Les étoiles brillent plus fort en hiver, Sophie Jomain

Les étoiles brillent plus fort en hiver, Sophie Jomain, Chroniques Littéraires, Romance, Noël

 

4ème de couverture

« Aux Galeries Hartmann, les Féeries sont le plus gros évènement de l’année. Alors, quand sept jours avant leur lancement, le nouveau directeur exige que la décoration de Noël soit intégralement refaite, le sang d’Agathe ne fait qu’un tour : personne ne touchera à son travail, et surtout pas cet arriviste arrogant. Mais le grand magasin est désormais sous la responsabilité d’Alexandre Hartmann, et aussi talentueuse que soit Agathe Murano, c’est avec lui qu’elle devra traiter. Lui et personne d’autre.

Ces deux-là auraient préféré ne jamais se rencontrer, mais puisqu’un père Noël et son chat magique viennent d’être embauchés pour exaucer les souhaits, puisque les guirlandes scintillent et que l’air embaume la cannelle et le pain d’épices, tout devient possible… ».

 

L’autrice

Figure incontournable de la scène littéraire francophone, Sophie Jomain a écrit plus de vingt romans allant de la littérature fantastique à la comédie en passant par le roman contemporain. Avec Les étoiles brillent plus fort en hiver, elle nous offre sa toute première comédie de Noël.

 

Ce que j’en pense

Quand j’ai entendu parler de ce livre, j’ai été intriguée. Le résumé de la 4ème de couverture ne me tentait pas tant que ça mais je me suis dit « lance toi, on sait jamais ».

Qu’est-ce que j’ai bien fait de dépasser cette réticence du résumé !

Hilarant, touchant, émouvant… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire ce roman qui est davantage qu’une comédie de Noël.

Les sujets traités sont quand même assez costauds pour certains. Mais ils sont traités subtilement, ils font partie de l’histoire des personnages. Lesquels sont construits. Ils ont un passé, un ressenti, des émotions, et leurs réactions sont dictées par tout ce qu’ils ont subi au cours de leur vie.

Une jolie plume, des scènes à vous faire rigoler tout seul dans votre coin (je me suis payée quelques fous rires irrépressibles), ce livre est une belle surprise.

Et me donne envie de découvrir d’autres titres de l’autrice.

Je vous le recommande, et ce même si la période des fêtes est passée.

 

Coup de coeur !

 

Baiser après #MeToo, Ovidie & Diglee

Baiser après #MeToo, Ovidie & Diglee, Féminisme, Chroniques Littéraires

 

4ème de couverture

« A l’heure de la libération de la parole, Ovidie choisit la forme épistolaire pour s’adresser aux hommes et revenir sur des situations anormales vécues par presque toutes les femmes.

Que leur dirait-on aujourd’hui ? Oserions-nous évoquer des comportements douteux à un moment de la relation ? Quel est l’état des lieux de nos fantasmes ?

Tout reste à construire entre les sexes ».

 

Les autrices

Ovidie est le pseudonyme d’Éloïse Becht, née à Lille en 1980.

Après avoir débuté comme actrice pornographique, elle passe derrière la caméra, devenant également par la suite documentariste et journaliste.

Elle a par ailleurs écrit plusieurs livres.

Maureen Wingrove alias Diglee, née le 16 février 1988 à Lyon est une illustratrice, autrice de bande dessinée et romancière française.

 

Ce que j’en pense

Oubliez le « après #MeToo » du titre, ce roman graphique dénonce le mauvais traitement que subissent les femmes en matière de sexualité depuis des années.

Au travers de lettres, plutôt de courts textes, les autrices dénoncent des situations qui sont le quotidien de nombreuses femmes dans leur intimité.

D’une rare justesse, toutes les situations décrites sont criantes de vérité. Nombre de femmes vont enfin pouvoir réaliser que non, ce n’est pas normal d’être traitée ainsi, et que non, elles ne sont ni anormales, ni folles, ni coincées, ou autres qualificatifs culpabilisants.

De l’influence néfaste du porno en ligne, en passant par celle tout aussi dévastatrice de la société, tout est passé sous la plume et le crayon incisifs de ces deux féministes engagées.

Ce roman graphique est d’utilité publique.

Je pense très sincèrement qu’il devrait être lu par toutes et tous. Très instructif, il éveillera les consciences, et permettra de changer les mentalités.

Un livre à distribuer massivement dans les collèges et lycées (certains propos sont sexuellement explicites, veillez à discuter avec votre ado).

 

Baiser après #MeToo, Diglee, Ovidie, BD, Bande dessinée, Humour, Chroniques Littéraires

Baiser après #MeToo, Ovidie & Diglee

Editions Marabulle – Hachette

Paru le : 19 Août 2020

128 pages

Prix : 17.95 €

Prix numérique: 12.99 €

 

Ce roman graphique participe au Challenge BD et au Marathon lecture de l’épouvante

Marathon lecture de l’épouvante 2020, Halloween, Autumn, Horreur, Fantastique Chroniques Littéraires, RAT

Challenge BD, Chroniques Littéraires

 

 

L’homme qui marche, Jirô Taniguchi

L’homme qui marche, Jirö Taniguchi, Chroniques Littéraires, BD, Casterman

 

 

4ème de couverture

« Bon ! Je vais faire un tour dans le quartier ».

 

« Qui prend encore le temps, aujourd’hui, de grimper à un arbre en pleine ville ?

D’observer les oiseaux, de jouer dans les flaques d’eau après la pluie ? D’aller jusqu’à la mer pour lui rendre un coquillage ? L’homme qui marche, à travers ses balades souvent muettes et solitaires, nous invite à partager le bonheur de déambuler au hasard ».

 

L’auteur

Jirô Taniguchi est né en 1947 à Tottori. Il débute dans la bande dessinée en 1970 avec Un été desséché. De 1979 à 1989, il publie notamment, avec le scénariste Natsuo Sekikawa, les cinq volumes d’Au temps de Botchan. A partir de 1991, Jirô Taniguchi signe seul de nombreux albums, dont L’Homme qui marche, Le Journal de mon père, Un ciel radieux, et plus récemment Le Gourmet solitaire et Le Promeneur, en collaboration avec Masayuki Kusumi et Un zoo en hiver. Le premier volume de Quartier lointain, qui a remporté lors du Festival d’Angoulême 2003 l’Alph’Art du meilleur scénario, a également reçu le prix Canal BD des librairies spécialisées. Une adaptation cinématographique de cette œuvre est sortie en salles en 2010. Auteur très populaire en France, Jirô Taniguchi a été nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture en juillet 2001.

 

Ce que j’en pense

Cette BD est une réelle bouffée d’oxygène et de sérénité en ces temps difficiles. La phrase de la 4ème de couverture est d’une cruelle ironie alors que nous sommes en plein confinement.

 

« Bon ! Je vais faire un tour dans le quartier. »

 

 

L’homme qui marche, Jirö Taniguchi, Chroniques Littéraires, BD, Casterman

Cette BD est une véritable ode à la contemplation, au Carpe Diem. Le personnage redécouvre sa ville au gré de ses balades solitaires. Il fait des rencontres, observe la nature, les éléments.

L’auteur réussit avec un graphisme en noir et blanc très sobre à nous faire ressentir le calme qui nous manque tant, nous gens pressés qui ne savons plus goûter les plaisirs simples de la vie.

Une BD sans trop de dialogues, à découvrir !

 

L’homme qui marche, Jirö Taniguchi, Chroniques Littéraires, BD, Casterman

 

Coup de coeur !