L’arbre d’Halloween, Ray Bradbury

L’arbre d’Halloween, Ray Bradbury, Halloween, fantastique, épouvante,horreur,science-fiction,folio littérature américaine

 

4ème de couverture

« Pour Halloween, Tom Skelton se déguise en squelette et parcourt la ville avec ses copains, en quête de friandises. Mais cette année, le jeune Joe Pipkin ne les accompagne pas. Où peut-il bien être ? Un homme inquiétant finit par leur ouvrir sa porte et va les entraîner dans un bien curieux voyage, de l’Egypte ancienne en Irlande, en passant par Paris et le Mexique, à la découverte des mystères de cette fête des morts. Ainsi, peut-être Tom et ses amis retrouveront-ils leur copain Joe et perceront-ils les secrets de l’Arbre d’Halloween ?

On retrouve dans L’Arbre d’Halloween, conte fantastique et poétique, tout l’univers de Ray Bradbury : l’enfance, les voyages, l’automne, la mort… On retrouve également le talent qui en a fait l’un des plus grands auteurs du XXème siècle ».

 

L’auteur

Né en 1920, Ray Bradbury s’impose rapidement comme un écrivain majeur, faisant paraître une série de nouvelles oniriques et mélancoliques, plus tard réunies sous le titre de Chroniques martiennes. Publié en 1953, Fahrenheit 451, qui assoit la réputation mondiale de l’auteur, sera porté à l’écran par François Truffaut. Ray Bradbury décède en 2012.

 

Ce que j’en pense

Quel joli conte d’Halloween que nous livre là Ray Bradbury ! Une écriture tout en finesse, poétique et ensorcelante.

Dès les premières lignes, nous ne sommes plus chez nous, sur notre canapé ou fauteuil favori pour lire un livre, mais avec ces enfants, notre sac à bonbons à la main, déguisés comme il se doit, prêts à jeter des sorts si on ne nous donne pas de sucreries.

Nous sommes en Amérique, le décor est campé : les maisons, le quartier, l’automne. En observateurs aussi, nous découvrons l’amitié qui uni ce groupe d’enfants. Nous assistons à leur inquiétude pour l’absence de leur ami, et nous les trouvons courageux et téméraires de se frotter à l’Arbre d’Halloween. Montsuaire, le personnage que je qualifierais de spectral, les accueille en nous faisant frémir d’horreur. Il les entraîne dans l’histoire de cette fête d’Halloween, dont somme toute, nous ne savons d’elle que la coutume de se déguiser et de dévorer un tas de sucreries.

 

« C’est leur Fête des Morts à eux : le Banquet des Marmites. Un don ou t’es dindon à la mode d’autrefois. Mais ici ce sont les morts qui te jouent de sales tours si tu oublies de les nourrir. Aussi leur prépare-t-on de savoureux festin ! » (page 76).

 

« Mais ces jours se recoupent. Il y a quatre mille ans ou aujourd’hui, ici ou ailleurs, les commémorations sont toutes les mêmes…

La Fête de Samhaïn.

Le Temps des Défunts.

La Fête de Tous les Saints.

Le Jour des Morts.

El Dia de Muerte.

La Toussaint.

Halloween » (page 160).

 

Ce livre nous fait voyager, nous instruit, nous épouvante.

Je vous le recommande.

 

 

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L’Arbre d’Halloween

Titre original : The Halloween Tree  – 1972/2000

Traduit de l’américain par Alain Dorémieux

Illustration de couverture de Matthias Haddad

Folio SF – 166 pages – 2015

 

 

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Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami, Domaine étranger, Editions 10/18, Littérature japonaise

 

4ème de couverture

« Kafka Tamura, quinze ans, s’enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. De l’autre côté de l’archipel, Nakata, un vieil homme amnésique décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s’entremêlent pour devenir le miroir l’une de l’autre tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d’un murmure enchanteur. Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel. Conte initiatique du XXIème siècle, Kafka sur le rivage nous plonge dans une odyssée moderne et onirique au cœur du Japon contemporain ».

 

L’auteur

Né à Kyoto en 1949, Haruki Murakami est le traducteur japonais de Scott Fitzgerald, Raymond Carver et John Irving. Il s’expatrie en Grèce, en Italie puis aux Etats-Unis et, en 1995, il décide de rentrer au Japon après le tremblement de terre de Kobe. Haruki Murakami a rencontré le succès dès la parution de son premier roman, Ecoute le chant du vent (1979), qui lui a valu le prix Gunzo. Suivront notamment Chroniques de l’oiseau à ressort, Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, Les amants du Spoutnik, Kafka sur le rivage, Le Passage de la nuit. Auteur culte au Japon, son œuvre est traduite dans plus de trente pays.

 

Ce que j’en pense

Haruki Murakami est sans conteste un auteur de talent. Que l’on aime ou que l’on n’adhère pas à son style, on ne pourra pas nier la beauté de ses textes et la fluidité de sa plume.

Son style est limpide, sa prose érudite. Tout au long de son roman, il fera de multiples références culturelles : auteurs, compositeurs, contemporains, mythologiques… Il faudra souvent s’arrêter pour s’interroger.

Kafka sur le rivage, c’est d’abord un roman initiatique. Celui d’un jeune adolescent qui sera sur le chemin de la sagesse, vers sa vie d’adulte. Pour ce faire, il passera par toutes les étapes classiques de la psychanalyse.

Mais chez Murakami, rien n’est « classique ». Ce qui signifie que si vous êtes hermétiques au paranormal, à l’onirisme, à la fantasmagorie et autres métaphores, vous allez vraiment avoir les poils qui se hérissent à la lecture de ce livre.

Il faut garder l’esprit ouvert et ne pas avoir peur de se poser des questions. Comprendre où veut en venir l’auteur est une vraie gageure. D’ailleurs, je me suis souvent posée la question de savoir si Murakami lui-même savait où il voulait en venir. Il aborde des thèmes qu’il laisse souvent en suspens. Il nous amène sur une piste, puis l’abandonne sitôt que le poisson (nous) est ferré. C’est perturbant, quoique stimulant.

On reste souvent sur sa faim. En même temps, Murakami garde le cap et nous mène exactement où il veut… ou pas  😀

Des destins s’entremêlent, Kafka et Nakata, deux âges, deux périodes, le début, la fin. L’un, devenu idiot, qui SAIT mais qui vit au jour le jour et prend les choses comme elles viennent, l’autre, plein de vivacité, mais qui anticipe un futur angoissant et se projette dans le pire sans savoir où il va.

Ce roman est peut-être, d’ailleurs, de par ses interrogations multiples sans réponse apparente, le reflet de l’adolescence. Il est une métaphore à lui seul.

Perturbant, mais du grand art.

 

Ce livre a été lu (et décortiqué, et questionné dans tous les sens !) en lecture commune avec Denis. Son scepticisme et le mien (et pourtant, je suis légèrement accro à tout ce qui est paranormal), en ont pris un coup. Nous ne sommes toujours pas remis des sangsues qui pleuvent du ciel  😀

 

Haruki Murakami

 

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

Editions 10/18 – Domaine étranger – 638 pages – juin 2007

Traduit du japonais par Corinne Atlan

Titre original : Umibe no Kafuka (2003)

Première édition française : Belfond 2006

 

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Bienvenue dans l’enfer de la peur, Roman d’Horreur, Arthur Ténor

Bienvenue dans l’enfer de la peur, Roman d’Horreur, Arthur Ténor

 

4ème de couverture

« Quand son grand-père, un archéologue de renom, meurt dans d’étranges circonstances, Sophia est effondrée.

L’amulette antique sur laquelle il travaillait lui aurait-elle jeté un sort ? Avec Léonard, un camarade de collège, elle se sent possédée par des forces diaboliques…

Ainsi débute l’affrontement entre la Voie de la main droite et la Voie de la main gauche. Une seule arme sera utilisée : la peur, celle qui hante nos plus terribles cauchemars…

Bienvenue dans l’enfer de la peur… ».

 

L’auteur

Artur Ténor est un explorateur de l’Imaginaire. Depuis qu’il publie des romans, il en a visité des contrées étranges (chez Les Fabuleux de Scrinéo Jeunesse, par exemple) et des mondes parfois aussi infernaux que l’enfer lui-même (Sur les terres du comte Dracula, Plon Jeunesse). Il a voyagé dans le temps, à l’époque de Louis XVI ou de Philippe le Bel (séries A l’école des pages du Roy Soleil au Seuil Jeunesse ou Le Félin chez Lito), a vu de près les deux guerres mondiales (Il s’appelait le Soldat Inconnu chez Gallimard Jeunesse ou Mémoire à vif chez Gulf Stream), et à été témoin de terribles injustices (A mort l’innocent ! chez Oskar).

Jusqu’à ce qu’il entre dans la Maison de l’horreur, il pensait avoir tout vu et tout connu dans le registre du frisson… Comme il se trompait !

 

Ce que j’en pense

Comme vous le savez, je suis une inconditionnelle de cette série Roman d’Horreur. Romans jeunesse, les histoires sont bien construites, inattendues et jouent habilement avec la peur.

Bienvenue dans l’enfer de la peur remplit ces critères. Je m’attendais à une histoire précise, axée sur l’archéologie. Mais l’auteur a su emmener son histoire bien au-delà. J’aurais préféré qu’il approfondisse cet aspect. C’est la seule réelle critique que je peux émettre sur ce roman.

On y retrouve ce qui fait la spécificité de la série : Arthur Ténor mêle l’histoire d’horreur avec un côté éducatif. Dans cet opus, il familiarise le jeune public avec les monstres de notre monde, qu’ils soient imaginaires ou historiques. Ainsi, Dracula côtoie Hitler. Cet aspect éducatif est appréciable, cela pousse l’adolescent (ou l’enfant) à faire des recherches, poser des questions. C’est l’occasion peut-être d’aborder avec lui des thématiques variées selon les tomes de la série.

Le style est fluide et le graphisme des chapitres est réussi. Sans oublier quelques approfondissements écrits par un « invité », ici Mélodie Mourey qui nous parle de nos monstres préférés en donnant des détails sur les monstres imaginaires du roman.

 

Une lecture jeunesse parfaite pour Halloween et l’automne.

 

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