Le voisin, Tatiana de Rosnay

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4ème de couverture :

« Un mari souvent absent. Un métier qui ne l’épanouit guère. Un quotidien banal. Colombe Barou est une femme sans histoires. Comment imaginer ce qui l’attend dans le charmant appartement où elle vient d’emménager ? A l’étage supérieur, un inconnu lui a déclaré la guerre. Seule l’épaisseur d’un plancher la sépare désormais de son pire ennemi… Quel prix est-elle prête à payer pour retrouver sommeil et sérénité ?

Grâce à un scénario implacable, Tatiana de Rosnay installe une tension psychologique extrême.

En situant le danger à notre porte, elle réveille nos terreurs intimes ».

 

Ce que j’en pense :

J’ai beaucoup aimé. Un voisin d’une perversité extrême, que l’on ne souhaite à personne. C’est aussi l’histoire d’une femme qui va se révéler à elle-même, paradoxalement grâce au harcèlement  et à la privation de sommeil dont elle est victime. L’histoire est bien construite, l’écriture fluide, on tourne les pages avec avidité  🙂  Jusqu’où cela va-t-il aller ? Comment lutter contre un tel machiavélisme ? L’altération psychologique et physique due au manque de sommeil et au stress conditionné est très réaliste.

L’aspect psychologique est très présent. Tatiana de Rosnay nous fait comprendre que si le respect des autres est essentiel, il ne faut pas pour autant oublier d’exister aussi. Colombe le réalisera.

Je ne saurai que trop vous conseiller de le lire et… de mettre des rideaux à vos fenêtres…  😉

 

Extraits et citations :

« Pourtant, un sentiment étrange la titille. Revient le cheval de labeur. Les œillères. Les champs interminables. Le roman qu’elle n’a pas le courage – ou l’audace – de commencer. Et si, au fond, à force d’être transparente, elle passait à côté de la vraie ? »

« Elle aurait quand même pu laisser un message dans sa boîte, rien de méchant, bien sûr, juste une mise au point, quelques phrases toutes simples. Pauvre tarte, va. Pauvre imbécile. Comme d’habitude, tu vas rester dans ton coin sans rien faire. Tu vas la fermer. Tu vas attendre que ton gentil mari revienne, pour qu’il règle ton problème… Tout en marchant le long de l’avenue Hosseraye, Colombe se méprise, écoute la petite voix sans broncher. Cette lâcheté ! Tu sais très bien d’où ça te vient, hein, Coco ? De ton éducation, de tes parents trop soucieux de t’inculquer le respect d’autrui ».

 

Vous pouvez trouver une biographie sommaire de l’auteur ici.

 

Bonne soirée…

 

Ce livre participe aux challenges :

 

–          Thrillers et Polars de Liliba

 
Challenge thrillers et polars, Liliba

 

–          Destins de femmes de tête de litote

 
Challenge destins de femmes, Tête de litote

 

–          A la découverte de vos incontournables d’hylyirio

 
Challenge A la découverte de nos incontournables, Hylyirio, Challenge

La mémoire des murs, Tatiana de Rosnay

Tatiana de Rosnay, La mémoire des murs

 

4ème de couverture :

« Lorsqu’on entre quelque part, on peut s’y sentir merveilleusement bien ou, au contraire, horriblement mal. Comme si les pierres s’imprégnaient de joie ou de chagrin pour plus tard s’en décharger et les restituer.

Fraîchement divorcée, Pascaline, une informaticienne de quarante ans, vient de trouver l’appartement de ses rêves. A peine installée, elle apprend que ces murs ont été témoins d’un crime. Lentement, par touches infimes, ce drame fait surgir en elle une ancienne douleur, une fragilité restée longtemps enfouie. Pour en finir avec son passé, elle se lance alors sur les traces d’un tueur en série. Une quête obsessionnelle qui ravive ses blessures et l’amène à la lisière de la démence. »

 

L’auteur :

Tatiana de Rosnay est née le 28 septembre 1961, à Neuilly sur Seine, de mère anglaise et de père franco-mauricien russe (le scientifique Joël de Rosnay). Après des études littéraires en Angleterre, à l’université de East Anglia, Tatiana a travaillé à Paris tant que journaliste pour le magazine américain Vanity Fair avant de publier son premier roman « l’Appartement Témoin », (Fayard) en 1992. Elle a enchaîné avec Psychologies, en 1997, puis avec ELLE en 2000, et le JDD en 2008,  tout en continuant à publier des romans.

Ses romans, comme « Elle s’appelait Sarah » (prix Chronos, prix des lecteurs de Corse et prix des lecteurs-choix des libraires du Livre de Poche) et « Boomerang », sont traduits dans 38 pays et se sont vendus à plus de 4 millions d’exemplaires.

 

Ce que j’en pense :

Dérangeant. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je referme ce livre. Dérangeant non pas parce qu’il serait mal écrit ou inintéressant, bien au contraire. Dérangeant parce que l’on assiste, impuissants au naufrage d’une femme. Le basculement est insidieux, vicieux même. Pourtant il aurait pu être évité, se dit-on (pour se rassurer ?).

C’est le roman d’une vie qui bascule et s’effondre à cause de la mémoire. La mémoire des murs, cette atmosphère pesante qui nous perturbe jusqu’au plus profond de notre être. La mémoire de nos souvenirs douloureux enfouis au plus profond de notre capacité d’oubli, et qui ressurgissent, tel un poison s’insinuant dans nos veines jusqu’à nous empoisonner tout entier sans espoir d’être sauvé.

Les murs ont une mémoire. La mémoire des drames passés, qui font écho à nos drames personnels jusqu’à nous envahir tout entier. C’est ce qui arrive à l’héroïne de ce roman qui finit par perdre pied, toute à son obsession de découvrir la vérité, toute à son obsession de savoir.

Il y a des choses qu’il vaut mieux ignorer. Mais le peut-on vraiment ? N’y a-t-il pas en chacun de nous une faille prête à s’ouvrir et à nous engloutir à la moindre occasion ? La mémoire des murs n’est-elle pas en réalité le reflet de notre propre souffrance (ou joie) qui nous est renvoyée tel un boomerang.

J’ai dévoré ce livre. L’écriture est fluide, comme j’aime, l’auteur nous embarque dans son histoire avec une facilité et un talent indéniable. On est dans l’histoire, on guette avec une impatience mêlée d’inquiétude la folle quête de Pascaline.

Je m’attendais à un roman sur un appartement qui a gardé la mémoire d’un drame, et qui le rejoue sans cesse, à la manière d’une maison hantée. Tatiana de Rosnay m’a emmenée dans une histoire effrayante mais profondément humaine.

En refermant ce livre, j’ai refermé l’histoire d’une hantise, celle de la souffrance d’une femme.

 

Citation :

« J’ai regardé les fenêtres, les rideaux tirés, et j’ai encore souri. Ils ne se doutaient de rien. Mais moi, je savais que la jolie maison se rappellerait.

Les murs se souviennent, toujours. »

 

Bonne soirée…

 

Ce livre participe aux Challenges :

 

Destins de femmes, Tête de litote
Challenge destins de femmes, Tête de litote

 

Thrillers et Polars, Liliba
Challenge thrillers et polars, Liliba

 

A la découverte de nos incontournables, Hylyirio
Challenge A la découverte de nos incontournables, Hylyirio, Challenge

Cyanure, de Camilla Läckberg

Cyanure, Camilla Läckberg, Littérature suédoise, Challenge Thrillers et polars, Challenge le crime n’a pas de frontière, Delph, Liliba

 

4ème de couverture :

« Quelques jours avant Noël, Martin Molin, le collègue de Patrick Hedström, accompagne sa petite amie Lisette à une réunion de famille sur une île au large de Fjällbacka. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un richissime magnat de l’industrie, leur annonce une terrible nouvelle avant de s’effondrer, terrassé. Dans son verre, Martin décèle une odeur faible mais distincte d’amande amère. Une odeur de meurtre. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Commence alors un patient interrogatoire que va soudain troubler un nouveau coup de théâtre…

Offrant une pause à son héroïne Erica Falck, Camilla Läckberg livre un polar familial délicieusement empoisonné ».

 

Ce que j’en pense :

L’atmosphère de ce roman m’a fait penser à un Agatha Christie. Le huis-clos, la tempête, un meurtre commis et l’assassin dans la place. Il n’y a aucune vulgarité, l’écriture est fluide. J’ai beaucoup aimé. Mais cette simplicité m’a fait me poser la question suivante : l’auteur est-elle talentueuse ou a-t-elle eu du mal à tenir sur la longueur ? En effet, on sent quelques redondances. J’ai trouvé cela quelque peu maladroit.

On ne s’attend pas au dénouement. C’est une bonne chose dans un thriller. A quelques pages de la fin on se pose encore des questions, on envisage plusieurs hypothèses.

C’est un roman que je vous recommande si vous souhaitez mener l’enquête sans avoir les cheveux qui se dressent sur la tête, et que vous aimez les histoires de famille finalement assez cocasses. La galerie des personnages est savoureuse.

Bonne lecture…

 

Ce roman participe aux Challenges :

 

  • Polars et Thrillers de Liliba

 

Challenge thrillers et polars, Liliba

 

  • Le crime n’a pas de frontières de Delph

 

Challenge Le crime n'a pas de frontières, Mes petites idées