« Traquées » de Michael Robotham

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Résumé 4ème de couverture :

« Une femme nue chaussée de talons rouges se tient sur le parapet du pont suspendu de Clifton, le dos collé à la barrière de sécurité. Elle pleure, un téléphone collé à son oreille. A quelques mètres d’elle, Joe O’Loughlin, psychologue, s’efforce de la dissuader de sauter. « Vous ne comprenez pas », chuchote-t-elle avant de s’élancer dans le vide.

Plus tard, Joe reçoit la visite de la fille de la victime, qui est convaincue que sa mère n’aurait jamais attenté à ses jours. Joe voudrait la croire…

Thriller psychologique terrifiant, Traquées explore les recoins les plus sombres de l’esprit humain. C’est à ce jour le roman le plus puissant de Michael Robotham. »

 

Ce que j’en pense :

Je ne connaissais pas cet auteur, c’est une découverte pour moi. Dès les premières pages, j’ai été happée par l’histoire. Son écriture est agréable, fluide (vous commencez à savoir que c’est mon  premier critère   😉   ). J’ai retrouvé l’atmosphère des campus anglo-saxon, cela m’a rappelé le film « Le cercle des poètes disparus ».

Joe O’Loughlin est un personnage attachant, qui manque de confiance en lui depuis que la maladie l’a frappé. Il essaye de composer au quotidien avec le mal qui le handicape.

Au fil des pages, un basculement s’opère vers une vraie enquête policière à l’américaine avec son lot de personnages atypiques mais qui nous sont vite sympathiques. L’inspecteur divisionnaire Ruiz pas délicat pour deux sous, mais vieil ami d’une loyauté sans faille, l’inspecteur Veronica Cray qui tient ses hommes avec poigne.

Tout au long du livre, on assiste aux monologues et aux interventions du tueur. Il joue au chat et à la souris, tire les ficelles, se gargarise de ses hautes capacités dans la torture physique, mais surtout psychologique. Car ce qu’il fait subir aux personnages est d’une horreur sans nom. On assiste au spectacle désastreux du pouvoir de destruction d’un psychopathe. Il me fait penser à ce qu’on a coutume de nommer les « pervers narcissiques », notamment lorsque récit est fait de ce qu’il a fait subir à sa propre femme.

La notion de « craquage », dans le sens où les victimes perdent pied à un moment précis, peut, à mon sens, s’appliquer également au tueur. Je n’entrerai  cependant pas dans les détails pour ne pas tout vous dévoiler   😉

Il y a des passages à déconseiller aux âmes sensibles, assez vulgaires.

Dans la dernière partie du roman, que je qualifierais de la partie « chasse à l’homme », j’ai retrouvé le déroulement d’une série policière américaine. Il y a beaucoup de technologie, de termes techniques, j’avoue que ces passages m’ont un peu rebutée. Trop détaillés certainement, mais pourtant indispensables à l’intrigue.

Ce roman est dense, le rythme va crescendo. J’ai compris assez vite qui était le meurtrier, et deux autres évènements capitaux que là encore je ne peux pas vous dévoiler.

C’est le bémol que j’apporterai à ce thriller très réussi.

 

J’ai refermé ce livre à bout de souffle, emportée par le suspense, les rebondissements trépidants imprimés par l’auteur.

C’est un roman que je vous recommande.

C’est également la suite du livre « Le suspect », du même auteur, qui met en scène Joe O’Loughlin, dans une affaire auquel ce présent roman fait référence à plusieurs reprises.

 

Deux citations tirées du livres:

« Il arrive un moment où tout espoir disparaît, où toute fierté, toute attente, toute foi, tout désir cessent d’exister. Ce moment m’appartient. Il est à moi. C’est là que j’entends le bruit, le bruit de l’esprit qui craque.

Ce n’est pas un craquement sonore comme lorsque les os se brisent, quand la colonne vertébrale se fracture ou qu’un crâne se fracasse. Ce n’est pas non plus quelque chose de doux et d’humide comme un cœur qui se fend. C’est un son qui vous incite à vous demander jusqu’où un être humain peut endurer la souffrance, un son qui anéantit les souvenirs et laisse le passé s’insinuer dans le présent. Un bruit si assourdissant que seuls les cerbères de l’enfer peuvent l’entendre.

L’entendez-vous ? Quelqu’un est recroquevillé en une boule minuscule et pleure doucement dans une nuit éternelle » (page 11).

 

« Je me réveille parfois la nuit avec l’angoisse d’avoir disparu dans mon sommeil. C’est ce qui arrive quand personne ne tient à vous. Petit à petit, on s’évapore jusqu’au moment où les gens voient à travers votre torse, votre tête, comme si vous étiez en verre.

Ce n’est pas une question d’amour ; il s’agit d’oubli. On existe seulement si les autres pensent à vous. C’est comme cet arbre qui tombe dans la forêt alors qu’il n’y a personne pour l’entendre. Qui s’en soucie à part les oiseaux ? » (page 155).

 

Ce livre participe aux Challenges et Lectures communes suivant :

 

–        Challenge Lire sous la contrainte, Un seul mot, de Philippe

 

Challenge, Lire sous la contrainte, Amélie Nothomb, Philippe, Laure, D'un livre à l'autre, Ma danse du monde

Challenge Lire sous la contrainte, Un seul mot, Philippe, D'un livre à l'autre

 

–        Challenge Thrillers et Polars, de Liliba

 

Challenge thrillers et polars, Liliba

 

–        Challenge Le crime n’a pas de frontière, de Delph

 

Challenge Le crime n'a pas de frontières, Mes petites idées

 

–        Les lectures communes de Laure

 

Lectures communes de Laure, Lecture commune

Bonne soirée…

Challenge Royal, Reine et Courtisane, avec Delph et Liliba

Challenge reines et courtisanes, Delph

Challenge royal, Liliba

 

 

Je participe à deux Challenges aux allures royales, proposés par Delph et Liliba.

 

–          Challenge Reines et Courtisanes, de janvier 2013 à janvier 2014, proposé par Delph.

 

L’ Histoire regorge de femmes, reines et courtisanes passionnantes, passionnées, vénales, intrigantes, manipulatrices, manipulées,… elles ont toutes marqué leur époque et l’ Histoire que ce soit la petite ou la grande.

Delph nous propose de lire ensemble autour de ce thème : biographies, romans, essais, documents…. la seule contrainte est que la reine ou courtisane en question ait réellement existé et dans le cas d’un roman qu’elle en soit un des personnages principaux.

Le challenge se clôturera le 31 janvier 2014, et nous serons anoblis en fonction du nombre de livres lus :

 

– 3 lectures chroniquées et nous serons fait(e) Baron(ne)

– 5 lectures chroniquées et nous serons fait(e) Comte – Comtesse

– 7 lectures chroniquées  et nous serons fait(e) Marquis – Marquise

 

Pour s’inscrire et trouver une liste de livres, c’est ici

 

 

–          Challenge Royal, qui dure un an, proposé par Liliba.

 

Liliba nous propose de lire pendant un an des livres de rois et de reines.

Deux niveaux, nous pouvons faire l’un ou l’autre, ou les deux, nous sommes de toute façon inscrits quelle que soit la catégorie et Liliba fera le tri quand nous lui enverrons nos liens.

 

Roi de pique

Challenge des livres lus comportant dans le titre les mots : roi, reine, princesse, prince, comte, duc, seigneur, chevalier, tsar, satrape, hospodar, empereur, baron, pharaon…

Reine mère

Challenge des livres dont l’histoire parle de rois, reines…

 

Pour s’inscrire et trouver des suggestions de titres, c’est par

 

Bons Challenges !

« La Maison où je suis mort autrefois » Keigo Higashino

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Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Figure majeure du polar japonais, il a reçu de nombreux Prix, dont le Prix du Polar International de Cognac pour « La Maison où je suis mort autrefois ».

C’est grâce au Challenge Ecrivains japonais 2013 proposé par Adalana, et auquel je participe, que j’ai connu Keigo Higashino. C’est l’auteur choisi pour le mois de janvier.

 

L’histoire :

« Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans.

Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être et décide de s’y rendre, en compagnie de son petit ami. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée, où toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d’enfant, ils trouvent le journal intime d’un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d’évènements tragiques…

Dans ce roman étrange et obsédant, Keigo Higashino explore – d’une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort – les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous ».

 

Ce que j’en pense :

Honnêtement, le Prix reçu est largement mérité ! Ce livre est remarquablement bien écrit. L’auteur, par une écriture limpide et fluide arrive à nous plonger dans l’histoire avec une facilité déconcertante. On ne « lit » pas ce livre, on « vit » ce livre. On se retrouve avec les personnages, assis à leurs côtés, on sent la pluie sur notre visage, on respire la poussière de la Maison… On a envie de poser sa main sur celle de Sayaka pour la réconforter.

J’ai retrouvé l’atmosphère des films d’horreur japonais. La description des lieux est saisissante de réalisme. Les dialogues des personnages nous entraînent, l’angoisse savamment distillée nous pousse à tourner les pages pour connaître la suite.

Les rebondissements sont multiples et maîtrisés. Rien n’est superflu.

Si j’avais un seul bémol à apporter, ce serait peut-être cette même succession de rebondissements. Pourtant, Keigo Higashino le fait avec une telle maëstria que ce léger bémol s’efface devant le plaisir de la lecture.

 

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre, et je vous le recommande   😉

 

Ce livre participe aux Challenges suivants :

 

–          Challenge « écrivains japonais », d’Adalana ;

 

Challenge Ecrivains japonais 2013, Adalana

 

–          Challenge Thrillers et polars, de Liliba ;

 

Challenge thrillers et polars, Liliba

 

–          Challenge « A TOUS PRIX », de Laure;

 

Challenge A tous Prix, Laure, Ma danse du Monde

 

–          Challenge « Le crime n’a pas de frontière » de Mes petites idées.

 

Challenge Le crime n'a pas de frontières, Mes petites idées
Bonne soirée…