Winterhouse Hôtel, Ben Guterson

Winterhouse Hôtel, Ben Guterson, Chroniques Littéraires, Albin Michel, Littérature jeunesse, fantastique

4ème de couverture

« Envoyée à l’hôtel Winterhouse pour les vacances de Noël, Elizabeth n’en croit pas ses yeux.

Loin du lieu sordide qu’elle avait imaginé, Winterhouse est un hôtel fabuleux niché au beau milieu des montagnes.

Et la surprise ne s’arrête pas là, car l’hôtel cache bien des mystères sous sa surface dorée.

Au programme des vacances : un secret de famille enfoui, un livre magique et une chasse au trésor…

 

Bienvenue à Winterhouse ! ».

 

 

L’auteur

Ben Guterson a été enseignant dans des collèges et lycées du Nouveau-Mexique et du Colorado pendant dix ans, avant de travailler pendant quelques années chez Microsoft. Il vit non loin de Seattle, au pied de la chaîne de montagnes des Cascade.

Illustrations de Chloé Bristol

 

Ce que j’en pense

Si vous aimez les livres, les bibliothèques aux livres mystérieux, le suspense, la neige et un brin de fantastique, alors ce livre est fait pour vous !

J’ai été happée par l’atmosphère dès les premières pages. Quel plaisir pour un amoureux des livres que de se retrouver plonger au cœur d’une histoire comme celle de Winterhouse Hôtel !

Nous faisons connaissance avec Elizabeth, une adolescente qui va être expédiée par ses oncle et tante dans un hôtel niché dans un endroit isolé pour y passer les fêtes de fin d’année. Dès le trajet, le mystère et le suspense s’installent, et l’imaginaire galope à l’arrivée dans cet endroit qui se révèle majestueux.

Mais tout le monde n’est pas ce qu’il semble être…

Elizabeth va commencer à mener l’enquête, aidée par son nouvel ami, le jeune Freddy.

Qui est réellement Norbridge ? Et que recèle la bibliothèque ? Quel est ce Livre qui semble attirer bien des convoitises ?

Winterhouse Hôtel, Ben Guterson, Chroniques Littéraires, Albin Michel, Littérature jeunesse, fantastique

Illustration Chloé Bristol. Crédit photo Macmillan Publishers

 

Ajoutez à cela une écriture fluide, de jolies illustrations, et vous n’aurez qu’une seule envie, vous installer confortablement sous un plaid pour dévorer ce livre.

J’ai adoré ce premier tome !

Coup de coeur !

 

Winterhouse Hôtel, Ben Guterson, Chroniques Littéraires, Albin Michel, Littérature jeunesse, fantastique

Winterhouse Hôtel, Ben Guterson

(WIZ Albin Michel – 435 pages – 2018)

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne-Sylvie Homassel

Titre original : WINTERHOUSE (2017)

Publié chez Henry Holt and Company, Macmillan Publishing Group, LLC

Texte Ben Guterson (2018)

Illustrations Chloé Bristol (2018)

 

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La tresse, Laetitia Colombani

La tresse, Laetitia Colombani, Chroniques Littéraires, Contemporain, Féminisme

4ème de couverture

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre.

Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

 

L’auteur

Laetitia Colombani est scénariste, réalisatrice et comédienne. Elle a écrit et réalisé deux longs-métrages, A la folie… pas du tout et Mes stars et moi. Elle écrit aussi pour le théâtre. La Tresse est son premier roman.

 

Ce que j’en pense

Ce petit livre m’attendait sagement dans ma PAL depuis quelques temps. Je lui tournais autour, je le prenais, le reposais, hésitais. Encensé par certains, alors que d’autres avaient un avis mitigé, que recelaient ces 238 pages ?

Avec sa plume incisive, ses phrases rythmées ici comme le battement d’un cœur au gré des émotions ressenties, là comme la lassitude et la résignation envers la vie, Laetitia Colombani nous entraîne dans une célébration de la force et du courage féminin avec grâce et puissance. Ses phrases et ses chapitres courts, ses mots choisis, précis comme un métronome, nous délivrent un message qui nous marquera.

Trois femmes aux vies et aux milieux différents vont voir leur vie bouleversée par de sombres évènements. Nous assisterons à leur formidable résilience, leur envie de vivre, de braver les interdits, de lutter contre leur condition.

Un lien inattendu liera ces femmes.

 

J’aime ces heures solitaires, ces heures où mes mains dansent.

C’est un étrange ballet que celui de mes doigts.

Ils écrivent une histoire de tresse et d’entrelacs.

Cette histoire est la mienne.

 

Pourtant elle ne m’appartient pas.

 

Au-delà de ça, nous ne pourrons pas ignorer combien de par le monde des femmes sont encore traitées de manière déplorable, insupportable. Nous ne pourrons résister à l’envie et au besoin de nous révolter contre toutes ces violences faites aux Femmes simplement parce qu’elles sont nées Femmes. Nous ne pourrons oublier que peu importe le lieu de naissance, peu importe les conditions de vie, la Femme est encore bien souvent considérée comme un rien, un bien et non pas un être humain digne de respect.

Nous serons choqués par les conditions de vie de certaines femmes, ce contraste saisissant que tout le monde sait mais sur lequel on pose le voile pudique de l’indifférence.

Nous nous demanderons pourquoi nous avons laissé faire.

Et nous aurons envie, enfin, de nous élever contre ces discriminations, cette indignité, et de lutter, telles Smita, Sarah et Giulia, contre la fatalité.

Lisez-le. Ouvrez les yeux. Le combat des Femmes n’est pas terminé.

 

Coup de coeur !

 

 

La tresse, Laetitia Colombani

La tresse, de Laetitia Colombani

(Le Livre de Poche – 238 pages – mars 2018)

Première édition française : 2017 (Editions Grasset & Fasquelle)

 

Prix Relay des voyageurs lecteurs

Trophée littéraire des Femmes de l’économie

Globe de cristal du meilleur roman

 

Le problème Spinoza, Irvin Yalom

Le problème Spinoza, Irvin Yalom; Chroniques littéraires, Spinoza

 

4ème de couverture

« Amsterdam, février 1941. Le Reichsleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza.

Qui était donc de philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d’Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi ?

Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg, qui joua un rôle décisif dans l’extermination des juifs d’Europe ».

 

L’auteur

Professeur émérite de psychiatrie à Stanford, Irvin Yalom est l’auteur, entre fiction, philosophie et psychothérapie, de nombreux essais, romans ou récits, best-sellers dans le monde entier, dont la Méthode Schopenhauer, Le Bourreau de l’amour, Le Jardin d’Epicure, En plein cœur de la nuit, Le Problème Spinoza (lauréat du Prix des lecteurs du Livre de Poche en 2014), ou encore Créatures d’un jour.

 

Ce que j’en pense

Ce livre est assurément l’un de mes coups de cœur de cette année.

L’auteur nous entraîne dans la découverte de deux figures de l’Histoire : Spinoza, un pilier de la philosophie, et Rosenberg, connu pour son œuvre dans la triste Histoire de l’extermination des juifs.

 

Que peut relier ces deux hommes dont l’auteur a voulu dresser le portrait en parallèle ?

 

La philosophie, la pensée, la force des convictions et l’ancrage dans leur décision de faire valoir leur idée sans se faire influencer par celles des autres. Le seul point commun que l’on peut trouver à ces deux hommes est d’avoir décidé de ne pas cacher leurs convictions. Ils étaient « habités ».

Une sorte de possession qui les abstrait de toute possibilité de s’en faire détourner. Pour le meilleur et pour le pire.

Spinoza fascine Rosenberg non pas parce qu’il est d’accord avec lui mais parce que précisément il ne le comprend pas. Au sens littéral du terme.

On ressent le mur de l’incompréhension lorsque nous ne partageons pas les idées de l’autre et que nous sommes convaincus d’avoir raison, une sorte de pensée unique et victorieuse.

Ce livre nous montre la force des convictions avec la liberté qu’elle donne mais aussi avec les conséquences que cela peut emporter.

Et finalement, ce que l’on peut aussi retenir, c’est que le mécanisme de pensée, qu’il nous pousse au bien ou qu’il nous pousse au mal, est le même dès lors que nous sommes déterminés.

Cela montre aussi la dualité de la force de conviction. Et l’absence totale d’ouverture à l’autre.

 

Ce livre est en fait tellement foisonnant qu’il est impossible d’en retracer l’exact impact.

Chacun le ressentira à sa façon puisque les convictions sont totalement subjectives.

Nous serons aussi touchés, ou pas, par les notions philosophiques développées, comme la croyance en l’existence d’un Dieu, la valeur de la vertu, le sentiment d’isolement.

Nous aurons aussi envie de découvrir tous ces philosophes, toutes ces œuvres.

 

Mais ce qui marque aussi dans ce livre, c’est la plume fluide de l’auteur, qui arrive, en dépit de l’abondance d’informations, à rendre la lecture facile et addictive.

Un livre que je vous recommande.

 

Coup de coeur !

 

 

Le problème Spinoza, Irvin Yalom, Chroniques littéraires

Le problème Spinoza d’Irvin Yalom

(Le Livre de Poche – 544 pages – décembre 2014)

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sylvette Gleize

Titre original : The Spinoza Problem (2012)

Première édition française : 2012 (Gaalade Editions)

(Prix des Lecteurs – Le Livre de Poche)

 

Ce livre a été lu en LC avec Denis, mon comparse de lecture. Merci à toi pour tous ces moments de partage.

 

Avec un peu d’avance, ce livre participe au Challenge Le mois américain 2018

Le mois américain, Chroniques littéraires