RAT A Week Spring Edition, le suivi

RAT A Week Spring Edition

 

Je participe pour les 4 semaines, avec un minimum de 3000 pages pour l’ensemble de ces 4 semaines.

 

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Pour cette 1ère semaine :

Catégorie Gazouillis

Nombre de pages : 1000

Mon défi obligatoire : lire au moins 3 livres

Défis annexes :

–  lire un livre dont la couverture comporte du vert

–  lire au moins une BD

 

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Lundi 4 avril 2016

Je termine Sunshine, de Paige McKenzie. 28 pages. La couverture est verte, ce qui me permet de valider un défi annexe (je l’ai mis en défi annexe parce qu’il me restait très peu de pages à lire).

J’ai commencé Paranoïa, de Melissa Bellevigne. 64 / 314 pages pour le moment.

Je rejoins Arieste et rajoute le défi Petits Livres à mes défis de la semaine. Il s’agit de lire un petit livre par jour. Je fais ma PAL et je vous dis combien j’en ai 😀

 

Mardi 5 avril 2016

Je continue ma lecture de Paranoïa 112 / 314 pages. Je n’ai pas compté le nombre de pages avant minuit, du coup le nombre total de pages lues lundi n’est pas comptabilisé en fin de journée (je suis un peu psychorigide sur les bords 😀 ). J’ai fait une pause vidéos et grignotage. Quand on lit trop longtemps, on finit par saturer et le but n’est pas de se faire encore une petite panne de lecture. Au début d’un marathon d’un mois ce serait bête 🙂

Je ne vous l’ai pas encore annoncé officiellement sur le blog, mais ce mois d’avril, je participe au Camp NaNoWriMo. Vous connaissez peut-être (certainement). Il s’agit d’écrire une nouvelle ou autre avec un nombre de pages qu’on se fixe au départ et d’annoncer le genre. On participe à des cabines où l’on échange sur nos écrits et où on s’encourage. C’est en lisant l’article d’Arieste à ce sujet que je me suis décidée à m’inscrire. Elle a eu la gentillesse, avec ses amies, de m’accueillir dans leur cabine et je les en remercie 🙂

Je vous parlerai de manière plus détaillée de ce projet (un grand mot pour une petite tentative de se remettre à l’écriture) dans un article dédié.

Tout ça pour dire que le mois d’avril va être bien rempli, d’autant que, si j’ai les idées et l’histoire qui se forme dans ma tête, je n’ai pas encore écrit une ligne. Je fait toujours tout au dernier moment, c’est ma façon de fonctionner (après je me demande pourquoi je suis stressée 😀 ).

Bon, il serait peut-être temps que je me replonge dans ma lecture (ou que je prépare ma PAL de Petits Livres), vous ne croyez pas ? 😀

 

Mercredi 6 avril 2016

Je n’ai pas eu le temps de lire. Pourquoi les journées ne font-elles que 24h ?

 

Jeudi 7 avril 2016

J’ai sélectionné quelques livres pour le défi Petits Livres. Je ne sais pas si je vais tous les lire en une fois (1 par jour tout d’un coup) ou le faire en deux ou trois fois au cours des 4 semaines de marathon.

Petits livres, Maupassant, Giroud, De Musset, Rousseau, Hugo, De Groult Sénèque

J’ai commencé Le Dernier Jour d’un condamné de Victor Hugo après minuit, donc il faudrait que je le termine ce soir avant minuit. Vu le sujet, ça rigole pas à toutes les pages, mais ça fait envisager les choses sous un angle différent. Que l’on soit pour ou contre la peine capitale, ce livre fait réfléchir.

J’ai lu 30 / 103 pages du livre Le dernier jour d’un condamné.

J’ai opté pour beaucoup de classiques et du féminisme dans cette PAL. Cela reflète mon envie de lire plus de livres de ce genre cette année 🙂

 

Vendredi 8 avril 2016

J’ai terminé Paranoïa 314 pages 🙂

J’ai aussi avancé Le Dernier Jour d’un condamné 41 / 103 pages.

 

Week-end du samedi 9 et dimanche 10 avril 2016

J’ai commencé Maman a tort de Michel Bussi. J’attendais beaucoup de ce livre et j’ai été très déçue. Je n’ai pas accroché du tout. Entre les personnages aux noms grotesques et le style d’écriture. J’ai laissé tombé. J’ai lu 54 pages.

J’ai aussi un peu avancé Le Dernier Jour d’un condamné. 42 pages / 103 pages.

Et j’ai aussi commencé le livre d’Ingrid Desjours Sa vie dans les yeux d’une poupée. Un thriller que je n’ai pas pu lâcher. Enfin, quand même à 4h30 du matin, mais je me suis forcée. C’est un page turner. Cru, violent, mais il se lit presque d’une traite. 122 /340 pages.

 

Total : 560/ 1000 pages. On est loin du compte, mais après une panne de lecture qui dure, c’est un bon score.

Côté défis : J’ai réussi le défi Lire un livre avec une couverture verte.

Mais je n’ai pas réussi les autres, même si j’ai commencé trois livres, je ne les ai pas terminés.

 

Books & Coffee

 

RAT A Week Spring Edition

Défi petits livres

Camp NaNoWriMo

Le Horla, de Guillaume Sorel, d’après l’œuvre de Guy de Maupassant

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Cette version du Horla est une version BD. Pour la version roman, c’est ici !  🙂

 

4ème de couverture

« Je ne suis pas fou…

Quelque chose habite ici…avec moi.

Elle peut toucher les gens…

« Il » se nourrit d’eau et de lait…

Mais je ne peux pas la voir…

 

Je suis possédé !

Quelqu’un possède mon âme ! ».

 

 

L’histoire

Le narrateur mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine, lorsque d’étranges phénomènes commencent à se produire. C’est la carafe d’eau sur sa table de nuit qui est bue, des objets qui disparaissent ou se brisent, une fleur cueillie par une main invisible… Peu à peu, le narrateur acquiert la certitude qu’un être surnaturel et immatériel vit chez lui, se nourrit de ses provisions. Pire encore, cet être, qu’il baptise le Horla, a tout pouvoir sur lui, un pouvoir grandissant… Du Horla ou de l’homme, l’un des deux doit périr.Le Horla comme les contes fantastiques écrits par Maupassant à la fin de sa vie, alors qu’il sombrait dans la folie, joue délicieusement avec nos nerfs en traitant de thèmes très actuels comme l’angoisse, la hantise du suicide, la peur de l’invisible.

 

 

L’auteur

Guillaume Sorel est notamment l’auteur de « L’île des morts » et des « Derniers jours de Stefan Zweig ».

 

 

Ce que j’en pense

C’est une adaptation fidèle du roman de Maupassant. Le graphisme est très réussi, autant les couleurs que le trait de crayon se prêtent à l’atmosphère du 19ème siècle. Les paysages sont moins acérés que les personnages, cela marque avec habileté les voyages et les sorties du narrateur.

Un bémol, il faut avoir lu le livre avant pour saisir toutes les subtilités de l’histoire. On peut comprendre l’essentiel, si on y prête beaucoup d’attention. Mais cela ne suffit pas.

En effet, le fond de l’histoire, ce monstre tapis qui souhaite la mort du narrateur, est la matérialisation de l’anxiété et de l’agoraphobie dont souffre celui-ci. Les attaques de panique dont il est la proie à l’extérieur de son domicile, dans les bois notamment, sont assez bien retranscris sous le crayon de Guillaume Sorel, mais il reste compliqué de comprendre que cette représentation est davantage qu’un décor ou un simple vertige. Dans le roman, le ressenti du personnage est extrêmement bien décrit. C’est le défaut des BD, comme des films d’ailleurs, tirés d’un roman dont l’aspect psychologique ainsi que les pensées du personnage sont une partie essentielle de l’histoire, pour ne pas dire un personnage à part entière.

On passe toutefois un bon moment. Le monstre fait bien son travail de monstre, il est monstrueux. Autre bémol : le monstre apparaît d’un coup à chaque fois. La tension ne monte pas comme à la lecture du roman.

Globalement, l’idée de reprendre l’œuvre de Maupassant était une excellente. Cela permet de faire connaître un classique ou du moins de familiariser un public peu enclin vers ce style de roman.

 

En résumé :

Points positifs :

  • Une retranscription fidèle du roman ;
  • Un graphisme réussi ;
  • Permet de faire connaître aux plus jeunes ou moins férus de romans un classique de la littérature.

 

Points négatifs :

  • Les pensées du narrateur ne sont pas assez bien retranscrites ;
  • Une montée en tension inexistante.

 

 

Cette BD participe aux Challenges

Challenge Bd, Challenge BD

Challenge Halloween, Challenge Halloween 2014, Halloween

Challenge Halloween, Challenge Halloween 2014

La BD fait son marathon à bord du Vaisseau Fantôme, Marathon lecture, Halloween

La BD du mercredi

Challenge XIXème siècle

Plan Orsec pour PAL en danger, Challenge Plan Orsec pour PAL en danger

Reading Challenge 2014, Reading Challenge

Le mélange des genres catégorie BD

Challenge Mélange des genres

Challenge 1 mois 1plume

Challenge Classique 2014

Le Horla et six contes fantastiques, de Maupassant

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4ème de couverture

« Un être invisible hante un personnages qui ne peut lui échapper. Une jeune morte réapparaît dans un château gardé par un étrange jardinier. Une main s’anime et tue l’homme qui la gardait chez lui comme un trophée…

Voici le sujet de trois des sept nouvelles de ce recueil, sept nouvelles fascinantes où le lecteur, confronté à des faits insolites et captivé par l’art du conteur, sent parfois vaciller sa raison ».

 

L’histoire

*Le Horla : un homme est persécuté par un être invisible qui le menace et le pousse au crime.

*La peur (1): Un homme raconte une nuit de pure terreur.

*La main : Un juge raconte l’histoire d’un homme qui gardait une main coupée chez lui.

*Conte de Noël : Un docteur raconte la possession diabolique d’une paysanne.

*Un fou ? : Un homme raconte le magnétisme dont est victime un de ses amis.

*Apparition : Un homme raconte sa rencontre avec le fantôme de la défunte épouse d’un de ses vieux amis.

*La peur (2) : Un homme raconte ce qu’est la pure peur.

 

L’auteur

Guy de Maupassant a toujours été hanté par l’étrange. Si sa carrière fut courte (une dizaine d’années), il n’en marqua pas moins la littérature française. Tant avec ses romans, comme « Bel-ami », qu’avec ses contes, tels « Boule de suif » ou « Le Horla ». Son œuvre est empreinte de fantastique et de pessimisme. Il marque également avec la qualité de ses récits.

 

Ce que j’en pense

Les talents de conteur de Maupassant sont indéniables. Ses récits sont captivants et effrayants à souhait.

Le genre littéraire fantastique peut se définir comme l’intrusion de l’inexplicable dans le réel. En effet, dans ce genre littéraire en vogue en France au XIXème siècle, des personnes sont confrontées dans leur vie réelle à des évènements de nature inexplicable et inexpliquée. Pour autant, l’œuvre fantastique de Maupassant, ne saurait, à mon sens, se réduire à de simples histoires de fantômes. Bien sûr, les revenants ou autres hantises sont légions dans son œuvre, mais l’analyse psychiatrique voire psychanalytique est également présente.

Dans « Le Horla », notamment, à travers cet être invisible qui hante et tyrannise le personnage principal, on décèle ce que l’on appelle communément aujourd’hui les crises d’angoisses, l’agoraphobie, l’anxiété, et les attaques de panique. Ces peurs irrationnelles, bien que réalistes et terribles à supporter, sont incarnées par cet être mystérieux, insaisissable et terrifiant, le Horla. Le personnage principal est dépossédé de sa tranquillité d’esprit, sa souffrance est réelle, elle le mine jour et nuit. Il ne peut rien contre cet ennemi invisible.

« Je suis malade, décidément ! Je me portais si bien le mois dernier ! J’ai la fièvre, une fièvre atroce, ou plutôt un énervement fiévreux, qui rend mon âme aussi souffrante que mon corps. J’ai sans cesse cette sensation affreuse d’un danger menaçant, cette appréhension d’un malheur qui vient ou de la mort qui approche, ce pressentiment qui est sans doute l’atteinte d’un mal inconnu, germant dans le sang et dans la chair » (p.9-10).

Si « Le Horla » est le seul récit où le personnage est isolé dans son récit et sa souffrance, dans les autres contes, au contraire, Maupassant a opté pour la narration de l’histoire par un personnage devant une assemblée.

Là encore, dans la plupart des six autres contes, on peut relever cette thématique de la peur, de la terreur pure, proche de la psychiatrie ou psychanalyse. Maupassant tient à nous faire comprendre la différence entre la crainte classique et La Peur, qui dévaste tout, qui est incontrôlable et d’une puissance absolue.

Les contes fantastiques de ce recueil sont une réussite. Certains sont plus angoissants que d’autres, mais ils recèlent tous cette part de mystère qui nous fascine tant.

Je vous recommande ce recueil de nouvelles, pour de délicieuses nuits de terreur…

 

Extraits et citations

« Certes, la solitude est dangereuse pour les intelligences qui travaillent. Il nous faut, autour de nous, des hommes qui pensent et qui parlent. Quand nous sommes seuls longtemps, nous peuplons le vide de fantômes » (p.23).

« Tout le jour j’ai voulu m’en aller ; je n’ai pas pu. J’ai voulu accomplir cet acte de liberté si facile, si simple, – sortir – monter dans ma voiture pour gagner Rouen – je n’ai pas pu. Pourquoi ? » (p.36).

 

Bonne soirée…

 

Ce livre participe aux Challenges :

Challenge Halloween de Lou & Hilde
Challenge Halloween 2013, Challenge Halloween, Lou et Hilde, Halloween, Halloween 2013

Challenge ABC Critiques de Babelio

Challenge ABC Critiques 2013-2014 Babelio, Challenge ABC Critiques 2013-2014

Challenge XIXème siècle de Kheira et Fanny

Challenge XIXème siècle