The Hate U Give, Angie Thomas

The Hate U Give, Angie Thomas, Chroniques Littéraires, Racisme, Féminisme, Feminism, Littérature jeunesse, Editions Nathan

 

4ème de couverture

« STARR A SEIZE ANS, elle est noire et vit dans un quartier rythmé par les guerres entre gangs et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ces deux mondes.

Sa vie vole en éclats le soir où son amis Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux.

Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, Starr va apprendre à redresser la tête ».

 

L’autrice

Angie Thomas est née et vit à Jackson, dans le Mississippi. Rappeuse quand elle était adolescente, elle est désormais diplômée officiellement en Ecriture créative et officieusement en Hip Hop.

The Hate U Give est son premier roman. Best seller du New York Times dès sa parution, il a été salué par la critique et récompensé de plusieurs prix prestigieux : finaliste du National Book Award et de la médaille Carnegie, lauréat du William C. Morris Award et du Michael L. Printz Honor, enfin lauréat du tout premier Walter Dean Myers Grant qui promeut la diversité dans la littérature jeunesse et jeune adulte.

 

Ce que j’en pense

Ce livre aura été une lecture forte. Dès les premières pages, une phrase m’a prise aux tripes

« Ecoute bien. The Hate U – « you », mais avec la lettre U – Give Little Infants Fucks Everybody. T-H-U-G-L-I-F-E. Ce qui veut dire que ce que la société nous fait subir quand on est gamins lui pète ensuite à la gueule. Tu piges ? » (p.25).

Cette phrase a été comme un uppercut.

J’ai posé le livre, pensive, pendant plusieurs minutes. Ces quelques mots sont d’une vérité et d’une puissance !

Ce qui pourri notre monde pourrait être enrayé par ce que nous transmettons à nos enfants. Ca fait un peu cliché de dire ça.

J’avais tellement entendu parler de ce livre que j’avais un peu peur d’être déçue. Je m’attendais à une succession de clichés (je me répète 😀 ). Pourtant, il y a quelque chose dans la façon de raconter cette histoire, une humanité. Quelque chose se dégage de ce récit, une douceur au milieu de toute cette violence. Car de la violence, il y en a. Et ce n’est pas de la fiction, cette violence, cette barbarie existent réellement. C’est terrible de se dire que de nos jours, des êtres humains sont encore traités de la sorte par d’autres êtres humains. Les animaux tuent pour se nourrir ou se défendre. Les humains tuent le plus souvent pour rien ou par plaisir. Quelle honte !

Je ne suis pas trop vocabulaire « jeunes », vous savez, les mots à l’envers, les « wesh » et autres onomatopées dont sont friandes les jeunes générations. Je fais partie de ceux qui écrivent leurs sms avec tous les mots en entier… mais dans ce roman, ce n’est pas la surenchère de ce côté « quartier ». Quelques mots sont utilisés par-ci par-là, mais tellement par petites touches que non seulement cela passe très bien mais cela sert le propos sans trop en faire.

Ce que l’on peut retenir d’ailleurs, de ce roman, c’est la simplicité avec laquelle l’autrice a su retranscrire une situation – politique, on ne va pas se mentir – compliquée, de manière simple et accessible.

Les personnages sont attachants, ils ont du caractère, et parfois c’est vrai qu’on a envie d’en secouer quelques-uns, mais en même temps, on tourne les pages, avide de savoir ce qu’il va se passer, spectateurs impuissants des drames qui se jouent. Et dans un coin de sa tête, on se dit que quelque part, au moment où nous lisons ces lignes, quelqu’un se fait assassiner lâchement pour les mêmes raisons que décrites dans ce roman.

Je suis restée marquée par cette lecture. J’ai mis plusieurs semaines avant de pouvoir lire un autre livre en entier, tellement j’étais hantée, d’une part, par la qualité de ce roman jeunesse, et d’autre part, parce que la puissance du message m’a fait énormément réfléchir.

C’était peut-être pour moi le moment pour entendre un tel message.

 

Coup de coeur !

 

The Hate U Give, Angie Thomas, Chroniques Littéraires, Racisme, Féminisme, Feminism, Littérature jeunesse, Editions Nathan

 

The Hate U Give, La Haine qu’on donne, Angie Thomas

(Editions Nathan – 496 pages – 2018)

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nathalie Bru

Titre original : The Hate U Give

Balzer + Bray (HarperCollins Publishers) – 2017

 

 

Ce livre participe au challenge #FeminiBooks

 

Challenge FeminiBooks, Féminisme

 

Publicités

Winterhouse Hôtel, Ben Guterson

Winterhouse Hôtel, Ben Guterson, Chroniques Littéraires, Albin Michel, Littérature jeunesse, fantastique

4ème de couverture

« Envoyée à l’hôtel Winterhouse pour les vacances de Noël, Elizabeth n’en croit pas ses yeux.

Loin du lieu sordide qu’elle avait imaginé, Winterhouse est un hôtel fabuleux niché au beau milieu des montagnes.

Et la surprise ne s’arrête pas là, car l’hôtel cache bien des mystères sous sa surface dorée.

Au programme des vacances : un secret de famille enfoui, un livre magique et une chasse au trésor…

 

Bienvenue à Winterhouse ! ».

 

 

L’auteur

Ben Guterson a été enseignant dans des collèges et lycées du Nouveau-Mexique et du Colorado pendant dix ans, avant de travailler pendant quelques années chez Microsoft. Il vit non loin de Seattle, au pied de la chaîne de montagnes des Cascade.

Illustrations de Chloé Bristol

 

Ce que j’en pense

Si vous aimez les livres, les bibliothèques aux livres mystérieux, le suspense, la neige et un brin de fantastique, alors ce livre est fait pour vous !

J’ai été happée par l’atmosphère dès les premières pages. Quel plaisir pour un amoureux des livres que de se retrouver plonger au cœur d’une histoire comme celle de Winterhouse Hôtel !

Nous faisons connaissance avec Elizabeth, une adolescente qui va être expédiée par ses oncle et tante dans un hôtel niché dans un endroit isolé pour y passer les fêtes de fin d’année. Dès le trajet, le mystère et le suspense s’installent, et l’imaginaire galope à l’arrivée dans cet endroit qui se révèle majestueux.

Mais tout le monde n’est pas ce qu’il semble être…

Elizabeth va commencer à mener l’enquête, aidée par son nouvel ami, le jeune Freddy.

Qui est réellement Norbridge ? Et que recèle la bibliothèque ? Quel est ce Livre qui semble attirer bien des convoitises ?

Winterhouse Hôtel, Ben Guterson, Chroniques Littéraires, Albin Michel, Littérature jeunesse, fantastique

Illustration Chloé Bristol. Crédit photo Macmillan Publishers

 

Ajoutez à cela une écriture fluide, de jolies illustrations, et vous n’aurez qu’une seule envie, vous installer confortablement sous un plaid pour dévorer ce livre.

J’ai adoré ce premier tome !

Coup de coeur !

 

Winterhouse Hôtel, Ben Guterson, Chroniques Littéraires, Albin Michel, Littérature jeunesse, fantastique

Winterhouse Hôtel, Ben Guterson

(WIZ Albin Michel – 435 pages – 2018)

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne-Sylvie Homassel

Titre original : WINTERHOUSE (2017)

Publié chez Henry Holt and Company, Macmillan Publishing Group, LLC

Texte Ben Guterson (2018)

Illustrations Chloé Bristol (2018)

 

Ames jumelles, Samantha Bailly

Âmes jumelles Samantha Bailly, Rageot, Littérature jeunesse

4ème de couverture

« L’une est blonde, l’autre brune. L’une solaire et populaire, l’autre timide et solitaire. Sonia dite Yuna écrit pour une association, Trames, qui publie un fanzine. Elle y rencontre Lou-Tiamat, qui s’affirme dans l’art du dessin suite au divorce brutal de ses parents. Leur amitié virtuelle se double d’échanges sur leurs créations et leur vie affective. Jusqu’au jour où les deux jeunes filles se rencontrent un week-end autour d’un projet… ».

 

L’auteur

Samantha Bailly est née en 1988. En parallèle d’un Master de littérature comparée, elle travaille dans le domaine du jeu vidéo. À vingt ans à peine, elle publie son premier roman, Oraisons, qui est récompensé par le Prix Imaginales des Lycéens 2011. Samantha vit à Paris et se consacre désormais à l’écriture. Elle signe avec À pile ou face son premier thriller.

 

Ce que j’en pense

Il en a fallu du temps pour que ce livre arrive dans ma PAL ! D’abord, quand il a commencé à faire parler de lui sur la toile, je n’étais pas plus tentée que ça. Le résumé me laissait présager une histoire trop adolescente et un peu « fofolle ».

Ensuite, c’est bien connu, à force de le trouver partout, il a fini par me trotter dans la tête.

Enfin, quand j’ai voulu l’acheter, il n’était plus disponible. Seule l’intégrale l’était et je préférais les volumes indépendants. Leur couverture me « parlait » plus.

Et puis je l’ai reçu à Noël, en intégrale.

Le livre enfin dans ma PAL, je n’avais qu’une envie, que je ne m’expliquais pas, c’était de le lire. Ce que j’ai fait.

En deux soirées.

Je l’ai littéralement dévoré.

Il est une coutume de dire que certains livres changent une vie, ou qu’ils étaient écrits pour nous.

Je ne sais pas si ce roman va changer ma vie (qui sait…), mais en tout cas, s’il n’a pas été écrit pour moi, ça y ressemble beaucoup. Je pense que c’était pour moi le moment de le lire.

Quoi ? Un roman jeunesse ? Eh ben oui.

Ce livre aborde énormément de thématiques, de sujets, d’interrogations qui font partie de ma vie. Il y a même un personnage secondaire qui porte mon prénom ! (et pourtant, ce n’est pas le plus courant qui soit).

Samantha Bailly a su, sans le vouloir, toucher des points sensibles chez moi.

Ce roman fait du bien.

 

« N’oubliez jamais que vous pouvez briller ».

 

Il est bien écrit, un style fluide, les chapitres répartis entre les deux personnages principaux, aussi sympathiques l’une que l’autre. Leurs doutes, leurs émotions, leur volonté farouche de réaliser leur rêve…

Je n’ai pas pu le lâcher.

Bon je vous laisse, Âmes rebelles m’attend  😀

 

Coup de coeur !

 

Ce livre participe aux Challenges

Reading Challenge Goodreads

Défi lecture 2017

dames-de-lettres