L’adoption, Qinaya, Tome 1, Zidrou & Monin

L’adoption, Qinaya, Tome 1, Zidrou & Monin, Challenge BD, Chroniques Littéraires

 

4ème de couverture

« L’amour ne se vole pas. L’amour ne s’achète pas. L’amour se mérite. »

Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Les parents essaient de lui faire oublier le drame qu’elle a vécu, Lynette se découvre un caractère de mamie gâteau et les amis du couple apprivoisent doucement cette petite qui s’adapte à sa nouvelle vie. Mais pour Gabriel, ce sera bien plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père.

Des premiers contacts distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.

 

Les auteurs

Zidrou

Né en 1962 à Bruxelles, Zidrou est d’abord instituteur, puis en 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Élève Ducobu. Il signe alors de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, puis imagine des histoires pour adultes comme ProTECTO, Lydie, ou encore Tourne Disque. En février 2012, il signe Boule à Zéro chez Bamboo Édition et en octobre 2014, Merci chez Grand Angle.

 

Arno Monin

Après avoir passé un bac littéraire puis une année à la fac en histoire de l’art, Arno Monin intègre une école d’arts appliqués qui proposait la formation dessin ,animation, bande dessinée. En cours de formation, un projet BD commence à le démanger. Il s’y consacre alors à plein temps afin de le présenter à des éditeurs, jusqu’à la bonne rencontre avec Grand Angle. Il signe les dessins du très remarqué L’Envolée sauvage, suivi de L’Enfant maudit.

 

Ce que j’en pense

On pense souvent qu’une bande dessinée est quelque chose de futile, de léger. On peine à penser qu’en dehors de livres très académiques, des messages forts puissent être lancés.

Et puis un jour, on tombe sur une pépite. L’adoption en fait partie.

Cette BD m’a énormément touchée. Je n’ai aucune honte à avouer qu’en la refermant j’étais en larmes.

Tout commence par un drame. Une enfant de 4 ans qui perd ses parents, là-bas, loin de chez nous.

Ici, un couple peine à concevoir, et se tourne vers l’adoption. Il accueillera cette petite fille du bout du monde.

Et puis il y a ce grand-père. Qui n’a pas su être un père. Qui a des préjugés sur les gens de là-bas. Et qui s’en fiche un peu de tout ça. Il ne sait pas y faire avec les enfants.

L’adoption, c’est l’histoire d’un bout de chou qui apprivoisera presque contre son gré un vieux monsieur bourru. Et des liens forts vont se tisser entre eux. Une complicité inattendue, une tendresse qui les liera plus fortement que des liens de sang.

Et puis, comme dans la vie il y a des choses pas jolies…

 

Qinaya…

A présent, je sais enfin ce que signifie ton nom en langue aymara : « Nuage ».

Et les nuages sont faits pour passer dans notre ciel, pas vrai ?…

 

L’adoption, Qinaya, Tome 1, Zidrou & Monin, Challenge BD, Chroniques Littéraires

 

Coup de coeur !

 

Cette BD participe au Challenge BD

Challenge BD 2018-2019

 

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Les Vacheries des Nombrils, Tome 1, Vachement copines, Delaf & Bubuc

Les Vacheries des Nombrils, Tome 1, Vachement copines, Delaf & Bubuc

 

Ce qu’en dit l’éditeur

« Vicky la mordante et Jenny la bébête s’en donnent à coeur joie dans cet album de gags pétillants où une vacherie n’attend pas l’autre. Karine s’en prend plein la gueule… ou alors, est-ce vraiment le cas ? Parfois, celles qui se payent la tête des autres sont celles dont on peut le plus se moquer. Cet album à l’humour 100% vache vous fera meuhhhhhhrir de rire ! ».

 

Les auteurs

Maryse Dubuc est née le 21 octobre 1977, à Sherbrooke, au Québec. Elle a étudié en Lettres françaises avant de s’inscrite à l’UQAM au baccalauréat en communication. Elle a publié des romans et livres jeunesses chez divers éditeurs québécois (Bayard Canada, Pierre Tisseyre, Vents d’Ouest) avant de s’attaquer à la scénarisation de la série Les Nombrils, maintenant traduite en néerlandais et prépubliée dans une demi-douzaine de magazines français, québécois et belges, dont Spirou.

Maryse Dubuc a reçu, pour « Les Nombrils », le Prix du meilleur scénariste décerné lors de la 6e édition des Joe Shuster Awards organisé à Toronto en juin 2010.

Marc Delafontaine est né le 9 octobre 1973 à Sherbrooke (Québec, Canada).

Il a étudié en Arts plastiques avant de se lancer à son compte. Il a longtemps travaillé dans le dessin animé, que ce soit pour du clean-up, du layout-posing ou du storyboard. Il a également illustré quelques livres jeunesse et publié de courtes histoires de bande dessinée dans quelques magazines et collectifs québécois.
Il illustre maintenant la série Les Nombrils éditée en albums aux éditions Dupuis, tout en collaborant de près avec Maryse au niveau du scénario.

Delaf et Dubuc forment un couple dans la vie comme dans la création.

 

Ce que j’en pense

Dans cette nouvelle série des Nombrils, on retrouve nos trois « copines » du temps où Karine était le souffre-douleur des deux chipies.

La série initiale a dû avancer trop vite, du coup retour en arrière.

Si sur le principe, on peut regretter ce procédé, il faut bien reconnaître que les gags sont hilarants pour qui aime le cynisme. J’avoue rigoler énormément avec cette BD.

Et c’est précisément parce que j’adore cette BD et ces personnages que ce que je vais ajouter m’est difficile à dire.

J’ai un vrai problème de conscience.

Parce que vous l’aurez compris, actuellement, des drames se jouent régulièrement suite à des situations qui ressemblent parfois à ces gags.

Combien de Karine souffrent en ce moment même à l’école ou dans leur chambre d’ado, en pleurs parce qu’elles ont servi de souffre-douleur ou de faire-valoir à des pestes ? Combien de gamins aux problèmes de peau bien indépendants de leur volonté n’oseront plus se montrer devant les autres ? Combien de gamins avec des handicaps devront simuler pour être « dans la norme ou même plus » au prix d’efforts considérables sous la pression sociale ?

Combien de Karine ? Combien de Murphy ? Combien de John John ?

Un problème éthique se pose : peut-on rire de nos jours sur la maltraitance à l’école, sur le harcèlement d’un enfant par ses camarades ?

Cette question met de l’huile sur le feu, puisqu’à la base, cette BD est une BD humoristique destinée aux ados.

Mais les ados sont bêtes (oh ça va, on l’a tous été un jour ! ). Quel message souhaitons-nous, adultes, leur transmettre ? Quel exemple voulons-nous leur donner ? Il faudrait leur expliquer que ce qui est dans cette BD est à ne pas reproduire sur leurs camarades.

Peut-on rire de tout ? Peut-on trouver risible la domination d’enfants sur d’autres enfants, le tout dans le dos des adultes, qui, dans cette BD comme dans la vie, sont souvent ignorants de cette perversité ?

Je fais partie de ceux qui rient de tout (mais pas avec n’importe qui) parce que je suis adulte et que je connais les limites, le respect de l’autre.

Je sens que j’ai cassé l’ambiance.

Attention toutefois, cette BD a le mérite de dénoncer tous les travers de cette société qui devient de plus en plus sordide : les menaces de mort envers les professeurs, l’importance de l’apparence, les diktats de la beauté, l’impératif de la popularité, les préjugés (la belle est forcément conne, le laid est forcément intelligent. Oui en plus il y a des préjugés par rapport au sexe : femme = bêtasse, homme = héros).

En résumé (si on peut vraiment résumer tout ceci), cette BD est à mettre entre toutes les mains mais avec une bonne leçon à la clé.

 

 

 

Cette BD participe aux challenges

Challenge BD 3ème édition

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