L’étrange bibliothèque, Haruki Murakami

L’étrange bibliothèque, Haruki Murakami

 

4ème de couverture

« Japon, de nos jours. Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal, le garçon set scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure. Cette fois, pourtant, rien ne se passera comme prévu… Entre rêve et cauchemar, Haruki Murakami nous livre une nouvelle inédite, hypnotique, grinçante, superbement mise en images par la talentueuse illustratrice allemande Kat Menschik ».

 

L’auteur

Haruki Murakami, né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, a étudié le théâtre et le cinéma à l’université Waseda, avant d’ouvrir un club de jazz à Tokyo en 1974. Son premier roman Écoute le chant du vent (1979), un titre emprunté à Truman Capote, lui a valu le prix Gunzo et un succès immédiat au Japon. Suivront, La Course au mouton sauvage, La Fin des temps, La Ballade de l’impossible, Danse, Danse, Danse, et L’éléphant s’évapore. Exilé en Grèce en 1988, en Italie, puis aux États-Unis, où il écrit ses Chroniques de l’oiseau à ressort et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, il rentre au Japon en 1995, écrit un recueil de nouvelles sur le séisme de Kobe, Après le tremblement de terre, une enquête sur l’attentat de la secte Aum, Underground, puis suivent Les Amants du Spoutnik, le superbe Kafka sur le rivage et 1Q84 (tomes 1, 2 et 3). Plusieurs fois favori pour le Nobel de littérature, Haruki Murakami a reçu le prestigieux Yomiuri Prize et le prix Kafka 2006. Après L’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, il autorise la publication d’Écoute le chant du vent suivi de Flipper,1973, ses deux premiers romans inédits.

 

Ce que j’en pense

J’ai été attirée par la couverture de ce roman. Il faut reconnaître qu’elle est intrigante. Sombre, particulièrement soignée, un étrange oiseau. Aimant le mystère, je ne pouvais qu’être attirée.

Tous les amoureux des livres ne pourront qu’être envoûtés par le titre : L’étrange bibliothèque. Notre imagination fertile nous invente un lieu mystérieux, aux livres enchantés ou maléfiques, des évènements inattendus ne peuvent que s’y produire.

Murakami ayant une plume fluide, le tout ne peut être que génial.

On déchante vite.

Plusieurs semaines après avoir terminé l’ouvrage, j’ai encore du mal à déterminer si c’est un livre de génie ou une sombre fumisterie.

Je suis assez hermétique au côté poétique des choses. Le côté onirique, passe encore, mais dans ce roman, cela frôle le trash. Ça se lit pourtant vite. Mais le fil conducteur me semble plus être dominé par l’absurde que par l’onirisme, même si celui-ci est présent, j’en conviens.

Ce livre met mal à l’aise. Volonté de l’auteur ? Un enfant très bien élevé, rigoureux, studieux, se laisse enfermer dans une geôle surveillée par un homme-mouton. Oui vous avez bien lu. Est-ce une façon de dire que les enfants doivent apprendre à dire non, à ne pas suivre les inconnus… comme un mouton ? Aucune idée. Je pense que chacun sera touché ou non selon sa sensibilité.

Ce cours roman se lit vite. J’allais dire tant mieux.

J’ai toutefois le sentiment d’être passée à côté de quelque chose, et je n’apprécie pas ça.

Je vous laisse juges…

 

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3890

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