L’éléphant : la Revue 12

l'éléphant, Scrinéo

 

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une revue. J’ai toujours acheté beaucoup de magazines. Et mes goûts, au fil du temps, ont évolué. J’avoue m’être lassée des magazines féminins, internet rendant leurs contenus dépassés avant même de les avoir achetés. J’ai trouvé d’autres magazines (dont je vous parlerai), mais il me manquait un magazine « intellectuel », qui enrichisse ma culture générale. J’ai entendu parler pour la première fois de la revue l’éléphant dans une vidéo sur Youtube, et j’étais assez tentée, quoique rebutée par son prix : 15€, même pour un trimestriel, sur le coup ça fait mal au porte-monnaie. Aussi, lorsque j’ai eu l’occasion de le « tester » grâce à Masse Critique de Babelio, j’ai sauté sur l’occasion.

 

La revue présentée en bref par l’Editeur (Scrinéo)

Une Revue trimestrielle tirée à 45 000 ex.

Un concept 100% inédit : La revue l’éléphant est la seule revue :

  • Qui aborde tous les domaines : histoire, sciences, arts, politique et société, littérature, philosophie.
  • Conçue autour de la mémorisation de connaissances, avec le Laboratoire d’études des mécanismes cognitifs (EMC), Lyon II.

L’éléphant c’est aussi :

  • Une newsletter de jeux de culture générale hebdomadaire envoyée à 12 000 inscrits.
  • Un site internet lelephant-larevue.fr, véritable plateforme de jeux de culture générale avec 10 000 inscrits.
  • Une application: la revue est disponible sur les kiosques numériques, Apple store, Google play.
  • Une page Facebook dynamique avec un programme de posts culturels : citation du lundi, le jeu du jeudi, le tableau du dimanche…

 

Qu’est-ce exactement que la revue l’éléphant et ce que j’en pense

C’est une revue trimestrielle de culture générale. Mais pas que. Il permet en outre de mémoriser les informations traitées dans le numéro par la présentation sous forme de dossiers avec les connaissances fondamentales, l’approfondissement et les jeux. Des thématiques se poursuivent d’un numéro sur l’autre, on trouve aussi des rappels de dossiers.

De nombreuses thématiques étant proposées, chacun peut y trouver son compte : Histoire, Société, Arts, Environnement, Philosophie, Sciences.

 

Ce numéro 12 comportait notamment les articles suivants :

– Pierre Rosenberg, Historien d’art, ancien directeur du Louvre

– Climat, L’état des lieux scientifique et politique

– Marignan, Ce que cache le fameux « 1515 »

– Théâtre, Farces et mystères au Moyen-Âge

– Géologie, La dérive des continents

– XIXème siècle, Les 10 œuvres d’une époque

– Antiterrorisme, La méthode française

– Croyance, L’importance de la lucidité

– Lumière, La révolution de la physique

 

Comme vous le constatez, les sujets sont variés, c’est bel et bien une revue de culture générale. On peut découvrir des choses dans des domaines qui ne nous sont pas familiers, et enrichir notre connaissance.

Les sujets sont assez bien traités, ils nous apprennent l’essentiel et des concepts intéressants. Cela donne envie d’approfondir certains sujets, parce que, même si cela aborde un peu de tout, vous ne deviendrez pas un expert pour autant. MAIS, vous aurez la curiosité qui vous titillera d’aller chercher des informations plus complètes. Et ça, c’est important, parce qu’au final, cette revue met la culture générale à la portée de tous.

Tout le monde n’a pas les moyens (temps, finances…) de faire des recherches dans tous les domaines, et c’est appréciable de pouvoir avoir accès à des concepts qui nous paraissaient inaccessible. Cette revue « vulgarise » dans le bon sens du terme la culture générale. Ne vous méprenez pas ! Quand je dis « vulgarise », je ne veux pas dire qu’elle la rende simple, elle la rend accessible, ce n’est pas pareil. Tout apprentissage nécessite un effort de compréhension. Toutes les notions ne sont pas simples ni évidentes, elles posent les bases.

 

J’ai bien aimé notamment :

Le nom de la revue en elle-même, l’éléphant, pour son explication dans le titre du concept principal de la revue : la mémorisation de l’information, de la connaissance, l’acquis.

L’explication de l’expression « Il y a péril en la demeure », ou encore cette citation de Jules Renard « Le métier d’un écrivain, c’est d’apprendre à écrire ». Sans oublier la bibliographie sommaire de philosophe pour mieux comprendre de qui parlait l’article sur La Croyance.

 

Le sommaire du numéro suivant est annoncé. Je pense que je vais me laisser tenter. Il sortira le 7 janvier 2016 :

  • Un entretien avec Christophe Galfard, physicien et écrivain
  • Les œuvres littéraires qui ont marqué le XIXème siècle
  • Les fondamentaux de l’œuvre de Kant
  • Les éléments clés pour comprendre l’architecture
  • Un rendez-vous avec Molière, l’incontournable
  • Une visite à Saint-Tropez par les peintres qui l’ont découvert
  • Une explication du système solaire
  • Les dix dates qui ont façonné le Japon
  • Une découverte des nouvelles conceptions de la mémoire
  • Une rencontre avec Guillaume le Conquérant, l’année de son couronnement en 1066.

 

Coup de coeur !

 

Merci à Babelio et aux Editions Scrineo pour l’envoi de cet exemplaire.

Vous allez adorer cette croisière sanglante, Arthur Ténor

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4ème de couverture

« Ils sont six adolescents, six heureux lauréats d’une compétition organisée par le jeu en ligne Massacre Gagnant. Leur lot est un baptême de mer d’une semaine, tous frais payés, à bord d’un luxueux voilier.

La croisière débute sous un soleil radieux, une mer calme et des prévisions météo idylliques,

jusqu’à ce que tout bascule

dans l’horreur absolue…

C’était pourtant annoncé dans le message d’invitation : « Vous allez adorer cette croisière avec Massacre gagnant ! ».

 

L’histoire

Benjamin, Judith, Vincent « Vlad », Rémi, Nina « Bombe à retardement » et Charles « QI-140 » sont les heureux gagnants du jeu vidéo Massacre gagnant. Le lot qu’ils remportent est une croisière de luxe de deux semaines.

Si leurs personnalités sont variées et peu compatibles (Benjamin est rondelet, Vincent gothique sataniste, Rémi invisible, Nina une beauté à l’intelligence en décalé, et Charles un surdoué méprisant ses congénères), ils ont pour point commun d’avoir remporté chacun brillamment leur partie de jeu vidéo contre des ennemis retors.

Le jour du départ pour la croisière, ils sont accueillis par Barthiméus Scipula « Charon », un capitaine sinistre.

« Vlad lui trouva instantanément son sobriquet, Charon, en référence au sinistre batelier qui, dans la mythologie grecque, faisait traverser le fleuve des Enfers aux âmes des défunts » (page 20).

C’est non sans une certaine inquiétude que les six comparses embarquent à bord d’un magnifique voilier pour une croisière avec Massacre gagnant.

 

L’auteur

Arthur Ténor est un auteur français spécialisé dans la littérature jeunesse. Il est actuellement directeur de collection chez l’Editeur Scrinéo Jeunesse où il a notamment publié la série Roman d’Horreur.

 

Ce que j’en pense

 J’ai adoré ce roman !

Six adolescents gagnants d’une croisière sponsorisée par Massacre gagnant, le décor est planté. Et les premiers frissons d’impatience se font sentir. A la lecture de la 4ème de couverture, on est immédiatement mis dans l’ambiance.

La lecture du roman ne déçoit absolument pas, bien au contraire, on est happé par l’histoire et l’horreur dans laquelle s’enfoncent peu à peu les adolescents. On frémit avec eux, on suit leurs péripéties et les rebondissements que l’on ne soupçonnait pas et qui sont amenés avec habileté.

L’histoire n’est pas une succession de scènes gores sans consistances. Au contraire, le récit est intéressant et intelligent. Des références historiques et culturelles donnent un souffle nouveau au genre. Réussir à mêler horreur et culture est chose exceptionnelle. J’ai apprécié ce parti-pris. Pour les férus d’Histoire, une référence ne manquera pas de vous aiguiller sur une piste.

L’humour est aussi présent.

La personnalité des six adolescents est une partie importante du roman. Leur relation évolue au fil des pages :

« Le pire à ses yeux était Vlad, ce grand maigre à la main molle qui se donnait des airs ridicules d’aristocrate de cimetière » (page 19).

« Leurs épreuves avaient au moins eu la conséquence positive de créer entre eux un lien fort, une vraie solidarité qui leur permettait de garder quand même un peu confiance » (page 97).

Sans pour autant verser dans le roman psychologique, on sent qu’Arthur Ténor a voulu amener ses lecteurs à s’interroger : jusqu’où sommes-nous capables d’aller pour gagner ? Des gens que tout oppose peuvent-ils faire œuvre commune et se serrer les coudes ? Se posent ainsi des questions sur les valeurs essentielles : l’amitié, l’appât du gain, la valeur personnelle, la volonté, le courage, la tolérance, le chemin vers soi, notre rapport aux autres…

Un bon point également pour le graphisme : la façon de mettre en exergue Massacre gagnant tout au long du roman, la typographie propre aux romans adolescents (dont les romans des collections classiques du même genre devraient s’inspirer) permet de nous entraîner dans un monde fantastique et de nous faire rentrer dans l’histoire à l’instar d’un décor. La couverture est très réussie notamment avec la mention « Roman d’Horreur » effrayante comme il se doit.

Ce livre est une preuve supplémentaire que la littérature jeunesse est la seule à avoir réellement compris ce qu’était un roman d’horreur.

Je ne peux que vous recommander ce roman.

 

Dès 9 ans.

 

 

Extraits et citations

 

« Sa façon de sauter de joie était très intériorisée » (page 13).

 

« De danger, j’espère que non. Il y a toujours du danger quelque part, mais jamais il ne vient d’où on l’attend » (page 22).

 

 

 

Merci à Babelio pour Masse Critique et aux Editions Scrinéo Jeunesse pour l’envoi de ce roman.

 

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Le Petit Bac 2014 dans la catégorie Verbe

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