Un intérêt particulier pour les morts, Ann Granger

Un intérêt particulier pour les morts Ann Granger, Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts, Littérature anglaise, thriller, 10/18

 

4ème de couverture

« Londres, 1864. Lizzie Martin accepte un emploi auprès d’une riche veuve dont la précédente dame de compagnie s’est enfuie avec un inconnu. Mais quand le corps de la jeune fille est retrouvé dans le chantier de la gare St Pancras, Lizzie décide de mener sa propre enquête. Elle pourra compter sur l’aide d’un ami d’enfance devenu inspecteur, Benjamin Ross, pour découvrir la vérité sur la mort de cette femme… dont le sort semble étroitement lié au sien ».

 

L’histoire

Lizzie Martin, une jeune femme désargentée et issue de la province, est engagée par Mrs Parry, la veuve de son parrain en tant que dame de compagnie à Londres. La précédente dame de compagnie, Madeleine, s’est enfuie avec un homme. Rapidement, le corps de cette dernière est retrouvé et l’enquête commence, menée par Benjamin Ross. Lizzie est une jeune femme moderne pour son époque, vive et impétueuse. Elle n’hésite pas à mener l’enquête.

 

L’auteur

Ann Granger est un auteur de romans policiers et historiques très prolifique, avec plus de trente romans parus en Angleterre. Elle a rencontré un succès international avec sa série « Lizzie Martin », qui comporte déjà quatre volumes. Un intérêt particulier pour les morts est le premier opus de cette série à paraître en France.

 

Ce que j’en pense

Je suis toujours un brin méfiante lorsque je commence un livre « d’époque ». Le style peut parfois (souvent ?) être lourd, redondant et rendre le roman profondément ennuyeux. Un intérêt particulier pour les morts échappe à cette règle. Le style est résolument moderne dans l’écriture, il n’y a aucun temps mort, l’écriture est fluide, et pour autant, l’atmosphère surannée de cette époque est bien restituée.

Il est difficile de lâcher ce roman une fois commencé. L’enquête débute assez vite, les personnages sont bien décrits. Lizzie est une jeune femme de son temps, tournée vers l’avenir et déterminée à faire évoluer la place de la femme dans la société. Ce mélange de traditions et de modernisation est intéressant.

On retrouve toutefois cette douceur propre aux romans du genre. Cette atmosphère à la Jane Austen.

Lizzie veut que la vérité éclate au grand jour et que le meurtre de Madeleine soit élucidé. Son tempérament bien trempé, sa liberté d’expression en choquera plus d’un mais elle n’en aura que faire.

Ce roman est également intéressant sur le plan de l’écriture. L’auteur a choisi d’alterner les pensées de Lizzie et celles de Ross, ce qui rend le récit à deux voix particulièrement captivant.

De plus, Ann Granger ajoute une touche historique à son livre en intégrant pleinement les évolutions de l’époque : ainsi, le Londres en pleine construction, du chemin de fer notamment.

Si vous hésitez à vous lancer dans la lecture de romans d’époque, commencez par celui-ci, vous ne serez pas déçus  😀

 

Ce livre a été lu dans le cadre de la LC consacrée à Ann Granger ( Le mois anglais).

Ce livre participe aux Challenges

Challenge Nordique 2015

Le mois anglais

Plan Orsec pour PAL en danger 2015

Challenge Myself 2015

Reading Challenge 2015

Challenge Bristish Mysteries

ABC 2015 Thriller Policier

Catégorie PolicierChallenge Mélange des genres

Catégorie MortChallenge Petit Bac 2015

Challenge ABC Critiques 2014 - 2015 Babelio

Challenge Victorien

Challenge Thrillers et Polars

ABC 2015 Thriller Policier

ABC 2015 Thriller Policier

 

J’ai découvert ce challenge sur le blog de Sharon. Je ne pouvais pas ne pas participer  😀

 

Règlement du challenge

Il s’agit de lire 26 romans des catégories
thriller, policier, espionnage, roman à suspense…
entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015
selon le principe « une lettre = un auteur »

*Chaque participant établit une liste de romans policier, suspense, thriller… qu’il souhaite lire. Cette liste contient le nom et le prénom de l’auteur, et, si possible, le titre du roman que l’on veut lire.

Exemple : A = Adler-Olsen, Jussi : Dossier 64

*Chacun à droit à trois tricheries.
Pour les lettres difficiles, comme le Y, on peut utiliser la première lettre du prénom de l’auteur ou une lettre contenue dans le titre (ex : Yeruldelgger de Ian Manook)

*La date limite d’inscription est le 31 janvier 2015. Votre inscription sera validée dés lors que vous aurez établi votre liste et publié un article de présentation sur votre blog.

*Petites infos :

– C’est la première lettre du nom de famille qui compte. Le prénom pourra être utilisé pour une tricherie
– Un auteur anonyme peut convenir pour la lettre A comme pour la lettre X
– Un recueil écrit par plusieurs auteurs peut être mis à la lettre X
– Si vous souhaitez lire un livre qui n’est pas encore paru (par exemple le prochain Chattam) Le préciser : C- Chattam, Maxime : parution 2015.
– Si vous ne savez pas encore quel titre lire… n’indiquez que le nom de l’auteur.
Mais, savoir quel titre on envisage de lire aide énormément à la réussite de ce challenge.

 

Ma PAL (en cours d’élaboration)

A –

B – Brandeth Gyles

C – Chattam Maxime

D – Dicker Joël “La vérité sur l’affaire Harry Québert”

E – Erre J. M. « Le mystère Sherlock »

F – Flynn Gillian

G – Granger Ann

H – Higashino Keigo

I-

J –

K –

L –

M – McDonald Patricia, Personne ne le croira

N – Nesbo Jo

O – Oksanen Sofi “Purge”

P – Perry Anne

Q –

R – Rowling J.K. « L’appel du coucou »

S – Sten Viveca

T –

U – Unger Lisa

V –

W – Watson S. J. “Avant d’aller dormir” ?

X –

Y –

Z –

Personne ne le croira, Patricia MacDonald

Personne ne le croira, Patricia MacDonald, Albin Michel

 

4ème de couverture

« Nouveau nom, nouvelle ville, nouveau départ… Hannah et Adam n’aspirent qu’à mener une vie paisible et sans histoire aux côtés de leur adorable petite Cindy sur laquelle ils veillent tendrement. Attirant sur eux l’attention des médias, une tragédie inattendue vient bouleverser les plans du couple. Pour échapper au danger qui les menace, ils vont devoir affronter un passé qu’ils tentaient d’oublier. Et qui les a rattrapés.

Patricia MacDonald n’a jamais été aussi loin. Exploration au scalpel d’une famille ordinaire, Personne ne le croira nous plonge au cœur d’un cauchemar insoupçonnable. Dont la première victime est… une petite fille innocente ».

 

L’histoire

Hannah et Adam, un couple discret et apparemment sans histoire, vit à Philadelphie avec leur petite Cindy. Alors que la petite est gardée par une baby-sitter, un accident survient. Rendus sur les lieux, Hannah et Adam vont se retrouver sous les feux des médias. Ils ont peur. Quel est ce danger qui les menace ? Et quel est ce passé qui les rattrape ?

 

L’auteur

Patricia MacDonald a débuté sa carrière dans le journalisme. Après avoir collaboré à de nombreux magazines, elle décide de se lancer dans l’écriture. En 1985, son premier roman, Un étranger dans la maison, est publié. Personne ne le croira est son 18ème suspense après notamment La double mort de Linda, Une nuit, sur la mer. Quatre de ses livres ont été adaptés pour la télévision.

Patricia MacDonald s’impose depuis des années comme une des reines internationales du thriller psychologique.

 

Ce que j’en pense

Le premier thriller de Patricia MacDonald que j’ai lu, La double mort de Linda, m’avait marquée de par la qualité d’écriture, le suspense, l’aspect psychologique de l’histoire. Une construction minutieuse et finement ciselée. C’est d’ailleurs un livre que je recommande souvent aux personnes qui souhaite lire un bon thriller mais qui ne sont pas attirées par le gore.

Personne ne le croira, son 18ème suspense, c’est un thriller tout aussi réussi… puissance mille.

La plume de Patricia MacDonald, fluide et précise, nous entraîne dans une histoire machiavélique. Jamais thriller psychologique ne m’avait autant marquée, et je pèse mes mots. L’horreur absolue n’est pas forcément dans les crimes de sang les plus violents.

L’histoire est tout bonnement insoutenable. C’est la première fois qu’à la fin d’un chapitre, notamment, je pose le livre, ouvert devant moi, comme hébétée par ce que je viens de lire. Il m’a fallu quelques minutes pour assimiler la chose.

Inutile de vous dire que je n’ai pas pu lâcher ce roman avant d’en connaître le dénouement. La construction est intéressante, le dénouement réserve encore son lot de suspense.

Ce qui m’a marquée (j’utilise beaucoup ce mot dans cet article, mais quand vous aurez lu ce livre vous comprendrez pourquoi il n’y en avait aucun autre plus approprié) c’est que l’auteur travaille la psychologie des personnages dans le détail. Tout n’est pas soit blanc soit noir. Les nuances existent. Sont-elles toutes acceptables ? Quelles sont les limites ?

Ce thriller pose des questions fondamentales : on se rend compte que les frontières entre le bien et le mal, pourtant universelles, sont totalement subjectives. Peut-on s’affranchir des limites pour faire ce que l’on pense être « le bien » ?

« Elle aurait dû éprouver du soulagement. De la gratitude. Mais son instinct édictait sa propre loi : il lui criait que Franck était un soldat entraîné à tuer. Ce fut un réflexe, irrationnel mais impérieux – la volonté, malgré tout, de protéger son enfant » (page 337-338).

Jamais roman n’aura aussi bien porté son titre.

 

Merci aux Editions Albin Michel pour l’envoi de ce roman.

 

Ce livre participe aux Challenges

Challenge USA

Challenge Thrillers et Polars

Plan Orsec pour PAL en danger 2015

Challenge Myself 2015

Reading Challenge 2015

ABC Polar 2015

Challenge Mélange des genres

Catégorie Thrillers