Mrs Creasy a disparu, Joanna Cannon

Mrs Creasy a disparu, Joanna Cannon

 

4ème de couverture

« C’est l’été sur l’Avenue.

Alors qu’une redoutable canicule s’insinue dans les cours et les jardins, dans le moindre insterstice de vies comme mises entre parenthèses, une voisine disparaît. Tandis que Grâce et Tilly mènent l’enquête, les esprits s’échauffent, les langues se délient, les souvenirs remontent à la surface – les souvenirs, et la culpabilité.

Car, dix ans plus tôt, quelque chose est arrivé dans cette rue bien comme il faut. Quelque chose de terrible. Et, face au vide causé par la disparition de leur voisine, Sheila, Petit Brian, Harold et tous les habitants de l’Avenue se retrouvent confrontés à leurs propres doutes. Chacun à leur tour, ils vont se quereller, se jeter leurs vieilles rancoeurs au visage et s’épier les uns les autres, à l’abri derrière leurs portes closes…

Qu’est-il arrivé à Margaret Creasy ? Que cache l’anxiété des voisins ? Et qu’est-ce que Walter Bishop, l’inquiétant occupant du numéro 11, a bien pu leur faire, pour qu’ils gardent tous une telle dent contre lui ? 

Joanna Cannon brosse, avec cette comédie de mœurs à l’écriture acidulée, un portrait fin et grinçant de la vie en communauté dans une rue qui pourrait être la nôtre ».

 

L’auteur

Joanna Cannon est diplômée de la Leicester Medical School et a travaillé en tant que médecin à l’hôpital avant de se spécialiser en psychiatrie. Elle vit dans la région de Peak District, au nord de l’Angleterre, avec sa famille et son chien. Mrs Creasy a disparu est son premier roman.

 

Ce que j’en pense

Comment ne pas se laisser embarquer par la plume de Joanna Cannon ! Style fluide et phrases sans concessions, elle nous prouve que dans les quartiers parfois les plus tranquilles il y a toujours quelque chose à cacher et que tout n’est pas si lisse que ça.

Ce roman est autant un thriller qu’un roman psychologique qui décortique les mentalités et les mœurs de tout un quartier. Le cynisme n’est pas absent, loin de là, et on se surprend à sourire de situations cocasses, acidulées comme un bonbon.

L’enquête est contre toute attente menée par deux jeunes demoiselles. Enquêtrices autoproclamées à la recherche de Dieu, et de Mrs Creasy, elles vont sans complexe frapper aux portes et par là-même s’infiltrer dans la vie des gens.

Que se passe-t-il dans ces maisons d’apparence « normales » ? Les habitants sont-ils si gentils que l’on pourrait penser ?

Un roman à découvrir.

 

 

Je remercie Babelio et les Editions Harper Collins pour l’envoi de cet exemplaire.

 

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Lait et miel, Rupi Kaur

Lait et miel, Rupy Kaur

 

4ème de couverture

 

« Voici le voyage d’une

Survie grâce à la poésie

Voici mes larmes, ma sueur et mon sang

De vingt et un ans

Voici mon cœur

Dans tes mains

Voici la blessure

L’amour

La rupture

La guérison

– Rupi Kaur –

 

 

L’auteur

A l’âge de cinq ans, sa mère lui a tendu un pinceau et lui a dit : dépeins ton cœur. Rupi Kaur considère sa vie comme l’exploration d’un périple artistique. Sa poésie et ses dessins portent sur la guérison après le deuil de l’amour et sur la féminité. Pour Rupi, l’écriture est avant tout une expérience collective. Une forme de libération dont les échos peuvent atteindre ceux qui l’entourent. Rupi a proclamé son amour de la langue en étudiant la rhétorique à l’université de Waterloo. Son travail sur l’amour, Lait et miel, est rapidement devenu le nouveau best-seller du New-York Times. Elle a depuis porté sa poésie jusque sur scène pour diverses performances à travers le monde. L’expression de la passion de Rupi, et cette expression peut prendre des formes variées, sa conception de la photographie et de la direction artistique a été chaleureusement accueillie par le public, et sa poésie, sa prose ont brisé bien des barrières internationales.

 

Ce que j’en pense

Je l’avais repéré alors qu’il n’avait pas encore été traduit en français, et j’hésitais à le prendre parce que c’était de la poésie. Et jusqu’à présent, la poésie et moi, on n’était pas trop copines. J’appréciais quelques poèmes de temps en temps, mais sans plus.

Quand il est sorti en français, je l’ai finalement pris et là… je l’ai dévoré en une soirée.

Je n’ai pas de mots pour décrire ce livre ! C’est au-delà du coup de cœur, c’est pour moi LE livre qui marquera mon année 2017. Parce que c’est un livre sur la Femme, parce que c’est un livre qui s’adresse à toutes et tous, parce que c’est un livre universel.

Les thèmes abordés par Rupi Kaur sont profondément humains, touchants, bouleversants. Les émotions jaillissent à chaque phrase.

De l’amour à la rupture, des relations au père aux abus sexuels, de la beauté de la renaissance au rabaissement de la femme en lui interdisant d’avoir une voix, ces courts textes agrémentés de dessins sommaires mais magnifiques abordent tout ce qui peut constituer et construire (ou détruire) l’âme humaine durant toute sa vie.

Toutes les femmes devraient le lire. Ne serait-ce que pour tirer de la force et de l’espoir dans les moments les plus durs de leur vie (rupture…).

Tous les hommes devraient le lire pour s’ouvrir aux femmes, à leur point de vue.

C’est sans conteste l’une des plus belles œuvres qu’il m’ait été donné de connaître.

 

« La façon

dont ils partent

te dit

tout » (page 143)

 

 

Lait et miel, Rupy Kaur

Lait et miel, Rupi Kaur

Titre original : Milk and Honey – 2015

Traduit de l’américain par Sabine Rolland

Charleston – 208 pages – 2017

 

Coup de coeur !

 

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L’arbre d’Halloween, Ray Bradbury

L’arbre d’Halloween, Ray Bradbury, Halloween, fantastique, épouvante,horreur,science-fiction,folio littérature américaine

 

4ème de couverture

« Pour Halloween, Tom Skelton se déguise en squelette et parcourt la ville avec ses copains, en quête de friandises. Mais cette année, le jeune Joe Pipkin ne les accompagne pas. Où peut-il bien être ? Un homme inquiétant finit par leur ouvrir sa porte et va les entraîner dans un bien curieux voyage, de l’Egypte ancienne en Irlande, en passant par Paris et le Mexique, à la découverte des mystères de cette fête des morts. Ainsi, peut-être Tom et ses amis retrouveront-ils leur copain Joe et perceront-ils les secrets de l’Arbre d’Halloween ?

On retrouve dans L’Arbre d’Halloween, conte fantastique et poétique, tout l’univers de Ray Bradbury : l’enfance, les voyages, l’automne, la mort… On retrouve également le talent qui en a fait l’un des plus grands auteurs du XXème siècle ».

 

L’auteur

Né en 1920, Ray Bradbury s’impose rapidement comme un écrivain majeur, faisant paraître une série de nouvelles oniriques et mélancoliques, plus tard réunies sous le titre de Chroniques martiennes. Publié en 1953, Fahrenheit 451, qui assoit la réputation mondiale de l’auteur, sera porté à l’écran par François Truffaut. Ray Bradbury décède en 2012.

 

Ce que j’en pense

Quel joli conte d’Halloween que nous livre là Ray Bradbury ! Une écriture tout en finesse, poétique et ensorcelante.

Dès les premières lignes, nous ne sommes plus chez nous, sur notre canapé ou fauteuil favori pour lire un livre, mais avec ces enfants, notre sac à bonbons à la main, déguisés comme il se doit, prêts à jeter des sorts si on ne nous donne pas de sucreries.

Nous sommes en Amérique, le décor est campé : les maisons, le quartier, l’automne. En observateurs aussi, nous découvrons l’amitié qui uni ce groupe d’enfants. Nous assistons à leur inquiétude pour l’absence de leur ami, et nous les trouvons courageux et téméraires de se frotter à l’Arbre d’Halloween. Montsuaire, le personnage que je qualifierais de spectral, les accueille en nous faisant frémir d’horreur. Il les entraîne dans l’histoire de cette fête d’Halloween, dont somme toute, nous ne savons d’elle que la coutume de se déguiser et de dévorer un tas de sucreries.

 

« C’est leur Fête des Morts à eux : le Banquet des Marmites. Un don ou t’es dindon à la mode d’autrefois. Mais ici ce sont les morts qui te jouent de sales tours si tu oublies de les nourrir. Aussi leur prépare-t-on de savoureux festin ! » (page 76).

 

« Mais ces jours se recoupent. Il y a quatre mille ans ou aujourd’hui, ici ou ailleurs, les commémorations sont toutes les mêmes…

La Fête de Samhaïn.

Le Temps des Défunts.

La Fête de Tous les Saints.

Le Jour des Morts.

El Dia de Muerte.

La Toussaint.

Halloween » (page 160).

 

Ce livre nous fait voyager, nous instruit, nous épouvante.

Je vous le recommande.

 

 

L’arbre d’Halloween, Ray Bradbury, Halloween, fantastique, épouvante,horreur,science-fiction,folio littérature américaine

L’Arbre d’Halloween

Titre original : The Halloween Tree  – 1972/2000

Traduit de l’américain par Alain Dorémieux

Illustration de couverture de Matthias Haddad

Folio SF – 166 pages – 2015

 

 

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