Amies à vie, Pierre Bottero

Amies à vie, Pierre Bottero

 

4ème de couverture

« J’ai regardé Sonia dans les yeux et j’y ai lu tout ce qu’elle avait si souvent entendu, tout ce qui était si vain que cela finissait par sonner faux.

– On va s’en sortir, je te le jure ! ».

Brune a treize ans et partage tout son temps entre le collège et ses copines. Pourtant, il lui manque une véritable amie. Celle à qui l’on raconte ses joies et ses peines. Un jour, Sonia arrive en classe. Brune comprend tout de suite qu’elle sera cette amie dont elle rêve. Mais Sonia cache un lourd secret.

Brune a décidé d’aider son amie… pour la vie ! ».

 

L’auteur

Pierre Bottero est né dans les Alpes en 1964. Il a vécu en Provence, dans un petit village, où il a longtemps exercé la profession d’instituteur. Passionné par son métier, mais aussi par les livres, il a commencé à écrire pour la jeunesse en 2001.

Amies à vie est son premier roman aux éditions Flammarion. Il a publié de nombreux récits fantastiques aux éditions Rageot. La quête d’Ewilan, ça vous parle ? 😀

Pierre Bottero est décédé en novembre 2009.

 

Ce que j’en pense

J’ai trouvé ce roman tout à fait par hasard alors que je flânais chez Gibert. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai été irrésistiblement attirée par ce livre. Le nom de l’auteur me disait vaguement quelque chose (attendez deux minutes avant de me jeter vos PAL dessus ! 😀 ). Aussi, lorsque j’ai lu le résumé, je n’ai pas résisté.

Je l’ai lu le soir même, chose rare chez moi, et d’une traite.

J’ai adoré la plume de Pierre Bottero. L’histoire est touchante, réaliste dans la grande majorité. N’oublions pas que c’est un roman jeunesse. Le sujet traité l’a été habilement. On y trouve la morale à la fin, joliment faite.

En refermant ce livre, j’ai eu de suite envie d’en savoir plus sur l’auteur et de trouver d’autres de ses livres.

Je sais, je dois être une des seules à ne pas avoir lu La quête d’Ewilan, dont pourtant j’entends énormément parler sur les blogs et réseaux sociaux.

Maintenant que j’ai découvert l’auteur, le livre devrait suivre  😀

 

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Le Crime du comte Neville, Amélie Nothomb

Le Crime du comte Neville, Amélie Nothomb

 

4ème de couverture

« Ce qui est monstrueux n’est pas nécessairement indigne » A.N.

 

L’auteur

Amélie Nothomb est née au Japon en 1967. Depuis son premier roman, Hygiène de l’assassin, elle s’est imposée comme un écrivain singulier enchaînant les succès en librairie et les récompenses littéraires, se renouvelant sans cesse. En 1999, elle reçoit le Grand prix de l’Académie française pour Stupeur et tremblements, et en 2008 le Grand prix Giono pour l’ensemble de son œuvre. Ses romans sont traduits en quarante langues. En 2016, elle devient membre de l’Académie royale de Belgique au fauteuil de Simon Leys.

 

Ce que j’en pense

Virevoltant comme une pièce de théâtre de Feydeau. Voilà ce qui me vient en premier à l’évocation de cet opus de la fantasque Amélie Nothomb.

C’est avec plaisir que l’on suit le cas de conscience du Comte Neville, aussi attaché à sa demeure qu’aux traditions aristocratiques… jusque dans le crime. Ironie, humour, plume acérée, Amélie nous entraîne dans une histoire dont elle seule a le secret. Un rythme enlevé et une fin adaptée même si on lui reprochera son travers habituel : la fin tombe comme un cheveu sur la soupe. Son histoire est terminée et la dame nous le fait savoir sans autre forme de procès.

Un excellent cru Nothomb !

 

Amélie Nothomb

Le Crime du comte Neville, Amélie Nothomb

Le Livre de Poche – 149 pages – janvier 2017

Première publication : Albin Michel 2015

 

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Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami, Domaine étranger, Editions 10/18, Littérature japonaise

 

4ème de couverture

« Kafka Tamura, quinze ans, s’enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. De l’autre côté de l’archipel, Nakata, un vieil homme amnésique décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s’entremêlent pour devenir le miroir l’une de l’autre tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d’un murmure enchanteur. Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel. Conte initiatique du XXIème siècle, Kafka sur le rivage nous plonge dans une odyssée moderne et onirique au cœur du Japon contemporain ».

 

L’auteur

Né à Kyoto en 1949, Haruki Murakami est le traducteur japonais de Scott Fitzgerald, Raymond Carver et John Irving. Il s’expatrie en Grèce, en Italie puis aux Etats-Unis et, en 1995, il décide de rentrer au Japon après le tremblement de terre de Kobe. Haruki Murakami a rencontré le succès dès la parution de son premier roman, Ecoute le chant du vent (1979), qui lui a valu le prix Gunzo. Suivront notamment Chroniques de l’oiseau à ressort, Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, Les amants du Spoutnik, Kafka sur le rivage, Le Passage de la nuit. Auteur culte au Japon, son œuvre est traduite dans plus de trente pays.

 

Ce que j’en pense

Haruki Murakami est sans conteste un auteur de talent. Que l’on aime ou que l’on n’adhère pas à son style, on ne pourra pas nier la beauté de ses textes et la fluidité de sa plume.

Son style est limpide, sa prose érudite. Tout au long de son roman, il fera de multiples références culturelles : auteurs, compositeurs, contemporains, mythologiques… Il faudra souvent s’arrêter pour s’interroger.

Kafka sur le rivage, c’est d’abord un roman initiatique. Celui d’un jeune adolescent qui sera sur le chemin de la sagesse, vers sa vie d’adulte. Pour ce faire, il passera par toutes les étapes classiques de la psychanalyse.

Mais chez Murakami, rien n’est « classique ». Ce qui signifie que si vous êtes hermétiques au paranormal, à l’onirisme, à la fantasmagorie et autres métaphores, vous allez vraiment avoir les poils qui se hérissent à la lecture de ce livre.

Il faut garder l’esprit ouvert et ne pas avoir peur de se poser des questions. Comprendre où veut en venir l’auteur est une vraie gageure. D’ailleurs, je me suis souvent posée la question de savoir si Murakami lui-même savait où il voulait en venir. Il aborde des thèmes qu’il laisse souvent en suspens. Il nous amène sur une piste, puis l’abandonne sitôt que le poisson (nous) est ferré. C’est perturbant, quoique stimulant.

On reste souvent sur sa faim. En même temps, Murakami garde le cap et nous mène exactement où il veut… ou pas  😀

Des destins s’entremêlent, Kafka et Nakata, deux âges, deux périodes, le début, la fin. L’un, devenu idiot, qui SAIT mais qui vit au jour le jour et prend les choses comme elles viennent, l’autre, plein de vivacité, mais qui anticipe un futur angoissant et se projette dans le pire sans savoir où il va.

Ce roman est peut-être, d’ailleurs, de par ses interrogations multiples sans réponse apparente, le reflet de l’adolescence. Il est une métaphore à lui seul.

Perturbant, mais du grand art.

 

Ce livre a été lu (et décortiqué, et questionné dans tous les sens !) en lecture commune avec Denis. Son scepticisme et le mien (et pourtant, je suis légèrement accro à tout ce qui est paranormal), en ont pris un coup. Nous ne sommes toujours pas remis des sangsues qui pleuvent du ciel  😀

 

Haruki Murakami

 

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

Editions 10/18 – Domaine étranger – 638 pages – juin 2007

Traduit du japonais par Corinne Atlan

Titre original : Umibe no Kafuka (2003)

Première édition française : Belfond 2006

 

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