Sunshine, Episode 1, Paige McKenzie

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4ème de couverture

« J’entends un murmure dans la nuit.

Très distinctement. Tout près de mon oreille.

Un rire d’enfant.

Jamais un éclat de rire ne m’a paru aussi angoissant.

Alors que j’allais m’endormir,

Une voix m’a chuchoté : « Fais de beaux rêves ».

 

Peu après son seizième anniversaire, Sunshine déménage avec sa mère à Ridgemont, dans l’Etat de Washington.

Pour elle, rien n’est plus effrayant que cette ville, pleine de brouillard sous un ciel gris, même en été.

Rien… Sauf peut-être leur nouvelle maison.

Il y fait toujours froid,

Et il s’y passe des choses franchement bizarres.

Sunshine ne croyait pas aux fantômes.

Jusqu’à maintenant ».

 

L’histoire

L’univers tranquille de Sunshine, 16 ans, bascule à cause du déménagement que lui impose sa mère adoptive Kate. Pour des raisons professionnelles, Kate conduit sa fille à l’autre bout des Etats-Unis, dans une maison qu’elle choisit sur Internet. Sunshine constate que rien n’est à son goût : la maison est décrépie, l’intérieur est moche et sombre. Pour couronner le tout, une odeur de moisi flotte dans l’air, l’humidité imprègne les moquettes, la température ambiante donne la chair de poule en permanence.

La première nuit, Sunshine entend des pas et des pleurs à l’étage. Bizarrement, sa mère n’entend rien. Sunshine constate aussi que ses affaires ne restent jamais à leur place, sur les étagères de sa chambre. Aucun doute, la maison est hantée. Bientôt Sunshine découvre qu’il s’agit de l’esprit d’une fillette de 10 ans, auquel elle va peu à peu s’habituer. Mais, un autre esprit rôde, bien plus maléfique…

Au cours d’une nuit particulièrement angoissante, sa mère entend cette fois aussi des hurlements en provenance de la salle de bains. De l’eau brune coule à flots sous la porte bloquée. Pourtant il n’y a personne derrière, quoique des traces de lutte soient visibles. Kate semble enfin reconnaître qu’il se passe des choses bizarres dans cette maison. Malheureusement pour Sunshine, dès le lendemain matin, Kate a tout oublié et se comporte de plus en plus étrangement…

 

L’auteur

Paige McKenzie est une youtubeuse, créatrice de la websérie The Haunting of Sunshine Girl.

 

Ce que j’en pense

Quand j’ai trouvé ce livre à la Fnac, le titre m’évoquait un vague souvenir. J’avais dû en entendre parler, comme c’est la coutume sur la blogosphère et youtube. Curieuse, j’ai lu la 4ème de couverture, et j’avoue avoir été immédiatement tentée. Une maison hantée, le résumé bien amené. Le livre semblait prometteur.

Seule ombre au tableau, le label « issu de Youtube ». Je fais partie des personnes qui considèrent qu’écrire est un métier, et qu’un livre ne se pond pas comme un éternuement.

J’ai décidé de passer outre mes réticences et de laisser une chance à ce livre, dont décidément le résumé réunissait tout ce que j’aime.

Bien m’en a pris. Ce livre a été une très agréable surprise.

On va commencer par le plus superficiel : son aspect général. La couverture est jolie, intrigante. Le choix de la police d’écriture pour les titres est sympa, et le découpage entre le récit en lui-même et le personnage mystère est réussi.

L’ensemble est homogène.

 

Venons-en à l’histoire en elle-même.

On est tout de suite mis dans l’ambiance. L’auteur réussi à nous faire trembler, sursauter, on est DANS l’histoire avec Sunshine.

L’écriture est fluide, le langage correct, pas de vulgarité ni de nudité. Ce livre est dans la pure tradition du roman d’horreur que j’affectionne.

Un bémol toutefois. L’évolution de l’histoire.

Très vite, l’atmosphère effrayante de maison hantée s’estompe au profit d’une histoire plus marquée fantastique, à la mode actuelle, avec des personnages aux pouvoirs particuliers. Cela se tient plus ou moins, mais il m’a manqué un lien, un approfondissement.

L’auteur passe trop vite de la maison hantée aux personnages fantastiques (je reste vague pour ne pas vous spoiler l’histoire, mais vous comprendrez en le lisant). Il manque donc ce fameux lien, comme si l’auteur ne parvenait pas à mêler les deux aspects de l’histoire. Il aurait été plus judicieux et consistant de travailler un peu plus cette transition.

Si le suspense est présent (on se demande ce qu’il va arriver et on tourne les pages pour le découvrir), il ne faut pas se leurrer non plus, on devine vite ou l’auteur veut en venir.

La fin, toutefois, bien qu’attendue, est surprenante.

 

Comme annoncé directement sur la couverture, c’est l’épisode 1. Vous comprendrez donc que l’on reste sur sa faim, même si ce premier tome clôt une première histoire.

C’est un livre que je vous recommande néanmoins, surtout si vous aimez les histoires de fantômes et de maisons hantées !

 

Coup de coeur !

 

Ce livre participe aux Challenges

Plan ORSEC 2016

3890

RAT A Week Spring Edition

Challenge US

Walpurgis, Le Congrès des Sorcières

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Je participe au Camp NaNoWriMo

Camp NaNoWriMo

 

Un article un peu spécial aujourd’hui sur le blog.

Il y a quelques jours, je visitais le blog d’Arieste, quand j’ai lu son article dans lequel elle nous faisait part de son inscription au Camp NaNoWriMo. Qu’est-ce que c’est que ça ? On sent de suite que je maîtrise la chose 😀 En fait je connaissais le nom de loin, mais sans connaître les détails.

En fait, il s’agit, tout au long de ce mois d’avril, d’écrire une nouvelle ou autre sur une thématique précise.

On doit donner le titre de notre écrit, à quel genre il appartient et le nombre de pages que l’on compte écrire.

On participe à des cabines, dans lesquelles on partage sur nos écrits, on s’encourage, on se donne des conseils.

Arieste et ses amies ont eu la gentillesse de m’accueillir dans la leur, et je les en remercie  😀

 

***

 

Pourquoi me suis-je inscrite ?

Comme tout accro aux livres qui se respecte, quand on lit beaucoup, un beau jour, on a envie de taquiner le style et la feuille blanche. Je n’ai pas échappé à la règle et il y a quelques années, j’ai écrit ce que j’appelais pompeusement « des romans ». Soyons honnête, c’était surtout des mots jetés sur du papier.

Les années passant, j’ai été accaparée par mes études et tout ce qui s’ensuit. J’ai continué à écrire, beaucoup même, mais plutôt dans le genre Conclusions et autres dossiers juridiques. Vous me direz, dans un certain sens, ça reste des histoires, non ?  😀

Ca faisait un petit moment que j’avais envie de me remettre à écrire. Du journal intime en passant par des nouvelles ou des romans, l’écriture a toujours fait partie de ma vie, et je me plonge toujours avec délice dans un monde imaginaire connu de moi seule.

Comme on dit, l’occasion faisant le larron, ce Camp tombait à point nommé pour m’y remettre.

Alors ne vous emballez pas, je ne publierai pas ici le texte en question (ou alors il faudrait que j’en sois très très très satisfaite. Et encore, je trouve que tout texte est toujours perfectible, mon expérience dans le juridique me le prouve tout le temps).

Je vous confie néanmoins le genre de la nouvelle que je vais écrire, son nombre de pages. Quant au titre, il est provisoire, je vous l’annoncerai quand je l’aurai mieux défini. Je laisse mes personnages me guider, eux seuls savent où ils vont me mener.

 

Genre : Horreur / Paranormal

Nombre de pages : 10 000 (si y en a plus, on s’en plaindra pas 😀 )

Titre : …

 

Mon pseudo sur le site : Chroniques Littéraires

 

Camp NaNoWriMo, Ecriture, Books, Livres

Le tour d’écrou, Henry James

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4ème de couverture

« Existe-t-il plus grand plaisir que d’écouter des récits macabres, la veille de Noël, dans une vieille maison isolée ? Qu’il est diabolique le frisson qui glace alors les sangs… Qu’il est divin le cri des femmes épouvantées… Ce ne sont pourtant que des histoires.

Tandis que celle-ci… Elle a été vécue ! Par des enfants encore, deux petits orphelins, si admirablement gracieux, si serviables et si doux… Et leur gouvernante, une jeune fille des plus honnêtes. Ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont enduré et les circonstances extraordinaires des évènements qui les ont… Mais non ! C’est trop horrible… Ça dépasse tout… en pure terreur ! Car le pire, c’est de savoir que, justement, on ne saura jamais tout…

 

L’histoire

Une jeune femme est engagée comme gouvernante par un gentleman, afin de s’occuper de son neveu et de sa nièce à Bly, à la campagne. Ces derniers ont perdu leurs parents, et leur dernière gouvernante est partie.

Les deux enfants sont charmants, et la jeune femme se prend bientôt d’affection pour eux. Mais le danger rôde. Des apparitions inquiétantes et des soupçons effrayants deviennent l’obsession de la gouvernante, qui n’a de cesse de protéger, dit-elle, les enfants…

 

L’auteur

Henry James est un écrivain américain qui prendra la nationalité anglaise. Auteur prolixe, il a notamment écrit : Washington Square, Le tour d’écrou

 

Ce que j’en pense

Le tour d’écrou est une nouvelle qui met fortement mal à l’aise. D’abord par le style, lourd et difficile. Ensuite, par le sujet qu’il aborde.

Présenté comme un roman fantastique, un roman d’horreur traitant de hantise (deux fantômes sont censés harceler deux jeunes enfants), il est en réalité le témoignage d’une réalité beaucoup plus terre-à-terre et dramatique.

L’histoire captive, dans un certain sens, dans la mesure où la résolution de l’histoire tient au point de vue personnel que l’on en a. Les fantômes des anciens employés de Bly en veulent-ils réellement aux enfants, ou bien est-ce la gouvernante qui est atteinte de folie ? Seule cette dernière témoigne, elle est la narratrice.

Chacun pensera donc ce qu’il voudra, selon sa sensibilité, et, en quelque sorte, selon ce qu’il attend de l’histoire.

Pour ma part, en dépit de mes efforts pour trouver dans ce récit une simple histoire de hantise, je n’ai pu mettre de côté le sentiment désagréable qu’il s’agissait en réalité de pédophilie.

Les enfants sont les victimes de monstres pervers. Reste à déterminer le ou les monstres, car, dans cette histoire, la gouvernante n’est peut-être pas aussi innocente qu’on pourrait le croire.

Il est habituel au 19ème siècle, et on peut le comprendre, de substituer des phénomènes de hantise à des actes atroces de pédophilie ou d’inceste. Dans ce dernier cas, à titre d’illustration, le film d’horreur « An American Haunting » a déjà usé de ce subterfuge pour ménager les âmes sensibles. En effet, le cas de possession de Betsy, on le saura par la suite, n’était que la manifestation du subconscient de la victime d’actes d’inceste. Le démon ou fantôme, du moins le Mal qui harcèle sans relâche la jeune fille, n’est qu’une représentation psychologique de l’innommable.

Dans Le tour d’écrou, on retrouve la même problématique.

L’autre point intéressant du livre est la démence latente de la gouvernante, qui, au fil des pages va crescendo jusqu’à atteindre son paroxysme et l’irréparable.

On sent dans son récit l’évolution de sa perte de raison. Son discours évolue de manière caractéristique et l’auteur a bien marqué cette montée en puissance. Les interlocuteurs de la gouvernante, en l’occurrence les enfants et Mrs Grose, l’intendante, semblent effarés par ses discours. Au contraire, la gouvernante est de plus en plus exaltée et joyeuse dans ses divagations. Plusieurs passages en témoignent :

 

« « Et tu n’as rien trouvé ! » ai-je déclaré avec jubilation. » (page 150).

« – Rien, rien ! Ai-je presque crié dans ma joie » (page150).

« Mais j’étais grisée, j’étais aveuglée par ma victoire, bien que le fait même de l’avoir contraint à se rapprocher de moi ait déjà eu pour résultat d’augmenter la distance entre nous » (page 151).

 

Elle seule semble voir les apparitions, et peu à peu elle s’éloigne des autres de par ses discours et de par leur incompréhension. Ici encore, une référence cinématographique similaire avec le film « Les autres » avec Nicole Kidman. Dans ce film, celle-ci est persuadée que des intrus s’introduisent chez elle et qu’elle et ses enfants sont en danger. En réalité, ce sont eux qui hantent les lieux parce qu’ils sont morts, mais le personnage interprété par Nicole Kidman fait un déni.

Le tour d’écrou est court par son nombre de page, mais dense par la richesse de l’interprétation que l’on peut en faire.

A chacun d’apprécier ce qu’il attend d’un roman de hantise.

J’aurais préféré une histoire basique de fantômes, mais il faut reconnaître, qu’en dépit d’une plume complexe, Henry James s’y entend pour entraîner son lecteur sur de nombreuses (fausses ?) pistes.

 

 

Extraits et citations

« Nous avons gardé le silence pendant que la femme de chambre desservait, et j’ai eu l’idée saugrenue que nous avions l’air d’être un jeune couple en voyage de noces, qui se tait timidement en présence du garçon de restaurant » (page 143).

 

 

Ce roman participe aux Challenges

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