RAT de l’épouvante, Semaine 1, le suivi

RAT de l’épouvante, marathon lecture, Chroniques Littéraires, Horreur, Haunted, Ghost, Fantômes, Halloween

 

Le RAT de l’épouvante a commencé ! Je vous présente les catégories pour lesquelles j’ai opté pour cette Semaine 1. Comme d’habitude, j’ai dû avoir la PAL plus grosse que la semaine ne laisse de temps pour tout lire, mais qui sait, c’est le mois de la magie…

Nombre de pages : catégorie Lutin 500 pages.

Il est vraisemblable que je devrais opter pour les 1000 pages (vous allez vite savoir pourquoi), mais je vais commencer doucement.

Catégorie : je vais toutes les prendre ! Ce qui signifie que, pour valider la semaine de marathon, je dois lire un livre de chaque catégorie.

 

Ma PAL (qui comme à chaque fois va changer, vous me connaissez) :

  • L’étrange vie de Nobody Owens, Neil Gaiman (acheté cette après-midi alors que je cherchais Coraline dans la même édition)
  • Outlander tome 1, Diana Gabaldon (vous comprenez mieux pour le nombre de pages…)
  • Passager 23, Sebastian Fitzek (je l’ai commencé y a un moment j’en suis à la page 246, j’ai bien envie de le terminer, l’histoire est vraiment bien)

Je continue L’ombre du vent, en LC avec Denis.

A ça on va rajouter un peu de BD, un peu de mangas : le tome 1 de l’intégrale de Courtney Crumrin me tente et j’ai les 3 premiers tomes du manga The promised Neverland.

Je ne sais pas vous, mais j’ai toujours du mal à constituer une PAL, tout me fait envie ! Et quand je cherche des titres, j’en trouve toujours un dans ma bibliothèque que j’avais oublié ! Au moment où j’écris ces lignes, je me souviens d’un coup que j’ai l’intégrale des contes de l’Ankou, Carmilla, Les Contes Macabres, l’Encyclopédie des fantômes ! Je ne sais plus où donner de la PAL !

 

 

Suivi :

Après avoir posté cet article j’ai repris Outlander. J’en étais au chapitre 3 page 72 et j’ai continué jusqu’à la page 90. J’aime beaucoup l’atmosphère. Je comprends mieux l’engouement. Je ne sais pas si je vais le terminer (856 pages, un pavé), mais qui sait…

 

Mercredi 3 octobre :

21h32 : je reprends ma lecture.

 

Jeudi 4 octobre :

J’ai avancé dans ma lecture d’Outlander Tome 1. Mais je me suis fait gentiment spoiler l’histoire (un ou deux trucs qui font que ça répond à des questions que je me posais), du coup, je ne sais pas si je vais poursuivre ma lecture. Ca m’embête un peu, mais connaître d’avance des éléments, ajouté au fait que l’histoire piétinait un peu, je préfère opter pour un autre livre.

J’ai commencé le manga The Promised Neverland Tome 1, et pour le moment j’accroche bien. Je note toutefois un air de déjà-vu (série télé).

J’ai ressorti le thriller Le cri, un page-turner, que j’avais mis de côté je ne sais même plus pourquoi (certainement d’autres livres achetés entre temps qui me donnaient envie).

 

 

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Rental Hearts, Sawaki Otonaka

Rental Hearts Tome 1 Sawaki Otonaka, Gothique, Editions Soleil, Fantômes, Littérature japonaise, Shoujo

 

4ème de couverture

« Comme il est plus facile de combattre une horde de fantômes malfaisants avec l’aide de deux beaux gosses !

Nonoka Amamiya, 16 ans, possède le don de voir les fantômes. Cette faculté lui rend la vie difficile et l’isole des autres lycéens. Un jour, elle est abordée par deux frères au physique de rêve, Aki et Kou, qui lui annoncent vouloir « emprunter ses yeux ». Tous deux chasseurs de fantômes, ils ne voient pourtant pas leurs cibles ! Commence alors une étrange collaboration entre les trois jeunes gens avec la pléthore de bagarres et de monstres… ».

 

L’histoire

Nonoka Amamiya vit un véritable enfer quotidien. En effet, elle a l’étrange et désagréable capacité de voir les fantômes et de les entendre. A tel point qu’elle peine à les distinguer des vivants. Elle se trouve donc régulièrement dans des situations embarrassantes. Isolée des autres malgré elle, elle fait la connaissance de deux frères canons, qui semblent s’intéresser à elle. Si elle pensait que la situation allait s’améliorer pour elle il n’en est rien, ceux-ci veulent simplement lui emprunter ses yeux pour voir les fantômes qu’ils chassent, et l’intérêt que les deux garçons lui porte déchaîne les jalousies des autres filles, autant vivantes que mortes. Malgré elle, Nonoka Amamiya va se retrouver embarquée dans une aventure aussi inattendue que dangereuse…

 

L’auteur

Sawaki Otonaka est japonaise. C’est une mangaka qui n’écrit que des shoujo. Elle a travaillé en tant que dessinatrice sur le manga Akaki Tsuki no Meguru Koro pour Kigawa Arata.

Mangas

  • Rental Hearts – レンタルハーツ (2013)
  • Sensei no Iutoori!! – 先生のいうとおり!! (2013)
  • Yoshiwara Hana Oboro – よしわら花おぼろ (2011)
  • Akaki Tsuki no Meguru Koro – 赤き月の廻るころ (2010)

One shot

  • Sakura Omoi – 桜思い (2009)

 

Ce que j’en pense

Une jeune fille capable de voir et d’entendre les fantômes ? Il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité. Vous savez que je suis friande d’histoires de fantômes et de revenants, et que les films d’horreur japonais sont parmi mes préférés. J’étais curieuse de voir ce que ça pouvait donner au format manga.

C’est assez étrange, parce que, à l’instar de Nonoka, il nous est difficile de discerner les morts des vivants dans ce manga. Cela nous permet, du coup, d’être immergé dans l’histoire et de mieux comprendre le ressenti de l’héroïne, à qui, il faut bien le reconnaître, il n’arrive que des catastrophes !

Nonoka Amamiya est une jeune fille renfermée sur elle-même par la force des choses. Il lui est difficile de nouer des liens avec les autres personnes. Elle manque cruellement de confiance en elle, et peine à accepter son don de voir les fantômes. Quand les deux frères surgissent pour lui « emprunter ses yeux » (là on flippe), elle va tenter de se servir de cette situation pour reprendre sa vie en main. Cela ne sera pas sans risques.

C’est ce que j’ai bien aimé dans ce manga. Au-delà cette histoire de fantômes, c’est l’évolution de la jeune fille confrontée à des situations exceptionnelles et dangereuses, mais aussi et surtout confrontée à elle-même, à ses propres peurs.

Il y a aussi beaucoup d’humour.

Sur la forme, le manga est composé en chapitres. On regrettera juste que les pages ne soient pas numérotées alors que les numéros sont indiqués dans le sommaire.

Le dessin est classique, et l’auteur reconnaît elle-même que les scènes d’action sont assez brouillonnes, étant donné que c’est la première fois qu’elle en dessine. Cela manque en effet de précision, il faudrait retravailler les scènes d’action afin de les rendre plus lisibles et surtout plus détaillées, plus précises. Le potentiel est là, à n’en pas douter, et l’idée de ce manga est originale.

En tout cas, je suis curieuse de connaître la suite.

 

 

Merci aux Editions Soleil pour l’envoi de ce Manga.

 

Rental Hearts Tome 1

 

 

 

 

 

Ce manga participe aux Challenges

Challenge BD 2ème édition

estampe+horreur+-+Copie

Challenge Ecrivains japonais d'hier et d'aujourd'hui

Plan Orsec pour PAL en danger 2015

Challenge 1 mois = 1 consigne

 

Challenge ABC Critiques 2014 - 2015 Babelio

Le tour d’écrou, Henry James

Le tour d'écrou Henry James, Le tour d'écrou, Henry James, Librio, Hantise, Fantômes, Revenants, Littérature 19ème siècle, Littérature américaine, Littérature anglaise, Littérature Fantastique, Halloween

 

4ème de couverture

« Existe-t-il plus grand plaisir que d’écouter des récits macabres, la veille de Noël, dans une vieille maison isolée ? Qu’il est diabolique le frisson qui glace alors les sangs… Qu’il est divin le cri des femmes épouvantées… Ce ne sont pourtant que des histoires.

Tandis que celle-ci… Elle a été vécue ! Par des enfants encore, deux petits orphelins, si admirablement gracieux, si serviables et si doux… Et leur gouvernante, une jeune fille des plus honnêtes. Ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont enduré et les circonstances extraordinaires des évènements qui les ont… Mais non ! C’est trop horrible… Ça dépasse tout… en pure terreur ! Car le pire, c’est de savoir que, justement, on ne saura jamais tout…

 

L’histoire

Une jeune femme est engagée comme gouvernante par un gentleman, afin de s’occuper de son neveu et de sa nièce à Bly, à la campagne. Ces derniers ont perdu leurs parents, et leur dernière gouvernante est partie.

Les deux enfants sont charmants, et la jeune femme se prend bientôt d’affection pour eux. Mais le danger rôde. Des apparitions inquiétantes et des soupçons effrayants deviennent l’obsession de la gouvernante, qui n’a de cesse de protéger, dit-elle, les enfants…

 

L’auteur

Henry James est un écrivain américain qui prendra la nationalité anglaise. Auteur prolixe, il a notamment écrit : Washington Square, Le tour d’écrou

 

Ce que j’en pense

Le tour d’écrou est une nouvelle qui met fortement mal à l’aise. D’abord par le style, lourd et difficile. Ensuite, par le sujet qu’il aborde.

Présenté comme un roman fantastique, un roman d’horreur traitant de hantise (deux fantômes sont censés harceler deux jeunes enfants), il est en réalité le témoignage d’une réalité beaucoup plus terre-à-terre et dramatique.

L’histoire captive, dans un certain sens, dans la mesure où la résolution de l’histoire tient au point de vue personnel que l’on en a. Les fantômes des anciens employés de Bly en veulent-ils réellement aux enfants, ou bien est-ce la gouvernante qui est atteinte de folie ? Seule cette dernière témoigne, elle est la narratrice.

Chacun pensera donc ce qu’il voudra, selon sa sensibilité, et, en quelque sorte, selon ce qu’il attend de l’histoire.

Pour ma part, en dépit de mes efforts pour trouver dans ce récit une simple histoire de hantise, je n’ai pu mettre de côté le sentiment désagréable qu’il s’agissait en réalité de pédophilie.

Les enfants sont les victimes de monstres pervers. Reste à déterminer le ou les monstres, car, dans cette histoire, la gouvernante n’est peut-être pas aussi innocente qu’on pourrait le croire.

Il est habituel au 19ème siècle, et on peut le comprendre, de substituer des phénomènes de hantise à des actes atroces de pédophilie ou d’inceste. Dans ce dernier cas, à titre d’illustration, le film d’horreur « An American Haunting » a déjà usé de ce subterfuge pour ménager les âmes sensibles. En effet, le cas de possession de Betsy, on le saura par la suite, n’était que la manifestation du subconscient de la victime d’actes d’inceste. Le démon ou fantôme, du moins le Mal qui harcèle sans relâche la jeune fille, n’est qu’une représentation psychologique de l’innommable.

Dans Le tour d’écrou, on retrouve la même problématique.

L’autre point intéressant du livre est la démence latente de la gouvernante, qui, au fil des pages va crescendo jusqu’à atteindre son paroxysme et l’irréparable.

On sent dans son récit l’évolution de sa perte de raison. Son discours évolue de manière caractéristique et l’auteur a bien marqué cette montée en puissance. Les interlocuteurs de la gouvernante, en l’occurrence les enfants et Mrs Grose, l’intendante, semblent effarés par ses discours. Au contraire, la gouvernante est de plus en plus exaltée et joyeuse dans ses divagations. Plusieurs passages en témoignent :

 

« « Et tu n’as rien trouvé ! » ai-je déclaré avec jubilation. » (page 150).

« – Rien, rien ! Ai-je presque crié dans ma joie » (page150).

« Mais j’étais grisée, j’étais aveuglée par ma victoire, bien que le fait même de l’avoir contraint à se rapprocher de moi ait déjà eu pour résultat d’augmenter la distance entre nous » (page 151).

 

Elle seule semble voir les apparitions, et peu à peu elle s’éloigne des autres de par ses discours et de par leur incompréhension. Ici encore, une référence cinématographique similaire avec le film « Les autres » avec Nicole Kidman. Dans ce film, celle-ci est persuadée que des intrus s’introduisent chez elle et qu’elle et ses enfants sont en danger. En réalité, ce sont eux qui hantent les lieux parce qu’ils sont morts, mais le personnage interprété par Nicole Kidman fait un déni.

Le tour d’écrou est court par son nombre de page, mais dense par la richesse de l’interprétation que l’on peut en faire.

A chacun d’apprécier ce qu’il attend d’un roman de hantise.

J’aurais préféré une histoire basique de fantômes, mais il faut reconnaître, qu’en dépit d’une plume complexe, Henry James s’y entend pour entraîner son lecteur sur de nombreuses (fausses ?) pistes.

 

 

Extraits et citations

« Nous avons gardé le silence pendant que la femme de chambre desservait, et j’ai eu l’idée saugrenue que nous avions l’air d’être un jeune couple en voyage de noces, qui se tait timidement en présence du garçon de restaurant » (page 143).

 

 

Ce roman participe aux Challenges

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