La fille du train, Paula Hawkins

La fille du train, Paula Hawkins

 

4ème de couverture

« Mieux qu’un thriller exceptionnel, un piège paranoïaque et jubilatoire. Lisez-le, vous comprendrez pourquoi.

Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : le 8h04 le matin, le 17h56 le soir. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants, qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l’être par le passé, avant qu’il la trompe, avant qu’il la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu… ».

 

L’auteur

Paula Hawkins a vécu en France, en Belgique et au Zimbabwe. Elle est journaliste à Londres. La Fille du train est son premier roman.

 

Ce que j’en pense

Difficile de lâcher ce thriller, et pourtant l’héroïne est tout sauf sympathique ! J’ai passé tout le roman à avoir envie de la secouer comme un prunier. Elle est l’anti-héroïne par excellence : molle, alcoolique, obsessionnelle, en pleine déchéance… et consciente de l’être.

Bien sûr, c’est quelque chose que nous pouvons concevoir en tant qu’humain. Mais dans un roman où le suspense s’installe progressivement on a souvent envie de la secouer.

Débuté comme une obsession malsaine de la part d’une femme en déclin, on finit par comprendre que la vérité n’est pas aussi évidente qu’elle n’y paraît. On se découvre empêtrés dans nos a priori, nos schémas traditionnels, nos convictions : « elle est alcoolo, donc pas crédible ». Il faut dire qu’elle fait tout pour nous en convaincre.

Et puis… l’histoire nous entraîne vers une monstruosité, une fin inattendue.

Ne restez pas sur votre ennui premier, poursuivez votre lecture, vous ne serez pas déçus.

 

Ce livre participe aux Challenges

3890

Plan ORSEC 2016

 

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Tendre veillée, Scarlett Bailey

Tendre veillée, Scarlett Bailey, Milady

 

4ème de couverture

« Quel homme déballera-t-elle au pied du sapin ?

Lydia a toujours souhaité vivre un Noël parfait. Aussi n’hésite-t-elle pas une seule seconde quand ses meilleures amies l’invitent à réveillonner en leur compagnie. Au programme, feux de cheminée et marrons chauds – le tout dans un décor digne d’une carte de vœux. Mais quand elle se retrouve bloquée par la neige en compagnie de son petit ami, de son ex et d’un irrésistible inconnu, son Noël idéal est sérieusement mis à mal. Pourtant, trois rois mages, c’est la tradition à cette époque de l’année… ».

 

L’histoire

Lydia va passer Noël avec ses meilleures amies, leurs maris et enfants, et son compagnon, lequel emporte avec lui comme cadeau une bague de fiançailles. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévues…

 

L’auteur

Scarlett Bailey aime écrire des histoires depuis l’enfance. Avant de rédiger son premier roman, elle a travaillé comme serveuse, ouvreuse de cinéma et libraire. Passionnée de vieux films, Scarlett n’aime rien tant que passer un dimanche après-midi pluvieux à regarder des classiques en ingurgitant d’importantes quantités de chocolat. Elle vit actuellement dans le Hertfordshire avec son chien et une impressionnante collection de chaussures.

 

Ce que j’en pense

J’ai un sentiment assez mitigé vis-à-vis de ce roman. J’apprécie le côté bonne humeur, Noël, neige… cette atmosphère que l’on retrouve généralement dans les romans sentimentaux.

Le premier mot qui me vient à l’esprit pour le qualifier est : vaudeville. On se croirait dans une pièce de Feydeau (toutes proportions gardées, ce livre est loin d’être un chef d’œuvre !) pour les quiproquos et les valses entre amants.

En fait, ce qui m’a dérangée au fil du livre, c’est la répétition des situations. Les personnages passent l’intégralité de l’histoire à moitié bourrés (passez-moi l’expression), le pantalon ou la jupe frétillants.

J’ai fini par m’ennuyer et par chercher vainement l’esprit de Noël entre les enfants qui annoncent que leurs parents ont leur porte verrouillée et poussent des cris de bêtes (!!!) et les dialogues pseudos-confidences-sexuelles-entre-copines qui n’ont pas l’étoffe de ceux de la série Sex & The City.

On peut toutefois trouver intéressant le développement sur le vrai amour, ce qu’on ressent (et qui manque cruellement au couple Lydia – Stephen).

 

Pour résumer, ça se lit, mais le texte est mal abouti, du fait de beaucoup de redondances et de maladresses.

 

 

Ce livre participe aux challenges

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Plan ORSEC 2016

Challenge Cold Winter

A year in England

Intuitions, Tome 1, Rachel Ward

Intuitions Tome 1 Rachel Ward

 

4ème de couverture

« Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider…

Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de leur tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite. Ils seront les seuls survivants de l’attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance.

Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels, les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu’elle peut lire en Spider ? ».

 

QUE FAIRE D’UN DON QUAND IL EST MAUDIT ?

 

L’histoire

Jem est une adolescente dont la vie n’a pas toujours été facile. Orpheline, elle a vu sa mère mourir d’overdose. Elle vit en famille d’accueil, et son comportement n’est pas toujours exemplaire. Elle a une particularité qui la tient éloignée des autres : elle possède la faculté de lire la date de mort des gens. Aussi, elle préfère s’isoler pour ne pas s’attacher, jusqu’au jour où elle rencontre Spider, un jeune garçon dont le comportement laisse aussi à désirer.

Les deux vont être entraînés dans une sorte de road movie sur fond de fuite.

 

L’auteur

Rachel Ward est un écrivain anglais de romans pour adolescents et young adult. Elle est l’auteur notamment de la trilogie Intuitions.

 

Ce que j’en pense

J’attendais beaucoup de ce roman et j’avoue avoir été déçue.

Tout d’abord, le personnage de Jemma. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à ce personnage (en réalité, je ne m’y suis jamais faite). C’est une ado mal dans sa peau, rebelle, avec un comportement grossier. Certes, cela peut s’expliquer par ses débuts difficiles dans la vie, et pour ça, je reconnais que l’auteur a su retranscrire le mal de vivre de certains adolescents. Toutefois, avec moi, cela n’a pas fonctionné pour une raison toute simple : le don que possède Jemma et qui est l’objet du livre n’est que très peu exploité, voire simplement répété à l’envie sans plus d’explication. Je trouve cela dommage car l’idée de départ était excellente.

Tout au long du roman, qui est plus un road movie, une fuite, qu’autre chose, on assiste à l’amour émergent entre deux adolescents paumés, malmenés par la vie. Là encore, si la chose est bien menée, cela n’a rien à voir avec le sujet principal.

L’auteur aurait dû approfondir le don de Jemma en parallèle. Ne pas l’avoir fait a créé un manque, un je-ne-sais-quoi de désagréable. Je me suis sentie en attente de quelque chose qui n’est jamais arrivé.

Le livre en lui-même est assez bien écrit. C’est simple, cela se lit vite. On a quand même envie de connaître la fin, ce qu’il arrive aux personnages. Bien qu’une partie du suspense soit anéantie par la prévisibilité des évènements. Les indices sont un peu trop gros et récurrents pour ne pas comprendre ce qu’il va se passer.

Je ne m’étendrai pas plus sur ce livre. Cela reste un moment de lecture sympa, pour peu que l’on ne soit pas attaché à ce qui est « promis » en 4ème de couverture : « Que faire d’un don quand il est maudit ? » Apparemment, pas grand-chose.

 

 

Ce livre participe à la lecture commune avec Riz-Deux-ZzZ

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Challenge Nordique 2015

Reading Challenge 2015

Plan Orsec pour PAL en danger 2015

A year in England