Le silence des étoiles, Sanäa K

Le silence des étoiles, Sanäa K, Chroniques Littéraires, Challenge BD

 

4ème de couverture

« Les étoiles… quand elles sont silencieuses, ne peuvent plus servir de guide dans une vie dénuée de sens…

Sanäa traite avec délicatesse du premier chagrin d’amour, celui qui fait sombrer tout au fond du gouffre, couler les larmes, au point de ne plus se relever et devenir un fantôme dans sa propre vie. Le soutien indéfectible de ses meilleures amies lui permettra de remonter la pente ».

 

L’autrice

Depuis toute petite, Sanäa dessine partout et tout le temps. En 2009, elle crée un blog dans lequel elle raconte son quotidien avec humour.

De 2009 à 2011, elle tient une chronique illustrée dans une émission présentée par Stéphane Bern sur France 2.

Son Insta est suivi par 124 000 abonnés.

Sanäa travaille pour l’édition, la presse et la publicité. Elle peint également sans jamais dévoiler ses œuvres.

 

Ce que j’en pense

Emballée par le sujet, je suis restée sur ma faim. Le silence dans les étoiles est une bonne petite brique de 255 pages, pour autant, peu d’entre elles sont consacrées au naufrage et à la descente au  fond du gouffre et tout ce qui est décrit sur la 4ème de couverture.

On assiste certes à la fin d’une relation, mais même cette fin m’a parue mal abordée, confuse, certaines scènes laissant perplexe.

Il est difficile de retranscrire en BD des émotions et des pensées aussi précisément que dans un roman, ce qui fait que j’ai eu du mal à m’immerger totalement dans l’histoire de cette rupture dévastatrice. Les dessins seuls ne parviennent pas, en tout cas, cela n’a pas fonctionné sur moi, à faire passer ces émotions.

Cela m’a semblé plutôt l’histoire d’un démarrage dans la vie d’une jeune illustratrice avec, certes une histoire amoureuse qui n’a pas fonctionné, mais sans que cela ne l’empêche de vivre tranquillement sa vie entourée de ses copines et de son travail.

Les difficultés du travail d’illustratrice pour le coup ont été mieux évoquées. Et on ne peut que compatir et saluer la volonté de percer dans le milieu malgré toutes les difficultés.

Le coup de crayon de Sanäa est sympa, tout en douceur et en arrondis. C’est coloré et teinté de sombre par moment. C’est peut-être davantage ce jeu de couleurs/sombre qui transmet des émotions ou qui fait comprendre certains passages.

L’ensemble aurait mérité un peu plus de profondeur pour faire passer ce message de dévastation suite à une rupture douloureuse.

Une BD en demi-teinte.

 

Cette BD participe au Challenge

 

Challenge BD 2018-2019

 

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Marny Tome 1, Ma belle-mère qu’elle se casse !, Axelle Laffont & Herval

Marny Tome 1, Ma belle-mère qu’elle se casse !, Axelle Laffont & Herval, Chroniques Littéraires, Challenge BD

 

4ème de couverture

« Marny a 15 ans. Fan de mode et de garçons, elle est bien dans ses baskets. Avec sa meilleure amie Liv, elles communiquent par abréviations, traquent les pou-poufs, vont aux manifs, sèchent les cours et critiquent les adultes. Marny vivait seule avec son père. D’un coup, sans prévenir, arrive une belle-mère et vraiment… ça la saoule ».

 

Les auteurs

Scénario : Axelle Laffont

Dessins : Herval

Couleurs : Emmanuel Pinchon

 

Ce que j’en pense

Marny est une très bonne surprise et une belle découverte. Seule déception, cette BD est sortie en 2009, c’est le tome 1, seul et unique. Aucune suite à ce premier volume.

On y suit Marny, une adolescente de 15 ans dont les parents ont divorcé et qui vit seule avec son père, sa mère ayant choisi de vivre pleinement sa vie loin de tout. Marny entretient avec son père une relation privilégiée et un peu exclusive, aussi voit-elle d’un mauvais œil l’arrivée de la copine de celui-ci, Astrid qui s’installe avec eux, sans qu’elle n’en ait été avertie.

Astrid travaille dans l’audiovisuel, elle tente de tisser une relation avec sa belle-fille mais celle-ci lui donne du fil à retordre. Son but : la faire dégager. Son but inavoué : que sa mère reprenne sa place.

Accompagnée de sa meilleure amie Liv et de son cousin avec lequel elle s’entend très bien, l’adolescente vit en parallèle sa vie d’ado : sorties, cours séchés, papotages et ragots entre copines, premiers émois.

Cette BD a la qualité de toucher à des sujets souvent sensibles pour les ados et les traite avec humour, tendresse et une pointe d’ironie. Marny n’est pas tendre avec sa belle-mère, et pas avare de petites piques bien senties.

On s’attache vite aux personnages, le dessin est un peu simple mais sans trop l’être non plus. Il fait penser un peu à la série Les Nombrils.

Un one shot à découvrir si vous souhaitez passer un bon moment de détente.

 

Cette BD participe au Challenge

 

Challenge BD 2018-2019

 

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau, Chroniques Littéraires, Humour, BD

4ème de couverture

« Ami lecteur, as-tu déjà songé à te lancer toi-même dans l’écriture ? Ca y est, tu t’es enfin décidé ? Tu y travailles déjà secrètement depuis des mois. Tu sues, tu peaufines, tu ourles et ce travail harassant petit à petit prend forme…

Arrive enfin ce moment exaltant où ton livre est terminé, le moment où il va falloir enfin te bouger et proposer ton manuscrit à des éditeurs.

Imagine que parmi la centaine d’éditeurs à qui tu as envoyé ton œuvre, il y en ait un qui te réponde autre chose que le sempiternel « vous ne correspondez pas à notre ligne éditoriale ».

Un qui te veut, un qui t’a choisi ! Toi ! C’est dingue non ?

Et bien crois-moi, ami auteur, tes ennuis vont commencer… ».

L’auteur

Dessinateur de presse depuis plus de 30 ans, Antoine Chereau s’est distingué en presse, en télévision et au sein de nombreuses entreprises. Depuis peu, c’est avec un grand bonheur qu’il publie des albums de dessins d’humour destinés au grand public autour de thèmes de société comme le travail, l’amour (ici), les discriminations, la santé (ici) et plus récemment la recherche du bonheur et la joie d’être auteur.

 

Ce que j’en pense

Chereau ou comment vous plier de rire devant des situations dramatiques ! Ses personnages à l’air naïf, son trait de crayon caractéristique font mouche à chaque fois. D’un seul dessin, d’une seule planche il arrive à raconter une situation qui prendrait des pages à un auteur de romans.

Dans ce nouvel opus, il dessine le destin des auteurs, adorés ou détestés du public et de leurs pairs, subissant la loi du marché et la dévalorisation de leur profession.

En pleine période de combat pour remédier à la situation précaire des auteurs de tous horizons, il fallait oser, et avec l’humour qui le caractérise, Chereau l’a fait.

Il n’épargne personne : de la maison d’édition aux contrats pourris, en passant par les écrivains sans talent, ou l’hypocrisie de la profession, rien n’échappe à son trait acéré.

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau, Chroniques Littéraires, Humour, BD

Crédit photo c’est écrit dessus 😀

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau, Chroniques Littéraires, Humour, BD

Crédit photo (pareil que l’autre)

 

Tout son talent, outre son trait de crayon, réside dans sa parfaite compréhension des situations et de notre société.

Le seul défaut qu’on peut trouver à ses BD ? Elles se lisent trop vite ! On en veut encore !

 

 

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau, Chroniques Littéraires, Humour, BD

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau

Pixel Fever Editions – 127pages – 2018

 

Cette BD participe au Challenge BD

 

Challenge BD 2018-2019