L’horreur de Dunwich, H.P. Lovecraft

L'horreur de Dunwich Lovecraft

4ème de couverture

« Dunwich, petit village lugubre cerné par les collines du Massachusetts, est le théâtre d’évènements étranges et inquiétants. Le mystère plane autour de la naissance de Wilbur Whateley et le mauvais sort semble s’acharner sur sa famille. Après une enfance solitaire, Wilbur, guidé par ses instincts maléfiques, dérobe un livre de sorcellerie, le Necronomicon… 

Verrouillez les portes, calfeutrez les fenêtres et allumez toutes les lumières avant d’ouvrir ce livre… ».

 

L’auteur

H.P. Lovecraft est l’auteur de « L’appel de Cthulhu », « La peur qui rôde »… Il a créé un univers mythologique, fait de mystère et d’épouvante, dont le Necronomicon, livre imaginaire et maudit, est l’ouvrage de référence.

 

 

Ce que j’en pense

Je m’attendais à être terrifiée, je me suis ennuyée. L’écriture de Lovecraft est lourde, les répétions sont nombreuses : « horreur », « terreur », « odeur », « engoulevents »… Pour le nombre de page de la nouvelle, ça fait beaucoup.

Ce qui se passe dans ce village est certes horrible, mais cela aurait mérité d’être mieux écrit ou quelques pages de plus. L’idée de départ était bonne mais je n’ai pas accroché. Je m’attendais à un récit plus riche, plus complexe.

Une déception.

 

 

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Le tour d’écrou, Henry James

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4ème de couverture

« Existe-t-il plus grand plaisir que d’écouter des récits macabres, la veille de Noël, dans une vieille maison isolée ? Qu’il est diabolique le frisson qui glace alors les sangs… Qu’il est divin le cri des femmes épouvantées… Ce ne sont pourtant que des histoires.

Tandis que celle-ci… Elle a été vécue ! Par des enfants encore, deux petits orphelins, si admirablement gracieux, si serviables et si doux… Et leur gouvernante, une jeune fille des plus honnêtes. Ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont enduré et les circonstances extraordinaires des évènements qui les ont… Mais non ! C’est trop horrible… Ça dépasse tout… en pure terreur ! Car le pire, c’est de savoir que, justement, on ne saura jamais tout…

 

L’histoire

Une jeune femme est engagée comme gouvernante par un gentleman, afin de s’occuper de son neveu et de sa nièce à Bly, à la campagne. Ces derniers ont perdu leurs parents, et leur dernière gouvernante est partie.

Les deux enfants sont charmants, et la jeune femme se prend bientôt d’affection pour eux. Mais le danger rôde. Des apparitions inquiétantes et des soupçons effrayants deviennent l’obsession de la gouvernante, qui n’a de cesse de protéger, dit-elle, les enfants…

 

L’auteur

Henry James est un écrivain américain qui prendra la nationalité anglaise. Auteur prolixe, il a notamment écrit : Washington Square, Le tour d’écrou

 

Ce que j’en pense

Le tour d’écrou est une nouvelle qui met fortement mal à l’aise. D’abord par le style, lourd et difficile. Ensuite, par le sujet qu’il aborde.

Présenté comme un roman fantastique, un roman d’horreur traitant de hantise (deux fantômes sont censés harceler deux jeunes enfants), il est en réalité le témoignage d’une réalité beaucoup plus terre-à-terre et dramatique.

L’histoire captive, dans un certain sens, dans la mesure où la résolution de l’histoire tient au point de vue personnel que l’on en a. Les fantômes des anciens employés de Bly en veulent-ils réellement aux enfants, ou bien est-ce la gouvernante qui est atteinte de folie ? Seule cette dernière témoigne, elle est la narratrice.

Chacun pensera donc ce qu’il voudra, selon sa sensibilité, et, en quelque sorte, selon ce qu’il attend de l’histoire.

Pour ma part, en dépit de mes efforts pour trouver dans ce récit une simple histoire de hantise, je n’ai pu mettre de côté le sentiment désagréable qu’il s’agissait en réalité de pédophilie.

Les enfants sont les victimes de monstres pervers. Reste à déterminer le ou les monstres, car, dans cette histoire, la gouvernante n’est peut-être pas aussi innocente qu’on pourrait le croire.

Il est habituel au 19ème siècle, et on peut le comprendre, de substituer des phénomènes de hantise à des actes atroces de pédophilie ou d’inceste. Dans ce dernier cas, à titre d’illustration, le film d’horreur « An American Haunting » a déjà usé de ce subterfuge pour ménager les âmes sensibles. En effet, le cas de possession de Betsy, on le saura par la suite, n’était que la manifestation du subconscient de la victime d’actes d’inceste. Le démon ou fantôme, du moins le Mal qui harcèle sans relâche la jeune fille, n’est qu’une représentation psychologique de l’innommable.

Dans Le tour d’écrou, on retrouve la même problématique.

L’autre point intéressant du livre est la démence latente de la gouvernante, qui, au fil des pages va crescendo jusqu’à atteindre son paroxysme et l’irréparable.

On sent dans son récit l’évolution de sa perte de raison. Son discours évolue de manière caractéristique et l’auteur a bien marqué cette montée en puissance. Les interlocuteurs de la gouvernante, en l’occurrence les enfants et Mrs Grose, l’intendante, semblent effarés par ses discours. Au contraire, la gouvernante est de plus en plus exaltée et joyeuse dans ses divagations. Plusieurs passages en témoignent :

 

« « Et tu n’as rien trouvé ! » ai-je déclaré avec jubilation. » (page 150).

« – Rien, rien ! Ai-je presque crié dans ma joie » (page150).

« Mais j’étais grisée, j’étais aveuglée par ma victoire, bien que le fait même de l’avoir contraint à se rapprocher de moi ait déjà eu pour résultat d’augmenter la distance entre nous » (page 151).

 

Elle seule semble voir les apparitions, et peu à peu elle s’éloigne des autres de par ses discours et de par leur incompréhension. Ici encore, une référence cinématographique similaire avec le film « Les autres » avec Nicole Kidman. Dans ce film, celle-ci est persuadée que des intrus s’introduisent chez elle et qu’elle et ses enfants sont en danger. En réalité, ce sont eux qui hantent les lieux parce qu’ils sont morts, mais le personnage interprété par Nicole Kidman fait un déni.

Le tour d’écrou est court par son nombre de page, mais dense par la richesse de l’interprétation que l’on peut en faire.

A chacun d’apprécier ce qu’il attend d’un roman de hantise.

J’aurais préféré une histoire basique de fantômes, mais il faut reconnaître, qu’en dépit d’une plume complexe, Henry James s’y entend pour entraîner son lecteur sur de nombreuses (fausses ?) pistes.

 

 

Extraits et citations

« Nous avons gardé le silence pendant que la femme de chambre desservait, et j’ai eu l’idée saugrenue que nous avions l’air d’être un jeune couple en voyage de noces, qui se tait timidement en présence du garçon de restaurant » (page 143).

 

 

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Sherlock Holmes & Les Vampires de Londres, Tome 1 L’Appel du sang

Sherlock Holmes & Les Vampires de Londres Tome 1 L’Appel du sang

 

4ème de couverture

« Mai 1891.

Sherlock Holmes périt dans les chutes de Reichenbach en affrontant son plus grand adversaire, le Professeur Moriarty.

C’est du moins ce qu’affirme la presse.

Une version hasardeuse, car Holmes est bien vivant et compte tirer profit de sa mort présumée pour parcourir le monde.

Mais s’il est aisé de tromper le commun des mortels, d’autres ne se laissent pas si facilement convaincre, Holmes voit ses projets contrariés quand des vampires londoniens retrouvent sa trace à Paris…. ».

 

L’histoire

Sherlock Holmes est mort. Du moins c’est ce que tout le monde croit, Watson y compris. En réalité, il n’en est rien. Sherlock Holmes parcourt le monde. Mais les Vampires connaissent la vérité et menacent Holmes de massacrer ses proches s’il ne les aide pas à retrouver Owen Chanes, leur ennemi.

 

Les auteurs

Sylvain Cordurié est l’auteur de la série Sherlock Holmes, de Salem la noire et d’Acriboréa.

Laci est le dessinateur de la série Sherlock Holmes, et de « Le Céleste noir ».

 

Ce que j’en pense

Si je ne suis pas une inconditionnelle du personnage de Sherlock Holmes, j’apprécie toutefois le personnage. Je le « connaissais » au travers de la série avec Jeremy Brett, et je me laissais volontiers prendre à ses enquêtes et à l’atmosphère du 19ème siècle. Associer Sherlock à des Vampires était un pari osé, et j’ai d’abord redouté que le mélange soit irrationnel et ridicule. Pourtant…

J’ai adoré cette BD ! Sherlock est à la fois le personnage principal et le narrateur. Cette approche est agréable et permet de suivre l’histoire à la manière d’un récit au coin du feu. Le dessin est réussi, l’atmosphère du 19ème siècle est bien restituée, quant aux Vampires, ils sont assez effrayants.

L’histoire en elle-même n’est peut-être pas la plus crédible et la plus complète qui soit, mais ce n’est pas gênant.

Un bon cru que ce Sherlock Holmes à la sauce fantastique !

 

 

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