Les Vacheries des Nombrils, Tome 1, Vachement copines, Delaf & Bubuc

Les Vacheries des Nombrils, Tome 1, Vachement copines, Delaf & Bubuc

 

Ce qu’en dit l’éditeur

« Vicky la mordante et Jenny la bébête s’en donnent à coeur joie dans cet album de gags pétillants où une vacherie n’attend pas l’autre. Karine s’en prend plein la gueule… ou alors, est-ce vraiment le cas ? Parfois, celles qui se payent la tête des autres sont celles dont on peut le plus se moquer. Cet album à l’humour 100% vache vous fera meuhhhhhhrir de rire ! ».

 

Les auteurs

Maryse Dubuc est née le 21 octobre 1977, à Sherbrooke, au Québec. Elle a étudié en Lettres françaises avant de s’inscrite à l’UQAM au baccalauréat en communication. Elle a publié des romans et livres jeunesses chez divers éditeurs québécois (Bayard Canada, Pierre Tisseyre, Vents d’Ouest) avant de s’attaquer à la scénarisation de la série Les Nombrils, maintenant traduite en néerlandais et prépubliée dans une demi-douzaine de magazines français, québécois et belges, dont Spirou.

Maryse Dubuc a reçu, pour « Les Nombrils », le Prix du meilleur scénariste décerné lors de la 6e édition des Joe Shuster Awards organisé à Toronto en juin 2010.

Marc Delafontaine est né le 9 octobre 1973 à Sherbrooke (Québec, Canada).

Il a étudié en Arts plastiques avant de se lancer à son compte. Il a longtemps travaillé dans le dessin animé, que ce soit pour du clean-up, du layout-posing ou du storyboard. Il a également illustré quelques livres jeunesse et publié de courtes histoires de bande dessinée dans quelques magazines et collectifs québécois.
Il illustre maintenant la série Les Nombrils éditée en albums aux éditions Dupuis, tout en collaborant de près avec Maryse au niveau du scénario.

Delaf et Dubuc forment un couple dans la vie comme dans la création.

 

Ce que j’en pense

Dans cette nouvelle série des Nombrils, on retrouve nos trois « copines » du temps où Karine était le souffre-douleur des deux chipies.

La série initiale a dû avancer trop vite, du coup retour en arrière.

Si sur le principe, on peut regretter ce procédé, il faut bien reconnaître que les gags sont hilarants pour qui aime le cynisme. J’avoue rigoler énormément avec cette BD.

Et c’est précisément parce que j’adore cette BD et ces personnages que ce que je vais ajouter m’est difficile à dire.

J’ai un vrai problème de conscience.

Parce que vous l’aurez compris, actuellement, des drames se jouent régulièrement suite à des situations qui ressemblent parfois à ces gags.

Combien de Karine souffrent en ce moment même à l’école ou dans leur chambre d’ado, en pleurs parce qu’elles ont servi de souffre-douleur ou de faire-valoir à des pestes ? Combien de gamins aux problèmes de peau bien indépendants de leur volonté n’oseront plus se montrer devant les autres ? Combien de gamins avec des handicaps devront simuler pour être « dans la norme ou même plus » au prix d’efforts considérables sous la pression sociale ?

Combien de Karine ? Combien de Murphy ? Combien de John John ?

Un problème éthique se pose : peut-on rire de nos jours sur la maltraitance à l’école, sur le harcèlement d’un enfant par ses camarades ?

Cette question met de l’huile sur le feu, puisqu’à la base, cette BD est une BD humoristique destinée aux ados.

Mais les ados sont bêtes (oh ça va, on l’a tous été un jour ! ). Quel message souhaitons-nous, adultes, leur transmettre ? Quel exemple voulons-nous leur donner ? Il faudrait leur expliquer que ce qui est dans cette BD est à ne pas reproduire sur leurs camarades.

Peut-on rire de tout ? Peut-on trouver risible la domination d’enfants sur d’autres enfants, le tout dans le dos des adultes, qui, dans cette BD comme dans la vie, sont souvent ignorants de cette perversité ?

Je fais partie de ceux qui rient de tout (mais pas avec n’importe qui) parce que je suis adulte et que je connais les limites, le respect de l’autre.

Je sens que j’ai cassé l’ambiance.

Attention toutefois, cette BD a le mérite de dénoncer tous les travers de cette société qui devient de plus en plus sordide : les menaces de mort envers les professeurs, l’importance de l’apparence, les diktats de la beauté, l’impératif de la popularité, les préjugés (la belle est forcément conne, le laid est forcément intelligent. Oui en plus il y a des préjugés par rapport au sexe : femme = bêtasse, homme = héros).

En résumé (si on peut vraiment résumer tout ceci), cette BD est à mettre entre toutes les mains mais avec une bonne leçon à la clé.

 

 

 

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La conjuration des imbéciles, John Kennedy Toole

La conjuration des imbéciles, John Kennedy Toole

 

4ème de couverture

« A trente ans passés, Ignatius vit encore cloîtré chez sa mère, à la Nouvelle-Orléans. Harassée par ses frasques, celle-ci le somme de trouver du travail. C’est sans compter avec sa silhouette éléphantesque et son arrogance bizarre… Chef-d’œuvre de la littérature américaine, La conjuration des imbéciles offre le génial portrait d’un Don Quichotte yankee inclassable et culte ».

 

L’auteur

John Kennedy Toole est né en 1937. Il ne trouve pas d’éditeur de son vivant pour ses deux romans : La Conjuration des imbéciles et La Bible de néon. Persuadé de n’être qu’un écrivain raté, il se suicide en 1969. Grâce à la détermination de sa mère qui contacte l’écrivain Walker Percy et le convainc de faire publier La Conjuration des imbéciles, John Kennedy Toole obtient le prix Pulitzer à titre posthume en 1981. La Bible de néon a été adaptée au cinéma par Terence Davies, avec Gena Rowlands, Denis Leary, Diane Scarwid et Jacob Tierney, et présentée en sélection officielle au festival de Cannes 1995.

 

Ce que j’en pense

Ce livre est une révélation ! Un véritable chef-d’œuvre ! Je manque de superlatifs pour décrire Ignatius, le personnage de ce roman aux multiples facettes. A la fois imbuvable, cynique, d’une lucidité implacable, ce célibataire qui vit chez sa mère est un personnage truculent, à nul autre pareil, au culot monstre. Sûr de lui et imbu de lui-même, il maltraite les gens qui l’entourent avec un aplomb qui laisse pantois.

Ce personnage, gageons que la majorité ne pourra pas le blairer. Il est méchant, narcissique, mal élevé (il dit tout ce qui lui passe par la tête, surtout ce qu’il ne faut pas dire).

Mais…

Parce que derrière les personnages tels qu’Ignatius se cache souvent une fragilité, une fêlure. Manque de confiance en soi, relation conflictuelle voire malsaine avec sa mère, intelligence hors-norme, et sensation de médiocrité cachée derrière cette méchanceté et ces kilos en trop.

Ignatius n’est pas à sa place dans ce monde « d’imbéciles », lui qui a un cerveau qui carbure, lui qui comprend plus vite et qui a une vision des choses et du monde.

Un psychologue aurait beaucoup à dire sur ce personnage.

Il est question d’homosexualité latente, de suspicion d’autisme, d’agoraphobie, de somatisation… ce livre est foisonnant.

Au travers de cette galerie de personnages, vous serez entraînés dans un roman qui ne vous laissera pas indifférent. J’avoue sans honte avoir beaucoup ri aux répliques cinglantes d’Ignatius, qui par ailleurs me fait beaucoup penser à certains personnages d’Amélie Nothomb sur l’aspect goinfrerie notamment.

J’aurais beaucoup à dire sur ce roman, mais ce serait le risque de vous dévoiler l’histoire. Je ne peux que vous encourager à vous ruer dessus !

C’est un livre qu’on veut terminer pour savoir la suite, et qu’on ne veut pas terminer parce que l’auteur a fait un boulot colossal !

D’ailleurs, à propos de l’auteur, et si en réalité, Ignatius, c’était lui ?

 

« Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui » Jonathan Swift.

 

La Conjuration des imbéciles, John Kennedy Toole

Titre original : A Confederacy of Dunces, 1980

Traduit de l’anglais par Jean-Pierre Carasso

Robert Lafont, 10/18 , 1981, 534 pages

 

Ce livre a été lu en lecture commune avec Denis, mon cher comparse de lecture. Pour connaître son avis, c’est par ici ! C’est toujours un plaisir de lire avec toi, nos échanges sont toujours enrichissants et nos ressentis très souvent similaires  😀

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Agatha Raisin enquête Tome 3, Pas de pot pour la jardinière, M.C. Beaton

Agatha Raisin enquête Tome 3, Pas de pot pour la jardinière, M.C. Beaton

 

4ème de couverture

« De retour dans les Costwolds après de longues vacances, Agatha Raisin découvre que son voisin James Lacey, objet de tous ses fantasmes, est tombé sous le charme d’une nouvelle venue au village. Aussi élégante qu’amusante, Mary Fortune est une jardinière hors pair, et la journée portes ouvertes des jardins de Carsely s’annonce déjà comme son triomphe. Mais une Agatha Raisin ne s’incline pas avant d’avoir combattu (quitte à se livrer à l’une de ses petites supercheries peu reluisantes dont elle a le secret) ! C’est alors que la belle Mary est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs. De toute évidence, Agatha n’était pas la seule à souhaiter la disparition de sa rivale.

Agatha Raisin, c’est une Miss Marple d’aujourd’hui. Une quinqua qui n’a pas froid aux yeux, fume comme un pompier et boit sec. Sans scrupules, pugnace, à la fois exaspérante et attendrissante, elle vous fera mourir de rire ! ».

 

L’auteur

Née en 1936 à Glasgow, Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin (plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde).

 

Ce que j’en pense

Catastrophe à Carsely ! Quand Agatha Raisin, notre tornade anglaise, rentre au bercail après un voyage aussi ennuyeux que solitaire, elle découvre que son voisin dont elle est secrètement amoureuse (bon secrètement, c’est tout à fait relatif puisque celui-ci part en courant quand il l’aperçoit !) s’est entiché d’une nouvelle venue. Et la rivale est loin d’être moche.

Belle et appréciée (du moins en apparence), Mary va faire ressortir chez Agatha ses travers de compétitrice aux principes tout à fait personnels.

Mais bientôt, une âme « charitable » va débarrasser de façon tragique la belle rivale. Dépitée par sa déconvenue sentimentale, notre détective de choc va mener l’enquête, une fois de plus avec le Colonel qui, semble-t-il, regretterait son choix amoureux…

 

M.C. Beaton

Agatha Raisin enquête, Tome 3 : Pas de pot pour la jardinière, M.C. Beaton

Titre original : The potted gardener, 1994

Traduit de l’anglais par Esther Ménévis

Albin Michel, 2016, 347pages

 

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