Octobre, Soren Sveistrup

Octobre, Soren Sveistrup, Challenge Nordique, Thriller, Policier, Le Livre de Poche, Chroniques Littéraires

 

4ème de couverture

« Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d’une femme amputée d’une main. A côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d’allumettes. Chargés de l’enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l’inspecteur Mark Hess apprennent que cette figurine est porteuse d’une mystérieuse empreinte digitale qui appartiendrait à la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.

Thulin et Hess explorent toutes les pistes qui leur révèleraient un lien entre la disparition de Kristine Hartung et la victime à la main coupée. Lorsqu’une autre femme est tuée, selon le même mode opératoire, ils comprennent que le cauchemar ne fait que commencer… ».

 

L’auteur

Né en 1968, Soren Sveistrup est un écrivain et scénariste danois. Il est le créateur, scénariste et producteur de plusieurs séries, dont la série culte The Killing qui a reçu le BAFTA 2011 de la meilleure série internationale. Il écrit également des scripts pour des longs métrages, comme celui de l’implantation du Bonhomme de neige de Jo Nesbo. Octobre est son premier roman.

 

Ce que j’en pense

Octobre est incontestablement un page turner. Gros pavé de 732 pages en version poche, n’ayez pas peur de vous lancer, vous aurez du mal à le lâcher.

Des rebondissements incessants assez crédibles associés à de courts chapitres, et la plume fluide de Soren Sveistrup rendent l’ensemble très facile.

J’ai eu plus de mal à retenir les noms avec une grosse tendance à confondre Hesse et un autre personnage, je ne suis pas totalement rodée aux noms scandinaves.

L’intrigue tient la route, le suspense est maintenu. On reconnaît la patte d’un scénariste dans la manière de décrire les scènes.

Toutefois tout n’est pas parfait. Trop de rebondissements peut lasser au bout d’un moment. Le paradoxe, et c’est là tout le talent de l’auteur, c’est que cela ne nuit pas à l’envie de connaître la suite. On termine seulement le livre hors d’haleine comme après un marathon dont on aurait sous-estimé la longueur.

Côté personnages, ils sont construits. C’est indéniable. La conséquence est que j’ai cordialement détesté Thulin. Arrogante, mal élevée, aux mœurs et aux comportements peu élégants, le personnage de femme libérée confine au grotesque.

Hess est plus humain, même si de prime abord il paraît être le sale flic à la mentalité douteuse. Petit à petit il va se révéler et on va apprendre à l’apprécier.

La fin est relativement inattendue.

Une question se pose : Thulin et Hess vont-ils devenir des personnages récurrents ?

 

Ce livre a été lu en LC avec Denis, mon fidèle comparse de lecture, avec qui les échanges sont toujours aussi fructueux et les découvertes livresques toujours enrichissantes.

Ce livre participe au Challenge Nordique

 

Challenge Nordique, Chroniques Littéraires

 

Baiser après #MeToo, Ovidie & Diglee

Baiser après #MeToo, Ovidie & Diglee, Féminisme, Chroniques Littéraires

 

4ème de couverture

« A l’heure de la libération de la parole, Ovidie choisit la forme épistolaire pour s’adresser aux hommes et revenir sur des situations anormales vécues par presque toutes les femmes.

Que leur dirait-on aujourd’hui ? Oserions-nous évoquer des comportements douteux à un moment de la relation ? Quel est l’état des lieux de nos fantasmes ?

Tout reste à construire entre les sexes ».

 

Les autrices

Ovidie est le pseudonyme d’Éloïse Becht, née à Lille en 1980.

Après avoir débuté comme actrice pornographique, elle passe derrière la caméra, devenant également par la suite documentariste et journaliste.

Elle a par ailleurs écrit plusieurs livres.

Maureen Wingrove alias Diglee, née le 16 février 1988 à Lyon est une illustratrice, autrice de bande dessinée et romancière française.

 

Ce que j’en pense

Oubliez le « après #MeToo » du titre, ce roman graphique dénonce le mauvais traitement que subissent les femmes en matière de sexualité depuis des années.

Au travers de lettres, plutôt de courts textes, les autrices dénoncent des situations qui sont le quotidien de nombreuses femmes dans leur intimité.

D’une rare justesse, toutes les situations décrites sont criantes de vérité. Nombre de femmes vont enfin pouvoir réaliser que non, ce n’est pas normal d’être traitée ainsi, et que non, elles ne sont ni anormales, ni folles, ni coincées, ou autres qualificatifs culpabilisants.

De l’influence néfaste du porno en ligne, en passant par celle tout aussi dévastatrice de la société, tout est passé sous la plume et le crayon incisifs de ces deux féministes engagées.

Ce roman graphique est d’utilité publique.

Je pense très sincèrement qu’il devrait être lu par toutes et tous. Très instructif, il éveillera les consciences, et permettra de changer les mentalités.

Un livre à distribuer massivement dans les collèges et lycées (certains propos sont sexuellement explicites, veillez à discuter avec votre ado).

 

Baiser après #MeToo, Diglee, Ovidie, BD, Bande dessinée, Humour, Chroniques Littéraires

Baiser après #MeToo, Ovidie & Diglee

Editions Marabulle – Hachette

Paru le : 19 Août 2020

128 pages

Prix : 17.95 €

Prix numérique: 12.99 €

 

Ce roman graphique participe au Challenge BD et au Marathon lecture de l’épouvante

Marathon lecture de l’épouvante 2020, Halloween, Autumn, Horreur, Fantastique Chroniques Littéraires, RAT

Challenge BD, Chroniques Littéraires

 

 

La vie est un roman, Guillaume Musso

La vie est un roman, Guillaume Musso, Contemporain, Thriller, Chroniques Littéraires

 

4ème de couverture

« Un jour d’avril, ma fille de trois ans, Carrie, a disparu alors que nous jouions toutes les deux à cache-cache dans mon appartement de Brooklyn ».

Ainsi débute le récit de Flora Conway, romancière renommée à la discrétion légendaire. La disparition de Carrie n’a aucune explication. La porte et les fenêtres de l’appartement étaient closes, les caméras de ce vieil immeuble new-yorkais ne montrent pas d’intrusion. L’enquête de police n’a rien donné.

Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, un écrivain au cœur broyé se terre dans une maison délabrée.

Lui seul détient la clé du mystère.

Et Flora va le débusquer.

 

Une lecture à nulle autre pareille.

En trois actes et deux coups de théâtre,

Guillaume Musso nous immerge dans

Une histoire étourdissante qui puise sa force

Dans le pouvoir des livres

Et la rage de vivre de ses personnages ».

 

 

L’auteur

De roman en roman, Guillaume Musso a noué un lien unique avec les lecteurs. Né en 1974 à Antibes, il a commencé à écrire pendant ses études et n’a plus jamais cessé. En 2004, la parution de Et après… consacre sa rencontre avec le public. Suivront notamment La Fille de papier, Central Park, Un appartement à Paris, La Jeune Fille et la Nuit, La vie secrète des écrivains… Traduits en quarante-quatre langues, plusieurs fois adaptés au cinéma, tous ses livres ont connu un immense succès en France et dans le monde.

 

Ce que j’en pense

Après une première partie prometteuse, à la fois innovante et, il faut le reconnaître, captivante, un début de deuxième partie intrigante, on ne va pas se le cacher, la suite est un flop complet.

L’idée de départ est très intéressante. La mise en abyme pouvait aboutir à un livre époustouflant. Très vite, on se pose la question : comment l’auteur va-t-il traiter son sujet ? Comment va-t-il relier les personnages ? Et les pages se tournent vite, l’écriture simple et la curiosité aidant.

Je me suis dit à ce stade : ça passe ou ça casse. Il fallait un réel talent pour réunir et lier ces personnages, terminer sur une note inoubliable.

Le flop. Le désastre. L’amateurisme. Une succession de chapitres et pseudos rebondissements sans liens ni queue ni tête.

Tout au plus à la fin, et c’est encore plus décevant, l’idée aurait pu être excellente. Mais le travail n’y était pas.

En résumé, l’énorme déception.

Non content de nous livrer une suite telle des brouillons reliés à la va-vite parce que le nombre de pages publiables est acquis, l’auteur enchaîne citations d’autres auteurs sur citations. Ce qui au début m’a enthousiasmée a fini par m’agacer. Tant de citations masquent l’absence d’écriture et de travail sur le roman.

Je pense que c’est malheureusement le travers qu’on peut retrouver chez des auteurs connus qui publient mécaniquement un succès commercial par an. Pourquoi travailler et peaufiner son texte quand on sait qu’on en vendra des millions dans le monde ? Ne serait-ce que pour ses lecteurs, il faudrait peut-être publier moins et travailler beaucoup plus ses textes.

Si vous aimez l’auteur et avez l’habitude de ses romans il peut potentiellement vous plaire.

Mais pour moi, ça ne l’a pas fait.

 

 

Ce livre participe au Challenge

Marathon lecture de l'été, Chroniques Littéraires