L’horreur de Dunwich, H.P. Lovecraft

L'horreur de Dunwich Lovecraft

4ème de couverture

« Dunwich, petit village lugubre cerné par les collines du Massachusetts, est le théâtre d’évènements étranges et inquiétants. Le mystère plane autour de la naissance de Wilbur Whateley et le mauvais sort semble s’acharner sur sa famille. Après une enfance solitaire, Wilbur, guidé par ses instincts maléfiques, dérobe un livre de sorcellerie, le Necronomicon… 

Verrouillez les portes, calfeutrez les fenêtres et allumez toutes les lumières avant d’ouvrir ce livre… ».

 

L’auteur

H.P. Lovecraft est l’auteur de « L’appel de Cthulhu », « La peur qui rôde »… Il a créé un univers mythologique, fait de mystère et d’épouvante, dont le Necronomicon, livre imaginaire et maudit, est l’ouvrage de référence.

 

 

Ce que j’en pense

Je m’attendais à être terrifiée, je me suis ennuyée. L’écriture de Lovecraft est lourde, les répétions sont nombreuses : « horreur », « terreur », « odeur », « engoulevents »… Pour le nombre de page de la nouvelle, ça fait beaucoup.

Ce qui se passe dans ce village est certes horrible, mais cela aurait mérité d’être mieux écrit ou quelques pages de plus. L’idée de départ était bonne mais je n’ai pas accroché. Je m’attendais à un récit plus riche, plus complexe.

Une déception.

 

 

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Pauline, George Sand

George Sand, Pauline, Pauline de George Sand, Folio

4ème de couverture

« Pauline était vêtue de brun avec une petite collerette d’un blanc scrupuleux et d’une inégalité de plus vraiment monastique. Ses beaux cheveux châtains étaient lissés sur ses tempes avec un soin affecté ; elle se livrait à un ouvrage classique, ennuyeux, odieux à toute organisation pensante : elle faisait de très petits points réguliers avec une petite aiguille imperceptible sur un morceau de batiste dont elle comptait la trame fil à fil. La vie de la grande moitié des femmes se consume, en France, à cette solennelle occupation ».

 

L’histoire

Laurence a quitté il y a quelques années son petit village d’origine pour devenir actrice à Paris. Dans la société de l’époque, en province, cela équivalait à entacher sérieusement sa réputation.

Alors qu’elle effectue un voyage de nuit, Laurence se retrouve bien malgré elle de retour à Saint-Front. Malgré sa répugnance à demeurer là, Laurence se décide à retrouver sa chère amie d’enfance, Pauline.

Celle-ci vit le quotidien monotone des femmes de la province. Elle s’occupe par ailleurs de sa mère malade, madame D…, avec dévotion et sacrifice. Car si Pauline mène une vie radicalement différente de celle de son amie Laurence, elle n’en rêve pas moins à la vie trépidante de la grande ville.

A l’occasion de la disparition madame D…, Laurence décide de prendre Pauline sous son aile et l’installe avec elle à Paris. C’est là que les personnalités vont se révéler…

 

L’auteur

George Sand, de son vrai nom Amantine Aurore Lucile Dupin, est romancière et femme de lettres française, baronne Dudevant après son mariage. Elle a écrit des romans, des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre, une autobiographie, des critiques littéraires, des textes politiques.

George Sand choqua son époque par sa vie amoureuse, son style et sa revendication de liberté.

 

Ce que j’en pense

« Pauline » est un court roman qu’on dévore d’une traite, tant son intrigue est captivante. Le talent d’écrivain de George Sand n’est plus à démontrer, son écriture est fluide et nous entraîne dans son histoire avec curiosité et délice.

Volonté délibérée de l’auteur ? L’histoire est bâtie en miroir, chaque élément possède son strict contraire. Ainsi, le personnage de Pauline, que l’on croit doux et naïf parce que provinciale, se révèle méchant, torturé, jaloux et vindicatif. Sa piété n’est qu’un leurre et sa générosité toute calculée. Au contraire de Laurence, son miroir inversé, qui n’est que douceur, générosité et empathie. Même chose avec les personnages des mères. Autant la mère de Pauline est revêche et campée sur des principes d’un autre temps, autant la mère de Laurence fait preuve de tolérance, d’ouverture d’esprit et de chaleur humaine. Le milieu tant décrié de la ville et des artistes s’oppose à celui de la province, haut-lieu de piété et de morale permanente. Pourtant, là encore, la ville se montre un endroit plus agréable et moins hypocrite que la province, qui se révèle un lieu de commérages et de jugements arbitraires.

J’ai beaucoup apprécié ce parti pris. C’est judicieux et cela sert admirablement l’histoire. Le Bien et la morale ne sont pas forcément là où on le croit, ni là où on le dit. L’apparence la plus pure peut cacher l’âme la plus noire. Avec une nuance toutefois, les sentiments négatifs de Pauline et de sa mère tiennent une part de leur origine, à mon sens, dans l’ignorance et le manque d’ouverture d’esprit propres au milieu provincial de l’époque. Cela n’explique pas tout, naturellement, puisque la personnalité ne dépend pas exclusivement du milieu d’origine, mais cela favorise certains penchants.

La ville contient son lot de perversité, le personnage de Montgenays en est l’illustration parfaite, et écorne, une fois de plus, l’image de nos amis les hommes. Jouer de la naïveté et des sentiments d’une jeune femme inexpérimentée, au cœur pur, n’est pas glorieux, c’est tout simplement cruel.

Ce roman a été écrit par George Sand en deux fois, et deux parties. Le début du manuscrit a été d’abord perdu puis retrouvé des années après. On le ressent dans l’écriture, mais pas négativement. Au contraire, cela sert au récit puisque cela marque deux époques dans le roman : la visite de Laurence en Province (« première partie ») et l’installation de Pauline à la ville (« deuxième partie »).

Vous l’aurez compris, je vous recommande ce livre.

 

Extraits et citations

« Tu m’aurais accusée de faiblesse, quand, au contraire, il me fallait tant de force pour renoncer à t’écrire, à te suivre dans ce monde inconnu où, malgré moi, mon cœur a été si souvent te chercher ! Et puis je n’osais pas accuser ma mère ; je ne pouvais pas me décider à t’avouer les petitesses de son caractère et les préjugés de son esprit. J’en étais victime ; mais je rougissais de les raconter. Quand on est si loin de toute amitié, si seule, si triste, toute démarche difficile devient impossible. On s’observe, on se craint soi-même, et on se suicide dans la peur qu’on a de se laisser mourir. A présent que tu voilà près de moi, je retrouve toute ma confiance, tout mon abandon. Je te dirai tout. Mais d’abord parlons de toi, car mon existence est si monotone, si nulle, si pâle à côté de la tienne ! Que de choses tu dois avoir à me raconter ! » (p.34).

 

 

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Papillon – La lionne, de Yukio Mishima

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4ème de couverture

« Extraordinaire interprète de l’opéra de Puccini «Madame Butterfly», la cantatrice Tamaki Miura donne ce soir un dernier récital bouleversant. Parmi les spectateurs, Kiyohara se remémore un autre récital, vingt ans plus tôt, à la Scala, auquel il assista avec la jeune Hanako.

Dans ces deux nouvelles sobres et émouvantes, le grand romancier japonais explore différentes facettes de l’amour et de ses tourments ».

Ces deux nouvelles sont extraites du recueil «Une matinée d’amour pur».

 

L’auteur

Yukio Mishima est né à Tokyo en 1925. Après des études de droit, il se consacre à la littérature. Il acquiert la notoriété avec son premier roman autobiographique, « Confession d’un masque », jugé scandaleux, dans lequel il peint un personnage qui se bat continuellement contre ses penchants homosexuels.

Son œuvre littéraire est diversifiée et abondante. Il y a souvent dénoncé les excès du modernisme et donné une description pessimiste de l’humanité.

Mishima fut un grand admirateur de la tradition japonaise classique et des vertus des samouraïs.

Au sommet de sa gloire, en novembre 1970, il se donne la mort d’une façon spectaculaire, au cours d’un seppuku, au terme d’une tentative politique désespérée qui a frappé l’imagination du monde entier.

 

Ce que j’en pense

L’amour, la haine, la colère, l’infidélité, la souffrance, les blessures du cœur, autant de thèmes traités dans ces deux courtes nouvelles.

L’écriture de Mishima est belle, arrondie, pour parler de choses parfois cruelles. Ce n’est pas forcément très fluide pour qui aime les styles précis et concis, mais cela reste agréable. L’auteur nous emmène dans un monde au lyrisme intemporel.

« Papillon » m’a enthousiasmée par la beauté du récit. Il est trop court pour en dire plus, je vous laisse le découvrir. En revanche, « La lionne » m’a un peu déçue. En effet, cette histoire de vengeance de femme blessée qui commet l’irréparable et sombre dans une folie meurtrière n’est pas assez bien traitée à mon goût. L’auteur se perd en digressions politiques, ce n’était pas nécessaire au récit. Du moins cela m’a-t-il lassée tellement c’était éloigné de l’histoire.

Je vous recommande toutefois ces lectures, Mishima est un auteur talentueux.

 

Extraits et citations

« La jalousie démultiplie la perspicacité » (p.79).

« Au fond de l’abîme, on retrouve souvent sa gaieté » (p.101).

Bonne soirée…

 

Ce livre participe au Challenge écrivains japonais d’Adalana.
Challenge Ecrivains japonais 2013, Adalana