Les Diaboliques, Barbey d’Aurevilly

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4ème de couverture :

« Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas Les Diaboliques ? N’ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! Il n’y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, la tête en bas, le … reste en haut ! Pas une ici qui ne soit pure, vertueuse, innocente. Monstres même à part, elles présentent un effectif de bons sentiments et de moralité bien peu considérable. Elles pourraient donc s’appeler aussi « les Diaboliques », sans l’avoir volé… On a voulu faire un petit musée de ces dames. L’art a deux lobes, comme le cerveau. La nature ressemble à ces femmes qui ont un œil bleu et un œil noir. Voici l’œil noir dessiné à l’encre – à l’encre de la petite vertu ».

 

Ce que j’en pense :

Je suis déçue. J’ai eu beaucoup de difficultés à me plonger dans ce livre. Il y a beaucoup trop de digressions. Tellement qu’on finit par se demander si l’histoire va commencer. Lorsque celle-ci commence enfin, c’est pour mieux repartir dans de nouvelles digressions.

Barbey d’Aurevilly écrit comme on parle. Je veux dire que lorsqu’on discute avec quelqu’un, qu’on lui raconte un évènement, on peut se perdre volontiers dans des détails pour préciser autant qu’on le peut la scène.  Parfois même on perd le fil de son récit. Certes, l’auteur ne « perd pas le fil », c’est nous qui le faisons. Je me suis lassée.

Le sujet était bon, mais le style n’était pas fait pour moi.

 

Bonne soirée…

 

Ce livre participe à la lecture commune de Laure
Lectures communes de Laure, Lecture commune

 

 

Et au Challenge Destins de Femmes de Tête de litote
Challenge destins de femmes, Tête de litote

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« Traquées » de Michael Robotham

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Résumé 4ème de couverture :

« Une femme nue chaussée de talons rouges se tient sur le parapet du pont suspendu de Clifton, le dos collé à la barrière de sécurité. Elle pleure, un téléphone collé à son oreille. A quelques mètres d’elle, Joe O’Loughlin, psychologue, s’efforce de la dissuader de sauter. « Vous ne comprenez pas », chuchote-t-elle avant de s’élancer dans le vide.

Plus tard, Joe reçoit la visite de la fille de la victime, qui est convaincue que sa mère n’aurait jamais attenté à ses jours. Joe voudrait la croire…

Thriller psychologique terrifiant, Traquées explore les recoins les plus sombres de l’esprit humain. C’est à ce jour le roman le plus puissant de Michael Robotham. »

 

Ce que j’en pense :

Je ne connaissais pas cet auteur, c’est une découverte pour moi. Dès les premières pages, j’ai été happée par l’histoire. Son écriture est agréable, fluide (vous commencez à savoir que c’est mon  premier critère   😉   ). J’ai retrouvé l’atmosphère des campus anglo-saxon, cela m’a rappelé le film « Le cercle des poètes disparus ».

Joe O’Loughlin est un personnage attachant, qui manque de confiance en lui depuis que la maladie l’a frappé. Il essaye de composer au quotidien avec le mal qui le handicape.

Au fil des pages, un basculement s’opère vers une vraie enquête policière à l’américaine avec son lot de personnages atypiques mais qui nous sont vite sympathiques. L’inspecteur divisionnaire Ruiz pas délicat pour deux sous, mais vieil ami d’une loyauté sans faille, l’inspecteur Veronica Cray qui tient ses hommes avec poigne.

Tout au long du livre, on assiste aux monologues et aux interventions du tueur. Il joue au chat et à la souris, tire les ficelles, se gargarise de ses hautes capacités dans la torture physique, mais surtout psychologique. Car ce qu’il fait subir aux personnages est d’une horreur sans nom. On assiste au spectacle désastreux du pouvoir de destruction d’un psychopathe. Il me fait penser à ce qu’on a coutume de nommer les « pervers narcissiques », notamment lorsque récit est fait de ce qu’il a fait subir à sa propre femme.

La notion de « craquage », dans le sens où les victimes perdent pied à un moment précis, peut, à mon sens, s’appliquer également au tueur. Je n’entrerai  cependant pas dans les détails pour ne pas tout vous dévoiler   😉

Il y a des passages à déconseiller aux âmes sensibles, assez vulgaires.

Dans la dernière partie du roman, que je qualifierais de la partie « chasse à l’homme », j’ai retrouvé le déroulement d’une série policière américaine. Il y a beaucoup de technologie, de termes techniques, j’avoue que ces passages m’ont un peu rebutée. Trop détaillés certainement, mais pourtant indispensables à l’intrigue.

Ce roman est dense, le rythme va crescendo. J’ai compris assez vite qui était le meurtrier, et deux autres évènements capitaux que là encore je ne peux pas vous dévoiler.

C’est le bémol que j’apporterai à ce thriller très réussi.

 

J’ai refermé ce livre à bout de souffle, emportée par le suspense, les rebondissements trépidants imprimés par l’auteur.

C’est un roman que je vous recommande.

C’est également la suite du livre « Le suspect », du même auteur, qui met en scène Joe O’Loughlin, dans une affaire auquel ce présent roman fait référence à plusieurs reprises.

 

Deux citations tirées du livres:

« Il arrive un moment où tout espoir disparaît, où toute fierté, toute attente, toute foi, tout désir cessent d’exister. Ce moment m’appartient. Il est à moi. C’est là que j’entends le bruit, le bruit de l’esprit qui craque.

Ce n’est pas un craquement sonore comme lorsque les os se brisent, quand la colonne vertébrale se fracture ou qu’un crâne se fracasse. Ce n’est pas non plus quelque chose de doux et d’humide comme un cœur qui se fend. C’est un son qui vous incite à vous demander jusqu’où un être humain peut endurer la souffrance, un son qui anéantit les souvenirs et laisse le passé s’insinuer dans le présent. Un bruit si assourdissant que seuls les cerbères de l’enfer peuvent l’entendre.

L’entendez-vous ? Quelqu’un est recroquevillé en une boule minuscule et pleure doucement dans une nuit éternelle » (page 11).

 

« Je me réveille parfois la nuit avec l’angoisse d’avoir disparu dans mon sommeil. C’est ce qui arrive quand personne ne tient à vous. Petit à petit, on s’évapore jusqu’au moment où les gens voient à travers votre torse, votre tête, comme si vous étiez en verre.

Ce n’est pas une question d’amour ; il s’agit d’oubli. On existe seulement si les autres pensent à vous. C’est comme cet arbre qui tombe dans la forêt alors qu’il n’y a personne pour l’entendre. Qui s’en soucie à part les oiseaux ? » (page 155).

 

Ce livre participe aux Challenges et Lectures communes suivant :

 

–        Challenge Lire sous la contrainte, Un seul mot, de Philippe

 

Challenge, Lire sous la contrainte, Amélie Nothomb, Philippe, Laure, D'un livre à l'autre, Ma danse du monde

Challenge Lire sous la contrainte, Un seul mot, Philippe, D'un livre à l'autre

 

–        Challenge Thrillers et Polars, de Liliba

 

Challenge thrillers et polars, Liliba

 

–        Challenge Le crime n’a pas de frontière, de Delph

 

Challenge Le crime n'a pas de frontières, Mes petites idées

 

–        Les lectures communes de Laure

 

Lectures communes de Laure, Lecture commune

Bonne soirée…

Le K – Dino BUZZATI

Le K, Dino Buzzati, Lecture commune, Challenge romans cultes

Résumé 4ème de couverture :

« Lorsque le vieux Stefano rencontre enfin le K, le squale qui doit le dévorer, il découvre que le monstre l’a poursuivi sur toutes les mers du monde, non pour l’avaler mais pour lui remettre la perle merveilleuse « qui donne à celui qui la possède fortune, puissance, amour et paix de l’âme ».

Devenu, avec Le désert des Tartares, un classique du XXè siècle, ce récit ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l’on retrouve tous les thèmes poignants et familiers de Dino Buzzati : la fuite des jours, la fatalité de notre condition de mortels, l’angoisse du néant, l’échec de toute vie, le mystère de la souffrance et du mal.

Autant d’histoires merveilleuses, tristes ou inquiétantes pour traduire la réalité vécue de ce qui est par nature incommunicable ».

Ce que j’en pense :

J’ai un avis mitigé sur ce livre. J’ai trouvé les thèmes abordés pour la plupart très bien traités, l’écriture est fluide (c’est quelque chose d’essentiel pour moi), les courts chapitres se lisent vite. Il y a beaucoup de lucidité et de vérité dans ce qui est décrit.

Certaines nouvelles m’ont plus touchée que d’autres. Notamment « Le K », « Chasseur de vieux ». D’autres m’ont interpellée « Pauvre petit garçon ». Enfin, certaines sont un peu trop « irréalistes » pour moi « L’œuf » (je fais allusion ici à la disproportion de la réaction de la mère, bien que je comprenne le côté « la goutte d’eau qui fait déborder le vase »).

Chacun pourra trouver un conte qui fasse écho à quelque chose de personnel.

Ce que j’ai moins aimé, c’est le sentiment d’angoisse et de cafard que ce livre m’a laissé par moments. Si vous n’avez pas le moral optez pour un autre roman.

Je conseillerai toutefois de lire cet ouvrage petit à petit, un conte par-ci, un conte par-là. Il y a beaucoup de morale et beaucoup de sagesse dans ces courts récits.

Cette lecture fait partie d’une lecture commune avec  Valentyne, Eeguab, Asphodèle et Laure, ainsi que du Challenge romans cultes de Métaphore.

Bonne soirée…

Lectures communes de Laure, Lecture commune

Challenge romans cultes, Métaphore

Lectures communes d'Asphodèle, Asphodèle, Lectures communes