La page blanche

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Ce qu’en dit l’éditeur

PARIS. UN BANC. UNE JEUNE FILLE SUR LE BANC.

Rien d’étrange, en apparence… Si ce n’est que la jeune fille a tout oublié d’elle-même. Qui est-elle ? Où vit-elle ? Qui sont ses amis ? Autant de questions aux réponses évidentes pour tous. Mais qui sont devenues pour Eloïse des voiles opaques qu’elle va tenter de soulever un à un. Son objectif : redécouvrir qui elle était. Son espoir : découvrir en elle-même une jolie personne. Une fifille qu’il fera bon connaître… Peut-on recommencer sa vie à zéro ? De quoi notre personnalité est-elle façonnée ? Voici les questions que se posent Boulet et Pénélope Bagieu. Deux regards à la fois affutés et humoristiques, profondément plantés dans le présent, au service d’une enquête drôlement existentielle dans laquelle chacun d’entre nous pourrait endosser le costume d’un personnage.

 

L’histoire

« Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni son nom ni ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de retrouver la mémoire et son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ? »

 

Les auteurs

Boulet est notamment l’auteur de « Donjon Zénith ».

Pénélope Bagieu est connue pour la série BD « Joséphine », adapté au cinéma, « Ma vie est tout à fait fascinante » et « Cadavre exquis ».

 

Ce que j’en pense

Qu’est-ce qui fait notre personnalité ? Peut-on « s’effacer » comme on effacerait un document sur son ordinateur ? Peut-on repartir de zéro ? Eloïse ne sait plus qui elle est. Elle a perdu la mémoire. Complètement ? Non. Elle se souvient du fonctionnement des choses, comment prendre le métro… En fait, elle a simplement oublié qui elle était ELLE !  Cela commence comme une enquête, un thriller. Quel est son nom ? Quelqu’un l’attend-elle chez elle ? Et puis d’abord, c’est où chez elle ? Boulet et Pénélope Bagieu nous entraînent dans une quête identitaire salvatrice, sondant ce qui constitue une personnalité, et quel est le risque à « devenir tout le monde ».

Boulet et Pénélope Bagieu épinglent la société de consommation et cette tendance à « suivre la tendance » parce que, justement, « tout le monde le fait ». Lire les « bons livres », aller boire un verre le soir entre amis, même si on s’ennuie et que la conversation est d’une navrante platitude, simplement parce que « ça se fait » ou qu’on en a l’habitude…

Au travers des questions existentielles d’Eloïse, les auteurs nous amènent à notre tour à nous poser les bonnes questions.

Le dessin de Pénélope Bagieu est simple, coloré, et sert infiniment bien l’intrigue. Des digressions ponctuent l’histoire comme autant de suppositions sur la vie d’Eloïse. C’est bien construit, le fil de l’histoire se déroule logiquement jusqu’à la fin.

J’ai eu du mal à lâcher ce livre. Je l’ai lu et relu plusieurs fois. Cette quête identitaire, plus qu’une simple fiction, est celle que nous nous posons ou poserons tous, un jour. Et combien est grand le risque de se perdre en cours de route, de « disparaître », parce que nous aurons simplement voulu exister aux yeux des autres et non pas exister pour ce que nous sommes vraiment.

 

Extraits et citations

Eloïse : « Mais elle… MOI, c’est pire ! Encore plus pathétique ! J’ai disparu de mon vivant » (p.199).

 

Eloise : « Bah elle lisait les livres que conseillaient ses magazines, achetait les bons DVD… Elle accumulait !

Plus elle cherchait à se forger une identité, plus elle devenait… TOUT LE MONDE. Et puis un jour, elle est devenue PERSONNE.

C’est assez ironique, non ? Elle a disparu. Elle a tout effacé, alors qu’elle cherchait désespérément à devenir quelqu’un » (p.200).

Débordée, moi ? Plus jamais !

BD, Humour, Débordée moi ? Plus jamais !, Pauline Perrolet et Pacotine, Jungle, Editions Jungle, MespsychosBD, MespsychoBD Tome 1

 

Après quelques vacances me voici de retour parmi vous avec une BD plus qu’appropriée en ces temps de rentrée : « Débordée, moi ? Plus jamais ! » de Pauline Perrolet et Pacotine.

C’est le premier tome d’une série de Psycho BD, aux Editions Jungle ! .

 

Ce qu’en dit l’Editeur

*La série

« Mes psycho BD abordent les petites et grandes questions de psychologie de la vie quotidienne : comment combattre ses complexes, retrouver son estime de soi, apprivoiser ses peurs, lutter contre le stress, gérer sa vie professionnelle et sa vie privée, préserver son couple… autant de problématiques résolument ancrées dans la vie quotidienne. Mais chez Jungle, ces problèmes ne sont pas inéluctables. Chaque BD traite l’un de ces thèmes sérieux avec humour, cautionné par un ou plusieurs spécialistes du sujet (psychiatre, psychologue, praticien…) qui apporte conseils et réponses aux questions des lecteurs ».

*L’album

« Difficulté à lâcher prise, frustration, culpabilité, stress, épuisement… la vie des femmes est loin d’être un long fleuve tranquille. Débordée, moi ? Jamais ! vous invite dans le quotidien palpitant de ses six héroïnes. Qu’elles soient mariées, en solo, mamans au foyer, mamans tout court, et/ou accros au boulot, elles vivent au quotidien une véritable course contre la montre… qu’elles espèrent bien remporter !

Eclairée par les conseils d’un expert, et illustrée avec humour, cette BD nous livre de nombreuses astuces pour survivre à son quotidien de Wonder Woman… avec un peu plus de légèreté et beaucoup de bonne humeur !

Une approche de la psychologie inédite sous forme de BD, pour dédramatiser et se simplifier enfin la vie ! »

 

Ce que j’en pense

J’ai eu beaucoup de fous rires en lisant cette BD. Les situations et les réparties des personnages sont savoureuses, on en redemande. Le sujet abordé est sérieux, mais traité sous forme ludique qui dédramatise et permet de prendre du recul sur des situations de la vie quotidienne.

Les personnages sont irrésistibles. J’ai beaucoup aimé notamment le personnage d’Emma, l’avocate accro au boulot. Chaque femme pourra se reconnaître dans un ou plusieurs personnages.

Cette BD regorge de bons conseils, certes « de base », mais souvent oubliés.

Côté graphisme, cette BD est colorée et les personnages sont dessinés de manière très sympathique.

Un bon moment de lecture et de détente. Je  vous la recommande.

 

Extraits et citations

Emma et son compagnon :

« ET LE PLUS IMPORTANT : GARDEZ A L’ESPRIT QUE VOS PROCHES VOUS AIMENT POUR CE QUE VOUS ÊTES, DÉFAUTS COMPRIS.

Le compagnon : Pour moi tu es parfaite, Sucre.

Emma : J’aimerais te retourner le compliment, Amour, mais le mot « parfait » me paraît exagéré en ce qui te concerne.

              Tu le prends pas mal, hein ?

Le compagnon : Penses-tu. »

 

Bonne après-midi !

 

 

 

La mémoire des murs, Tatiana de Rosnay

Tatiana de Rosnay, La mémoire des murs

 

4ème de couverture :

« Lorsqu’on entre quelque part, on peut s’y sentir merveilleusement bien ou, au contraire, horriblement mal. Comme si les pierres s’imprégnaient de joie ou de chagrin pour plus tard s’en décharger et les restituer.

Fraîchement divorcée, Pascaline, une informaticienne de quarante ans, vient de trouver l’appartement de ses rêves. A peine installée, elle apprend que ces murs ont été témoins d’un crime. Lentement, par touches infimes, ce drame fait surgir en elle une ancienne douleur, une fragilité restée longtemps enfouie. Pour en finir avec son passé, elle se lance alors sur les traces d’un tueur en série. Une quête obsessionnelle qui ravive ses blessures et l’amène à la lisière de la démence. »

 

L’auteur :

Tatiana de Rosnay est née le 28 septembre 1961, à Neuilly sur Seine, de mère anglaise et de père franco-mauricien russe (le scientifique Joël de Rosnay). Après des études littéraires en Angleterre, à l’université de East Anglia, Tatiana a travaillé à Paris tant que journaliste pour le magazine américain Vanity Fair avant de publier son premier roman « l’Appartement Témoin », (Fayard) en 1992. Elle a enchaîné avec Psychologies, en 1997, puis avec ELLE en 2000, et le JDD en 2008,  tout en continuant à publier des romans.

Ses romans, comme « Elle s’appelait Sarah » (prix Chronos, prix des lecteurs de Corse et prix des lecteurs-choix des libraires du Livre de Poche) et « Boomerang », sont traduits dans 38 pays et se sont vendus à plus de 4 millions d’exemplaires.

 

Ce que j’en pense :

Dérangeant. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je referme ce livre. Dérangeant non pas parce qu’il serait mal écrit ou inintéressant, bien au contraire. Dérangeant parce que l’on assiste, impuissants au naufrage d’une femme. Le basculement est insidieux, vicieux même. Pourtant il aurait pu être évité, se dit-on (pour se rassurer ?).

C’est le roman d’une vie qui bascule et s’effondre à cause de la mémoire. La mémoire des murs, cette atmosphère pesante qui nous perturbe jusqu’au plus profond de notre être. La mémoire de nos souvenirs douloureux enfouis au plus profond de notre capacité d’oubli, et qui ressurgissent, tel un poison s’insinuant dans nos veines jusqu’à nous empoisonner tout entier sans espoir d’être sauvé.

Les murs ont une mémoire. La mémoire des drames passés, qui font écho à nos drames personnels jusqu’à nous envahir tout entier. C’est ce qui arrive à l’héroïne de ce roman qui finit par perdre pied, toute à son obsession de découvrir la vérité, toute à son obsession de savoir.

Il y a des choses qu’il vaut mieux ignorer. Mais le peut-on vraiment ? N’y a-t-il pas en chacun de nous une faille prête à s’ouvrir et à nous engloutir à la moindre occasion ? La mémoire des murs n’est-elle pas en réalité le reflet de notre propre souffrance (ou joie) qui nous est renvoyée tel un boomerang.

J’ai dévoré ce livre. L’écriture est fluide, comme j’aime, l’auteur nous embarque dans son histoire avec une facilité et un talent indéniable. On est dans l’histoire, on guette avec une impatience mêlée d’inquiétude la folle quête de Pascaline.

Je m’attendais à un roman sur un appartement qui a gardé la mémoire d’un drame, et qui le rejoue sans cesse, à la manière d’une maison hantée. Tatiana de Rosnay m’a emmenée dans une histoire effrayante mais profondément humaine.

En refermant ce livre, j’ai refermé l’histoire d’une hantise, celle de la souffrance d’une femme.

 

Citation :

« J’ai regardé les fenêtres, les rideaux tirés, et j’ai encore souri. Ils ne se doutaient de rien. Mais moi, je savais que la jolie maison se rappellerait.

Les murs se souviennent, toujours. »

 

Bonne soirée…

 

Ce livre participe aux Challenges :

 

Destins de femmes, Tête de litote
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Thrillers et Polars, Liliba
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A la découverte de nos incontournables, Hylyirio
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