Mortelle randonnée, Agatha Raisin Enquête Tome 4, M.C. Beaton

Mortelle randonnée, Agatha Raisin Tome 4, M.C. Beaton, Chroniques Littéraires, Le mois anglais, Thriller, Albin Michel

 

4ème de couverture

« Après un séjour de six mois à Londres, Agatha retrouve enfin ses chères Costwolds – et le non moins cher James Lacey. Même si le retour au bercail de son entreprenante voisine ne donne pas l’impression d’enthousiasmer particulièrement le célibataire le plus convoité de Carsely.

Heureusement, Agatha est très vite happée par son sport favori : la résolution d’affaires criminelles. Comme le meurtre d’une certaine Jessica, qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs dans les propriétés privées des environs.

Les pistes ne manquent pas : plusieurs membres du club et quelques propriétaires terriens avaient peut-être de bonnes raisons de souhaiter sa disparition. Mais la piste d’un tueur se perd aussi facilement que la tête ou la vie ! ».

 

L’autrice

Née en 1936 à Glasgow, Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin (plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde).

 

Ce que j’en pense

Dévoré, ce livre fait passer un bon moment en compagnie d’Agatha, personnage un brin déjanté s’il en est. Certes, ce n’est pas de la grande littérature, l’écriture est simple, efficace, mais cela détend incontestablement, et si vous avez une panne de lecture, cette série est faite pour vous.

Les rebondissements se succèdent, il est impossible de lâcher ce livre.

Certains personnages vous hérissent le poil (ce James je ne peux pas le blairer !), les situations sont parfois tirées par les cheveux, mais on lui pardonne parce que c’est un roman léger qui fait passer un bon moment.

Et on a envie de découvrir le suivant.

 

 

Ses autres romans

Agatha Raisin Tome 1, La quiche fatale

Agatha Raisin Tome 2, Remède de cheval

Agatha Raisin Tome 3, Pas de pot pour la jardinière

 

M.C. Beaton

Agatha Raisin enquête, Tome 4 : Randonnée Mortelle, M.C. Beaton

Titre original : The walkers of Dembley, 1995

Traduit de l’anglais par Jacques Bosser

Albin Michel, 2016, 243 pages

 

Ce livre participe au Challenge

 

Le mois anglais, Saison 8, The English Month, Chroniques Littéraires

 

 

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Mr Mercedes, Stephen King

Mr Mercedes, Stephen King, Thriller, Chroniques Littéraires, Albin Michel

 

4ème de couverture

« Foncer sur une foule dans sa SL 500 12 cylindres : le moment le plus grisant de la vie de Mr Mercedes.

Et le carnage lui a tellement plu qu’il n’a qu’une envie : recommencer.

Au plus vite… ».

 

L’auteur

Est-il nécessaire de présenter Stephen King ? L’auteur aux ouvrages connus mondialement, dont plusieurs ont été portés au grand écran ? Parmi ses romans, on citera entre autres, Ca, La ligne verte, Dolores Claiborne, Misery, Shining

 

Ce que j’en pense

Stephen King qui s’essaie au thriller, je fonce. Un peu dubitative sur le titre de ce livre qui ne me plaît que moyennement, j’attends un peu, même si j’ai eu la trilogie et L’Outsider en un seul achat.

Pourquoi ai-je attendu aussi longtemps ?!

Le talent de conteur de Stephen King n’est plus à démontrer. Ce mec arrive à rendre intéressant le moment où le personnage se fait un sandwich, c’est dire…

Le thriller, sobre mais extrêmement efficace va vous faire passer des nuits blanches parce que vous n’aurez pas envie de le lâcher. L’auteur pose le décor, présente ses personnages, tisse sa toile qui se referme sur nous, lecteurs ferrés par sa plume démoniaquement addictive.

Les personnages sont construits, le décor soigneusement planté.

L’histoire n’est pas dénuée d’humour. J’ai rigolé plusieurs fois (vers la fin du livre, lisez-le vous comprendrez…)

Stephen King nous surprend par sa façon de mener l’histoire. On est loin du thriller où l’auteur suit le plan détaillé de tous ses collègues.

Car Stephen King a de l’imagination, pas de fioritures, de la simplicité et c’est rudement efficace.

Un impératif si vous souhaitez lire cette trilogie (Mr Mercedes, Carnets Noirs, Fin de Ronde, sans oublier L’Outsider qui spoile Mr Mercedes) il faut commencer par Mr Mercedes. Chaque tome spoile le précédent et si vous ne les lisez pas dans l’ordre vous perdrez beaucoup en plaisir de lecture.

Un très bon livre.

 

Coup de coeur !

 

 

Mr Mercedes, Stephen King, Thriller, Chroniques Littéraires, Albin Michel

Mr Mercedes, Stephen King

(Albin Michel – 475 pages – 2015)

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Océane Bies et Nadine Gassie

Titre original : Mr Mercedes

Scribner, Simon & Schuster, Inc. – 2014

 

The Hate U Give, Angie Thomas

The Hate U Give, Angie Thomas, Chroniques Littéraires, Racisme, Féminisme, Feminism, Littérature jeunesse, Editions Nathan

 

4ème de couverture

« STARR A SEIZE ANS, elle est noire et vit dans un quartier rythmé par les guerres entre gangs et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ces deux mondes.

Sa vie vole en éclats le soir où son amis Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux.

Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, Starr va apprendre à redresser la tête ».

 

L’autrice

Angie Thomas est née et vit à Jackson, dans le Mississippi. Rappeuse quand elle était adolescente, elle est désormais diplômée officiellement en Ecriture créative et officieusement en Hip Hop.

The Hate U Give est son premier roman. Best seller du New York Times dès sa parution, il a été salué par la critique et récompensé de plusieurs prix prestigieux : finaliste du National Book Award et de la médaille Carnegie, lauréat du William C. Morris Award et du Michael L. Printz Honor, enfin lauréat du tout premier Walter Dean Myers Grant qui promeut la diversité dans la littérature jeunesse et jeune adulte.

 

Ce que j’en pense

Ce livre aura été une lecture forte. Dès les premières pages, une phrase m’a prise aux tripes

« Ecoute bien. The Hate U – « you », mais avec la lettre U – Give Little Infants Fucks Everybody. T-H-U-G-L-I-F-E. Ce qui veut dire que ce que la société nous fait subir quand on est gamins lui pète ensuite à la gueule. Tu piges ? » (p.25).

Cette phrase a été comme un uppercut.

J’ai posé le livre, pensive, pendant plusieurs minutes. Ces quelques mots sont d’une vérité et d’une puissance !

Ce qui pourri notre monde pourrait être enrayé par ce que nous transmettons à nos enfants. Ca fait un peu cliché de dire ça.

J’avais tellement entendu parler de ce livre que j’avais un peu peur d’être déçue. Je m’attendais à une succession de clichés (je me répète 😀 ). Pourtant, il y a quelque chose dans la façon de raconter cette histoire, une humanité. Quelque chose se dégage de ce récit, une douceur au milieu de toute cette violence. Car de la violence, il y en a. Et ce n’est pas de la fiction, cette violence, cette barbarie existent réellement. C’est terrible de se dire que de nos jours, des êtres humains sont encore traités de la sorte par d’autres êtres humains. Les animaux tuent pour se nourrir ou se défendre. Les humains tuent le plus souvent pour rien ou par plaisir. Quelle honte !

Je ne suis pas trop vocabulaire « jeunes », vous savez, les mots à l’envers, les « wesh » et autres onomatopées dont sont friandes les jeunes générations. Je fais partie de ceux qui écrivent leurs sms avec tous les mots en entier… mais dans ce roman, ce n’est pas la surenchère de ce côté « quartier ». Quelques mots sont utilisés par-ci par-là, mais tellement par petites touches que non seulement cela passe très bien mais cela sert le propos sans trop en faire.

Ce que l’on peut retenir d’ailleurs, de ce roman, c’est la simplicité avec laquelle l’autrice a su retranscrire une situation – politique, on ne va pas se mentir – compliquée, de manière simple et accessible.

Les personnages sont attachants, ils ont du caractère, et parfois c’est vrai qu’on a envie d’en secouer quelques-uns, mais en même temps, on tourne les pages, avide de savoir ce qu’il va se passer, spectateurs impuissants des drames qui se jouent. Et dans un coin de sa tête, on se dit que quelque part, au moment où nous lisons ces lignes, quelqu’un se fait assassiner lâchement pour les mêmes raisons que décrites dans ce roman.

Je suis restée marquée par cette lecture. J’ai mis plusieurs semaines avant de pouvoir lire un autre livre en entier, tellement j’étais hantée, d’une part, par la qualité de ce roman jeunesse, et d’autre part, parce que la puissance du message m’a fait énormément réfléchir.

C’était peut-être pour moi le moment pour entendre un tel message.

 

Coup de coeur !

 

The Hate U Give, Angie Thomas, Chroniques Littéraires, Racisme, Féminisme, Feminism, Littérature jeunesse, Editions Nathan

 

The Hate U Give, La Haine qu’on donne, Angie Thomas

(Editions Nathan – 496 pages – 2018)

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nathalie Bru

Titre original : The Hate U Give

Balzer + Bray (HarperCollins Publishers) – 2017

 

 

Ce livre participe au challenge #FeminiBooks

 

Challenge FeminiBooks, Féminisme