

 

L’autrice

Amélie Nothomb est née au Japon en 1967. Depuis son premier roman, Hygiène de l’assassin, elle s’est imposée comme un écrivain singulier enchaînant les succès en librairie et les récompenses littéraires, se renouvelant sans cesse. En 1999, elle reçoit le Grand prix de l’Académie française pour Stupeur et tremblements, et en 2008, le Grand prix Giono pour l’ensemble de son œuvre. Ses romans sont traduits en quarante langues. En 2016, elle devient membre de l’Académie royale de Belgique au fauteuil de Simon Leys.

 

Ce que j’en pense

Découvrir un nouveau roman d’Amélie Nothomb, c’est comme un grand saut qu’on ferait dans l’inconnu. Au contraire de la majorité des livres, on trouve rarement sur la 4ème de couverture un résumé de ce qui nous attend. Tout au plus quelques mots, comme ici une citation de Musset, mais qui ne nous avance pas beaucoup sur la connaissance du sujet.

On prend donc son livre et on s’y plonge en espérant faire bonne pioche. Car si Amélie est connue pour pondre des chefs-d’œuvre savoureux, elle nous livre aussi parfois quelques navets.

Qu’en est-il de cet opus ?

On va suivre la vie d’une femme et de sa famille, notamment sa fille. Et on va y plonger avec tendresse, peine, colère, sympathie. Si le livre est court, on le termine vite parce qu’on va vite s’attacher au personnage principal et avoir une réelle empathie pour lui (elle en l’occurrence). Amélie Nothomb nous plonge dans les méandres de la filiation, l’amour maternel et la résilience. Avec un soupçon d’ironie comme elle le fait si bien.

On regrettera toutefois que l’histoire et les chapitres soient si courts. Pourtant j’avoue apprécier quand les chapitres sont courts, ça me donne l’impression d’aller plus vite dans l’histoire. Mais dans ce genre de sujet aussi complexe, un peu plus de « travail » aurait été nécessaire. On reste un peu sur sa faim, un comble pour un Amélie Nothomb, ventre sur pattes. Les derniers chapitres semblent expédiés. J’avoue qu’on se dit « il fallait finir le roman pour la rentrée » et « peu importe si c’est fouillé ou pas, les Amélie Nothomb, même avec trois pages, ça se vend ».

Je deviens ironique. Ou un peu blasée par les auteurs connus qui se relâchent un peu une fois le succès venu.

Toutefois, vous connaissez mon attachement aux livres d’Amélie. Je vous recommande quand même celui-ci, ce serait dommage de passer à côté du sujet.

 

 

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5 réflexions sur “Frappe-toi le cœur, Amélie Nothomb

    • Elle est très inégale dans ses écrits. Y en a que j’ai trouvé particulièrement nuls. Et d’autres que j’ai adoré comme ceux du début notamment. C’est vrai que ça se lit vite avec peu à réfléchir pour certains livres.

  1. Nothomb, je ne l’ai jamais lue, ne me demande pas pourquoi, mais ça ne me tente pas… j’avais dit que je la lirais, au moins une fois, pour savoir, mais jamais eu le temps et puis, j’ai passé mon tour 😉

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