Du moment qu’on s’aime, Chereau

Du moment qu’on s’aime, Chereau

 

4ème de couverture

« D’après certains scientifiques, l’état amoureux ne dure que quelques mois et ne serait qu’une question d’hormones. Admettons ce sinistre constat. Alors comment faire pour rester ensemble sans le soutien de la chimie ?

Comment continuer à avancer, créer une famille tout en devenant lucide ?

Comment passer le cap d’un amour emprunt de désir au désir d’être simplement bien sans trop d’emprunts ?

Heureusement, Chereau nous aide à y voir plus clair… ».

 

L’auteur

Antoine Chéreau a été formé à l’ENSAAMA Arts. Il est depuis 1981 un dessinateur de presse, cartoonist et joke manager très productif. Il dessine pour la presse nationale, professionnelle, pour des publications d’entreprise internes et externes, pour des agences, des studios… Il a collaboré à de nombreux titres, comme Libération, France Soir, Que choisir, l’Événement du jeudi, La tribune de l’économie, l’Expansion, Télérama, France Soir ou encore l’Ordinateur individuel. Fort d’une expérience dans de nombreux domaines, Antoine Chereau est un vrai spécialiste de l’entreprise. Il a publié notamment « Santé ! Rien ne va plus ! », un ouvrage humoristique rempli de dessins qui caricaturent l’univers hospitalier, les lourdeurs et les contraintes de sa réglementation, sans perdre de vue la noblesse de sa mission : soigner les gens.

Il s’est fait remarquer par ses interventions en direct, incisives et hilarantes, lors de conventions ainsi qu’à travers de brillantes campagnes de communication.
Grâce à la récente publication de ses albums, le grand public peut enfin profiter de ses dessins croustillants.

 

Ce que j’en pense

Préparez vos zygomatiques, ils vont travailler beaucoup plus que vos abdos !

Cette BD dépeint avec une lucidité acérée toutes les étapes de la vie de couple, du mariage (et même avant) jusqu’aux vieux jours en passant par les enfants.

Après sa lecture, les célibataires vont s’autoproclamer les plus heureux au monde, tellement la description mordante est réelle.

D’ailleurs, ça commence fort avec une citation de Sacha Guitry qui donne le ton :

 

Le mariage c’est résoudre à deux les problèmes qu’on n’aurait pas eu tout seul.

 

Chaque gag est sur une page ou deux, le dessin est simple, les couleurs adaptées, et le message est direct.

Mais cette BD n’est toutefois pas dépourvue de tendresse.

J’ai rigolé toute seule du début à la fin !

 

Morceaux choisis :

 

La femme au mari :

C’est fou comme cette balade en barque ressemble à notre vie ! Tu rames et je m’emmerde !

 

Le mari assis avec sa femme :

Grâce à 2 thérapies conjugales, au tranxène, au lexomil et à la lassitude, nous sommes parvenus, ma femme et moi, au bout de 20 ans à un état proche de la sérénité.

 

Et comme c’est la période des mariages, on va pas se laisser démoraliser, on va terminer par une note joyeuse :

 

Le discours du témoin :

Et je lève mon verre aux mariés qui pensent encore qu’ils vont s’aimer pour toujours !

 

 

Cette BD participe aux Challenges

Challenge BD 3ème édition

Reading Challenge Goodreads

La différence invisible, Mademoiselle Caroline & Julie Dachez

La différence invisible, Mademoiselle Caroline

 

Ce qu’en dit l’Editeur

« Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente.

Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée ».

 

Les auteurs

Julie Dachez pour l’histoire et le témoignage.

Mademoiselle Caroline est née à Paris et réside en Haute-Savoie.
Elle est l’auteur de plusieurs albums humoristiques et autobiographiques : Quitter Paris et Je commence lundi, le régime anti-régime (City). En 2013, elle a publié Chute libre, carnets du gouffre (Delcourt), un récit sur ses trois dépressions qui a suscité l’engouement des médias et des lecteurs. Elle est la dessinatrice de Touriste avec Julien Blanc-Gras au scénario (Delcourt) et, plus récemment, l’auteure et dessinatrice de Enceinte ! C’est pas une mince affaire et Le Mariage pour les Nuls en BD (Delcourt). Elle prépare un album avec Julie Marguerite, La Différence invisible, pour 2016, sur le syndrome d’Asperger, inspiré du blog de Julie.

 

Ce que j’en pense

J’ai commencé cette BD avec quelques craintes. Le sujet abordé, le syndrome Asperger, une forme d’autisme, n’étant pas très gai, je m’attendais à sortir de cet album déprimée. C’était sans compter la légèreté d’écriture de Julie Dachez et la plume colorée de Mademoiselle Caroline ! L’album auquel elles ont donné naissance est instructif, il démystifie un syndrome méconnu et souvent stigmatisé comme de la folie, ce qu’il n’est pas, loin de là.

On imagine l’Asperger (petit nom donné à la personne qui a ce syndrome) comme une personne asociale, incapable de mener une vie normale, quasiment folle et enfermée à vie. Il n’en est rien.

Et c’est ce message que Julie a voulu transmettre avec l’aide de Mademoiselle Caroline.

Les deux ont su rendre cet album joyeux et plein d’espoir pour les Asperger d’abord, et pour les familles ensuite. Cela permet de mieux comprendre les « symptômes », et de mieux communiquer ensemble, en ne s’enfermant plus chacun dans nos a priori négatifs.

Certes, ce n’est pas tout rose non plus, il ne faut pas se leurrer. La personne Asperger peut vivre un véritable enfer avant d’être diagnostiquée, et les proches peuvent vite être lassés par ce qu’ils comprennent être des caprices, de la flemme, ou une personnalité difficile.

Côté graphisme, on reconnaît le trait caractéristique de Mademoiselle Caroline. Coloré, à motifs, il saisit les moments avec sagacité. On appréciera le clin d’œil avec la libraire et la discrète apparition de Raff (Monsieur Caroline).

Un bel album sur un syndrome méconnu.

 

Cet album participe aux challenges

Challenge BD 3ème édition

 

3890

Plan ORSEC 2016

dames-de-lettres

Les carnets de Cerise, Tome 4 La déesse sans visage

Les carnets de Cerise Tome 4 La déesse sans visage, BD, Editions Soleil

 

Ce qu’en dit l’Éditeur

« Les Carnets de Cerise, une série d’enquêtes fraîches et sucrées entre bande dessinée et carnet intime !

Cerise est une jeune fille qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement les adultes.

 Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond d’eux…

L’heure des vacances a sonné ! La visite d’un étrange manoir annonce une nouvelle enquête : chaque pièce est une énigme, chaque objet est un indice. Mais il est des secrets plus anciens qui ne demandent qu’à être dévoilés. Qui est cette déesse sans visage qui trône dans une pièce secrète ? Où se cache la partie manquante de ce tableau ?
Mais surtout, qui tire vraiment les ficelles de ce nouveau mystère ? Si Cerise ne résout pas l’énigme à temps, les conséquences risquent d’être terribles… ».

 

L’histoire

Cerise part en vacances avec sa mère, avec comme activité principale la visite d’un manoir aux mystères. Des indices sont remis aux participants, l’enquête commence. Aidée de ses amis, Cerise va essayer de découvrir qui est cette fameuse déesse sans visage.

 

Les auteurs

Joris Chamblain, le scénariste, est né le 29 Janvier 1984. Il tombe dans la bande-dessinée tout petit et décide très jeune qu’il en fera son métier. Durant son adolescence, il fait ses premières armes dans un fanzine six années de suite. Là, le dessin laisse définitivement la place à l’écriture. En 2009, il fait des essais pour la collection « ciboulot » des éditions bac@bd. Un an plus tard, en octobre 2010, son premier album « La recherche d’emploi » sort dans cette collection, avec Tyffenn Guerveno et Hélène Lenoble. En 2011, il signe deux nouveaux projets : « Les carnets de Cerise » avec Aurélie Neyret, dans la collection métamorphose des éditions Soleil, sorti en septembre 2012 et « Sorcières sorcières », avec Lucile Thibaudier, aux éditions Bac@bd. Aujourd’hui, il consacre tout son temps à l’écriture de scenarii de bandes-dessinées, de livres-jeunesses et s’essaye même au roman. Il monte avec de nombreux collaborateurs énormément de projets, qui verront bientôt le jour…

Aurélie Neyret, dessin et couleur, est une illustratrice Lyonnaise. Quand elle était petite, elle rêvait d’habiter sur un bateau, collectionnait plein de choses inutiles et étranges, elle aimait lire en cachette toute la nuit, construire des cabanes, et surtout, faire des dessins! Aujourd’hui, sa vision de la vie n’a pas beaucoup changé, et elle travaille dur pour concrétiser ses projets. C’est après un bref passage par l’école Emile Cohl, qu’elle décide de s’isoler dans sa cachette secrète (encore inconnue à ce jour) pour développer son style en autodidacte. Depuis, elle travaille pour la Presse et l’édition internationale. Aurélie illustre divers magazine jeunesse (J’aime Lire, Histoire Junior), et nous invite au voyage avec Les Vacances de Monsieur Rhino, un album jeunesse écrit par Raphaël Baud aux éditions Chocolat. Après plusieurs parutions BD dans des collectifs, elle signe en compagnie de Joris Chamblain son premier album : Les Carnets de Cerise, édité par le label Métamorphose de la maison d’édition Soleil.

 

Ce que j’en pense

Cette BD est un régal ! J’adore Cerise ! L’ambiance familiale, amicale, les enquêtes, le dessin, les couleurs, me font plonger dans un monde que j’adore (je sais, je me répète, mais cette BD est un vrai coup de cœur 😀 ).

Côté graphisme, cette BD est une alternance de planches « classiques » et de journal intime de Cerise. Le dessin me fait penser à celui de Zombillénium, pour le côté « dessin fait à l’ordinateur ». L’ensemble est réussi.

Il y a beaucoup de tendresse et d’humanité dans Les carnets de Cerise. Le lien entre la jeune génération et les personnes âgées est présent et récurrent au fil des albums.

L’intrigue est prenante, on se prend au jeu. Ce manoir aux mystères est inquiétant, intriguant. On a envie de savoir qui est la déesse sans visage.

L’air de rien, des thèmes profonds sont abordés. Les amours déçues, la solitude, la trahison. C’est fait avec beaucoup de douceur et de délicatesse.

Si vous ne connaissez pas encore Cerise, c’est le moment de faire sa connaissance !  😀

Coup de coeur !

 

Cette BD participe aux Challenges

Challenge BD 2ème édition

3890

Plan ORSEC 2016