Intuitions, Tome 3, Infini, Rachel Ward

Intuitions, Tome 3, Infini, Rachel Ward, Chroniques Littéraires, Fantastique, Horreur, Halloween, Challenge de l'épouvante

 

4ème de couverture

« Depuis sa naissance, Adam voit des numéros flotter au-dessus des personnes qu’il croise. Il s’agit de la date de leur mort.

Et bientôt, il découvre que Mia, sa fille adoptive, possède un don bien plus terrible…

Angleterre, 2029. Le chaos règne sur le monde, et les villes sont désertées. Différents clans tentent d’imposer leur loi en recrutant ceux qui manifestent des capacités hors normes.

Harcelés à cause de leurs pouvoirs, Adam et Sarah luttent pour protéger leurs biens les plus précieux : Mia et l’enfant que Sarah attend. Car si Adam peut deviner la fin d’une vie et Sarah, dessiner l’avenir, Mia et le bébé semblent être dotés de facultés plus puissantes encore. Ils deviennent la cible de toutes les convoitises.

Derrière eux se joue peut-être le destin du monde…

 

QUE FAIRE D’UN DON QUAND IL EST MAUDIT ? »

 

L’autrice

Rachel Ward est un écrivain anglais de romans pour adolescents et young adult. Elle est l’auteur notamment de la trilogie Intuitions.

Tome 1

Tome 2, Chaos

 

Ce que j’en pense

Le début de ce troisième et dernier opus de la saga Intuitions m’a emballée, mais arrivée à la moitié du livre, j’ai déchanté.

Ca part dans du n’importe quoi. Du moins, c’est l’impression que cela donne par le manque de consistance et les raccourcis pris par l’autrice.

L’idée de base est vraiment bien. Malheureusement, elle n’a pas su, une fois de plus, exploiter cette idée. C’est d’ailleurs le volume le plus court de la trilogie. C’est très dommage parce qu’il y avait matière à un roman construit, une histoire haletante.

Il manque environ le double ou même le triple des pages pour en faire une histoire étoffée.

Cela tient davantage du plan détaillé ou de l’idée qu’on raconte vite fait autour d’un café. Certains passages, au contraire, sont trop longs, inutiles, répétitifs.

Quant à la quatrième de couverture, ne la lisez pas avant de lire le roman. Elle est imprécise et erronée sur certains points et sur d’autres elle dévoile l’intrigue.

Un roman à lire si vous voulez terminer la saga, mais qui vous laissera sur votre faim.

 

Ce livre entre dans le Challenge de l’épouvante

Le Challenge de l'épouvante, Horreur, Fantastique, Fantôme, Halloween, Ghost, Maison hantée, Haunted, Chroniques Littéraires

 

Ce livre entre dans le Challenge des 4 Maisons

Challenge des 4 maisons

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Intuitions, Tome 2, Chaos, Rachel Ward

Intuitions, Tome 2, Chaos, Rachel Ward, Chroniques Littéraires, fantastique

 

4ème de couverture

« Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort.

Et bientôt, elle découvre que son fils Adam possède, lui aussi, le terrible don…

Angleterre, 2026. A la mort de Jem, Adam a été élevé par Nana, sa grand-mère. De retour à Londres, il fait la connaissance de Sarah, une jeune femme qui le voit depuis plusieurs mois dans ses rêves. Mais un phénomène troublant va venir bouleverser leur existence. Tout le monde arbore soudain le même nombre : 01012027.

Déclaration de guerre, accident nucléaire, virus foudroyant ? Sarah et Adam savent qu’un effroyable événement est sur le point de se produire.

Et ils n’ont que quelques mois pour changer le cours du destin.

 

QUE FAIRE D’UN DON QUAND IL EST MAUDIT ? ».

 

L’autrice

Rachel Ward est un écrivain anglais de romans pour adolescents et young adult. Elle est l’auteur notamment de la trilogie Intuitions.

Intuitions, tome 1

 

Ce que j’en pense

Je ne m’attendais pas à un grand roman, soyons honnêtes. Et cela n’en est pas un. Pourtant, il m’a fait passer un bon moment de lecture.

Le côté fantastique avec Adam qui perçoit la date de mort des gens, la catastrophe imminente dont on ignore la cause mais qui est inéluctable nous entraîne dans une course contre la montre. On veut savoir ce qu’il va se passer.

Mais le personnage de Sarah est pénible.

La plume est fluide. Mais il faut reconnaître, que c’est assez inégal. Ca rame un peu, il y a beaucoup de redites. On passe d’un don, maudit ou pas, à un roman apocalyptique. C’est à se demander si l’autrice savait où elle allait. C’est mal construit, pas assez étoffé. Il y avait du potentiel que l’autrice n’a pas su exploiter.

Je l’ai terminé assez rapidement, c’est un livre qui ne nécessite pas de réfléchir. Je vous le conseille si vous avez envie d’un livre qui se lit vite, avec un certain suspense.

 

Ce livre participe au Challenge de l’épouvante

Le Challenge de l'épouvante, Horreur, Fantastique, Fantôme, Halloween, Ghost, Maison hantée, Haunted, Chroniques Littéraires

Ce livre participe au Challenge des 4 maisons

 

Challenge des 4 maisons

The Hate U Give, Angie Thomas

The Hate U Give, Angie Thomas, Chroniques Littéraires, Racisme, Féminisme, Feminism, Littérature jeunesse, Editions Nathan

 

4ème de couverture

« STARR A SEIZE ANS, elle est noire et vit dans un quartier rythmé par les guerres entre gangs et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ces deux mondes.

Sa vie vole en éclats le soir où son amis Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux.

Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, Starr va apprendre à redresser la tête ».

 

L’autrice

Angie Thomas est née et vit à Jackson, dans le Mississippi. Rappeuse quand elle était adolescente, elle est désormais diplômée officiellement en Ecriture créative et officieusement en Hip Hop.

The Hate U Give est son premier roman. Best seller du New York Times dès sa parution, il a été salué par la critique et récompensé de plusieurs prix prestigieux : finaliste du National Book Award et de la médaille Carnegie, lauréat du William C. Morris Award et du Michael L. Printz Honor, enfin lauréat du tout premier Walter Dean Myers Grant qui promeut la diversité dans la littérature jeunesse et jeune adulte.

 

Ce que j’en pense

Ce livre aura été une lecture forte. Dès les premières pages, une phrase m’a prise aux tripes

« Ecoute bien. The Hate U – « you », mais avec la lettre U – Give Little Infants Fucks Everybody. T-H-U-G-L-I-F-E. Ce qui veut dire que ce que la société nous fait subir quand on est gamins lui pète ensuite à la gueule. Tu piges ? » (p.25).

Cette phrase a été comme un uppercut.

J’ai posé le livre, pensive, pendant plusieurs minutes. Ces quelques mots sont d’une vérité et d’une puissance !

Ce qui pourri notre monde pourrait être enrayé par ce que nous transmettons à nos enfants. Ca fait un peu cliché de dire ça.

J’avais tellement entendu parler de ce livre que j’avais un peu peur d’être déçue. Je m’attendais à une succession de clichés (je me répète 😀 ). Pourtant, il y a quelque chose dans la façon de raconter cette histoire, une humanité. Quelque chose se dégage de ce récit, une douceur au milieu de toute cette violence. Car de la violence, il y en a. Et ce n’est pas de la fiction, cette violence, cette barbarie existent réellement. C’est terrible de se dire que de nos jours, des êtres humains sont encore traités de la sorte par d’autres êtres humains. Les animaux tuent pour se nourrir ou se défendre. Les humains tuent le plus souvent pour rien ou par plaisir. Quelle honte !

Je ne suis pas trop vocabulaire « jeunes », vous savez, les mots à l’envers, les « wesh » et autres onomatopées dont sont friandes les jeunes générations. Je fais partie de ceux qui écrivent leurs sms avec tous les mots en entier… mais dans ce roman, ce n’est pas la surenchère de ce côté « quartier ». Quelques mots sont utilisés par-ci par-là, mais tellement par petites touches que non seulement cela passe très bien mais cela sert le propos sans trop en faire.

Ce que l’on peut retenir d’ailleurs, de ce roman, c’est la simplicité avec laquelle l’autrice a su retranscrire une situation – politique, on ne va pas se mentir – compliquée, de manière simple et accessible.

Les personnages sont attachants, ils ont du caractère, et parfois c’est vrai qu’on a envie d’en secouer quelques-uns, mais en même temps, on tourne les pages, avide de savoir ce qu’il va se passer, spectateurs impuissants des drames qui se jouent. Et dans un coin de sa tête, on se dit que quelque part, au moment où nous lisons ces lignes, quelqu’un se fait assassiner lâchement pour les mêmes raisons que décrites dans ce roman.

Je suis restée marquée par cette lecture. J’ai mis plusieurs semaines avant de pouvoir lire un autre livre en entier, tellement j’étais hantée, d’une part, par la qualité de ce roman jeunesse, et d’autre part, parce que la puissance du message m’a fait énormément réfléchir.

C’était peut-être pour moi le moment pour entendre un tel message.

 

Coup de coeur !

 

The Hate U Give, Angie Thomas, Chroniques Littéraires, Racisme, Féminisme, Feminism, Littérature jeunesse, Editions Nathan

 

The Hate U Give, La Haine qu’on donne, Angie Thomas

(Editions Nathan – 496 pages – 2018)

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nathalie Bru

Titre original : The Hate U Give

Balzer + Bray (HarperCollins Publishers) – 2017

 

 

Ce livre participe au challenge #FeminiBooks

 

Challenge FeminiBooks, Féminisme