Marny Tome 1, Ma belle-mère qu’elle se casse !, Axelle Laffont & Herval

Marny Tome 1, Ma belle-mère qu’elle se casse !, Axelle Laffont & Herval, Chroniques Littéraires, Challenge BD

 

4ème de couverture

« Marny a 15 ans. Fan de mode et de garçons, elle est bien dans ses baskets. Avec sa meilleure amie Liv, elles communiquent par abréviations, traquent les pou-poufs, vont aux manifs, sèchent les cours et critiquent les adultes. Marny vivait seule avec son père. D’un coup, sans prévenir, arrive une belle-mère et vraiment… ça la saoule ».

 

Les auteurs

Scénario : Axelle Laffont

Dessins : Herval

Couleurs : Emmanuel Pinchon

 

Ce que j’en pense

Marny est une très bonne surprise et une belle découverte. Seule déception, cette BD est sortie en 2009, c’est le tome 1, seul et unique. Aucune suite à ce premier volume.

On y suit Marny, une adolescente de 15 ans dont les parents ont divorcé et qui vit seule avec son père, sa mère ayant choisi de vivre pleinement sa vie loin de tout. Marny entretient avec son père une relation privilégiée et un peu exclusive, aussi voit-elle d’un mauvais œil l’arrivée de la copine de celui-ci, Astrid qui s’installe avec eux, sans qu’elle n’en ait été avertie.

Astrid travaille dans l’audiovisuel, elle tente de tisser une relation avec sa belle-fille mais celle-ci lui donne du fil à retordre. Son but : la faire dégager. Son but inavoué : que sa mère reprenne sa place.

Accompagnée de sa meilleure amie Liv et de son cousin avec lequel elle s’entend très bien, l’adolescente vit en parallèle sa vie d’ado : sorties, cours séchés, papotages et ragots entre copines, premiers émois.

Cette BD a la qualité de toucher à des sujets souvent sensibles pour les ados et les traite avec humour, tendresse et une pointe d’ironie. Marny n’est pas tendre avec sa belle-mère, et pas avare de petites piques bien senties.

On s’attache vite aux personnages, le dessin est un peu simple mais sans trop l’être non plus. Il fait penser un peu à la série Les Nombrils.

Un one shot à découvrir si vous souhaitez passer un bon moment de détente.

 

Cette BD participe au Challenge

 

Challenge BD 2018-2019

 

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau, Chroniques Littéraires, Humour, BD

4ème de couverture

« Ami lecteur, as-tu déjà songé à te lancer toi-même dans l’écriture ? Ca y est, tu t’es enfin décidé ? Tu y travailles déjà secrètement depuis des mois. Tu sues, tu peaufines, tu ourles et ce travail harassant petit à petit prend forme…

Arrive enfin ce moment exaltant où ton livre est terminé, le moment où il va falloir enfin te bouger et proposer ton manuscrit à des éditeurs.

Imagine que parmi la centaine d’éditeurs à qui tu as envoyé ton œuvre, il y en ait un qui te réponde autre chose que le sempiternel « vous ne correspondez pas à notre ligne éditoriale ».

Un qui te veut, un qui t’a choisi ! Toi ! C’est dingue non ?

Et bien crois-moi, ami auteur, tes ennuis vont commencer… ».

L’auteur

Dessinateur de presse depuis plus de 30 ans, Antoine Chereau s’est distingué en presse, en télévision et au sein de nombreuses entreprises. Depuis peu, c’est avec un grand bonheur qu’il publie des albums de dessins d’humour destinés au grand public autour de thèmes de société comme le travail, l’amour (ici), les discriminations, la santé (ici) et plus récemment la recherche du bonheur et la joie d’être auteur.

 

Ce que j’en pense

Chereau ou comment vous plier de rire devant des situations dramatiques ! Ses personnages à l’air naïf, son trait de crayon caractéristique font mouche à chaque fois. D’un seul dessin, d’une seule planche il arrive à raconter une situation qui prendrait des pages à un auteur de romans.

Dans ce nouvel opus, il dessine le destin des auteurs, adorés ou détestés du public et de leurs pairs, subissant la loi du marché et la dévalorisation de leur profession.

En pleine période de combat pour remédier à la situation précaire des auteurs de tous horizons, il fallait oser, et avec l’humour qui le caractérise, Chereau l’a fait.

Il n’épargne personne : de la maison d’édition aux contrats pourris, en passant par les écrivains sans talent, ou l’hypocrisie de la profession, rien n’échappe à son trait acéré.

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau, Chroniques Littéraires, Humour, BD

Crédit photo c’est écrit dessus 😀

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau, Chroniques Littéraires, Humour, BD

Crédit photo (pareil que l’autre)

 

Tout son talent, outre son trait de crayon, réside dans sa parfaite compréhension des situations et de notre société.

Le seul défaut qu’on peut trouver à ses BD ? Elles se lisent trop vite ! On en veut encore !

 

 

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau, Chroniques Littéraires, Humour, BD

Le bonheur d’être auteur ! , Chereau

Pixel Fever Editions – 127pages – 2018

 

Cette BD participe au Challenge BD

 

Challenge BD 2018-2019

 

 

 

L’adoption, Qinaya, Tome 1, Zidrou & Monin

L’adoption, Qinaya, Tome 1, Zidrou & Monin, Challenge BD, Chroniques Littéraires

 

4ème de couverture

« L’amour ne se vole pas. L’amour ne s’achète pas. L’amour se mérite. »

Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Les parents essaient de lui faire oublier le drame qu’elle a vécu, Lynette se découvre un caractère de mamie gâteau et les amis du couple apprivoisent doucement cette petite qui s’adapte à sa nouvelle vie. Mais pour Gabriel, ce sera bien plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père.

Des premiers contacts distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.

 

Les auteurs

Zidrou

Né en 1962 à Bruxelles, Zidrou est d’abord instituteur, puis en 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Élève Ducobu. Il signe alors de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, puis imagine des histoires pour adultes comme ProTECTO, Lydie, ou encore Tourne Disque. En février 2012, il signe Boule à Zéro chez Bamboo Édition et en octobre 2014, Merci chez Grand Angle.

 

Arno Monin

Après avoir passé un bac littéraire puis une année à la fac en histoire de l’art, Arno Monin intègre une école d’arts appliqués qui proposait la formation dessin ,animation, bande dessinée. En cours de formation, un projet BD commence à le démanger. Il s’y consacre alors à plein temps afin de le présenter à des éditeurs, jusqu’à la bonne rencontre avec Grand Angle. Il signe les dessins du très remarqué L’Envolée sauvage, suivi de L’Enfant maudit.

 

Ce que j’en pense

On pense souvent qu’une bande dessinée est quelque chose de futile, de léger. On peine à penser qu’en dehors de livres très académiques, des messages forts puissent être lancés.

Et puis un jour, on tombe sur une pépite. L’adoption en fait partie.

Cette BD m’a énormément touchée. Je n’ai aucune honte à avouer qu’en la refermant j’étais en larmes.

Tout commence par un drame. Une enfant de 4 ans qui perd ses parents, là-bas, loin de chez nous.

Ici, un couple peine à concevoir, et se tourne vers l’adoption. Il accueillera cette petite fille du bout du monde.

Et puis il y a ce grand-père. Qui n’a pas su être un père. Qui a des préjugés sur les gens de là-bas. Et qui s’en fiche un peu de tout ça. Il ne sait pas y faire avec les enfants.

L’adoption, c’est l’histoire d’un bout de chou qui apprivoisera presque contre son gré un vieux monsieur bourru. Et des liens forts vont se tisser entre eux. Une complicité inattendue, une tendresse qui les liera plus fortement que des liens de sang.

Et puis, comme dans la vie il y a des choses pas jolies…

 

Qinaya…

A présent, je sais enfin ce que signifie ton nom en langue aymara : « Nuage ».

Et les nuages sont faits pour passer dans notre ciel, pas vrai ?…

 

L’adoption, Qinaya, Tome 1, Zidrou & Monin, Challenge BD, Chroniques Littéraires

 

Coup de coeur !

 

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Challenge BD 2018-2019