Funérarium, Brigitte Aubert

Funérarium, Brigitte Aubert, Thriller, Suspense, Horreur, Chroniques Littéraires

 

4ème de couverture

« A Cannes, Léonard exerce le singulier métier de thanatopracteur. Il accepte d’embaumer le cadavre d’une petite fille que sa mère a l’intention d’exposer dans sa chapelle privée. Mais il se rend vite compte que la petite a été victime de sévices.

Intrigué autant que séduit par cette mère inquiétante et déséquilibrée, il lance dans une enquête qui le mènera de l’incompréhension à l’horreur ».

 

L’autrice

Née en 1956 à Cannes, Brigitte Aubert a développé son goût pour le polar dans la pénombre du cinéma familial. Parmi ses nombreux romans publiés au Seuil et traduits dans plus de vingt pays, on retiendra Les Quatre Fils du Dr MarchLa Mort des boisTransfixions (adapté au cinéma sous le titre Mauvais Genres), Funérarium… Elle est la reine du thriller à humour grinçant.

 

Ce que j’en pense

J’ai découvert Brigitte Aubert tout à fait par hasard, autour d’une lecture commune. Il s’agissait de lire un livre de l’autrice sans titre précis. En cherchant ce qu’elle proposait, je suis tombée sur Funérarium. Vous connaissez mon goût pour les livres d’horreur, ce titre ne pouvait que m’attirer.

Côté glauque je n’ai pas été déçue du voyage… certaines scènes sont difficiles. Ames sensibles s’abstenir. Même moi qui ai l’habitude des films d’horreur avec scènes d’exorcisme, l’une d’elle m’a mise mal à l’aise.

L’écriture est fluide, le suspense est assez bien fait pour tenir en haleine et donner envie de savoir la suite. Le tout est saupoudré d’humour. Je me suis surprise à rigoler toute seule à plusieurs reprises, les réparties in petto du personnage principal sont savoureuses.

La fin est assez étrange, inhabituelle, dans le prolongement du roman. Pourtant je suis restée sur ma faim, un peu déçue du dénouement qui donne le sentiment d’être un peu bâclé. A noter l’autodérision de l’autrice qui décrit le phénomène d’écrire un peu vite pour clore le roman quand on atteint les 300 pages.

J’aurais aimé quelques éclaircissements sur certaines scènes dont la plus glauque. D’autres sont aussi un peu invraisemblables. Cela reste toutefois une belle découverte.

 

Ce livre participe au challenge

 

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Funérarium, Brigitte Aubert, Thriller, Suspense, Horreur, Chroniques Littéraires

Funérarium, Brigitte Aubert

Editions Points – 414 pages

 

 

La forêt des ombres, Franck Thilliez

La forêt des ombres, Franck Thilliez, Chroniques Littéraires, Thriller

4ème de couverture

« Arthur Doffre, milliardaire énigmatique, est sur le point de réaliser un rêve vieux de vingt-cinq ans : ressusciter un tueur en série, le Bourreau 125, dans un livre. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur d’un premier roman remarqué, a un mois pour écrire contre une forte somme d’argent.

Reclus dans un chalet en plein Forêt-Noire, accompagné de sa femme et de sa fille, de Doffre et de sa jeune compagne, David se met aussitôt au travail. Mais il est des fantômes que l’on ne doit pas rappeler… ».

 

L’auteur

Franck Thilliez est l’auteur d’une vingtaine de romans, dont PandemiaLe Manuscrit inachevéLucaIl était deux fois1991 et Labyrinthes, publiés chez Fleuve éditions et chez Pocket.

Comptant parmi les cinq auteurs les plus lus en France, il s’affirme comme la référence du thriller français et continue d’alterner one shots et enquêtes menées par son couple phare Lucie Henebelle/Franck Sharko. Ses livres sont traduits dans le monde entier. Le Syndrome E, roman déjà repris en bande dessinée, est aujourd’hui adapté pour une sériesur TF1 qui sera diffusée cette année. Franck Thilliez est aussi scénariste. Il a créé, avec Niko Tackian, la série Alex Hugo.

 

Ce que j’en pense

Depuis le temps que j’entendais parler de cet auteur, il fallait bien que je découvre ses écrits. Un huis-clos en plein hiver dans un chalet loin de tout, un serial killer qu’un homme étrange veut ressusciter avec l’aide d’un auteur et le mot fantôme dans le résumé, La forêt des ombres était le roman parfait pour commencer.

La réputation de Thilliez n’est pas volée. Une écriture fluide, des personnages construits, une intrigue haletante… ce roman est un page-turner. J’ai tourné les pages, avide de connaître la suite.

La fin n’est pas classique, je ne m’attendais pas à ça et c’est bien.

Toutefois des choses m’ont dérangée. D’abord quelques invraisemblances. Je ne détaillerai pas pour ne pas spoiler (c’est un temps fort de l’intrigue) mais force est de constater que dans les romans les êtres humains sont immortels peu importe ce qu’ils subissent…

L’autre chose est la différence de traitement entre les personnages féminins et masculins. Dans les scènes de sexe évidemment. Tandis que les scènes avec la femme sont avilissantes et détaillées, celle avec l’homme est traitée avec pudeur. Sur ce point j’ai trouvé ce livre très décevant. Il serait temps de moderniser les consciences. Ou bien on fait du trash pour les deux ou on fait de la pudeur. Mais la femme humiliée avec force détails et le mec (violé au demeurant) tout juste évoqué, je ne suis pas d’accord. N’oublions pas que les livres sont le socle de la culture et que c’est par la culture et l’éducation que nous faisons évoluer les mentalités (même si ce roman n’a pas été publié cette année).

Les femmes ne sont pas des objets.

 

 

Ce livre participe aux challenges

 

Le Challenge de l'épouvante, Horreur, Fantastique, Fantôme, Halloween, Ghost, Maison hantée, Haunted, Chroniques Littéraires

 

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Crédit photo:
©Audrey Dufer/Opale/Leemage

La forêt des ombres, Franck Thilliez

Pocket 371 pages

 

 

Quand nos souvenirs viendront danser, Virginie Grimaldi

Quand nos souvenirs iront danser, Virginie Grimaldi, Humour, Littérature française, Le Livre de Poche, Chroniques Littéraires

4ème de couverture

« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.

Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue.

Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus ».

A travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié ».

 

L’autrice

Virginie Grimaldi est l’autrice des best-sellers Le Premier Jour du reste de ma vie, Tu comprendras quand tu seras plus grande, Le Parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, Il est grand temps de rallumer les étoiles et Quand nos souvenirs viendront danser.

Grâce à une écriture maîtrisée et des personnages attachants, ses romans ont déjà séduit des millions de lecteurs.

 

Ce que j’en pense

Comment ne pas tomber sous le charme de ce petit groupe de personnes âgées déterminé à sauver les souvenirs de toute une vie !

Tout au long du roman je suis passée du fou rire aux larmes. Entre les péripéties (en tutu fuchsia s’il vous plaît !) de ces personnages hauts en couleur et aux caractères bien trempés, et les souvenirs poignants, dévoilant les fêlures et les blessures intimes de chacun d’entre eux, toute une panoplie d’émotions nous assaille, pour notre plus grand plaisir.

On découvre qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences… l’air revêche ou les paroles blessantes peuvent cacher de profondes souffrances… un amour sincère peut traverser des décennies, et se manifester d’une manière magnifique et touchante dans les moments les plus tragiques…

 

– Mamie…

J’observe le visage de mon petit-fils, son regard plein de reproches, sa moue désapprobatrice, je tends la main vers sa joue et la caresse doucement, il sourit, Anatole sourit, et je lui murmure :

– Mamie t’emmerde, mon chéri.

 

Ce roman est un condensé de vie, dans les bons et les mauvais moments.

L’impasse des Colibris abrite des gens âgés qui paraissent moins importants pour la société qu’un nouveau bâtiment d’utilité publique. Pourtant, ils sont la mémoire du passé, son témoignage et une partie de l’avenir dans la transmission qu’ils auront accomplie.

La plume de Virginie Grimaldi est fluide, un vrai régal. Elle accompagne les personnages avec douceur et bienveillance, énormément d’humour et une justesse dans les sentiments.

 

Je vous recommande ce roman, vous l’aurez compris. Mais soyez prêts à dégainer les mouchoirs.

 

Quand nos souvenirs viendront danser, Virginie Grimaldi

Le Livre de Poche – 352 pages

Date de parution : 17/06/2020

Editeur d’origine : Fayard