Le bleu de tes yeux, Mary Higgins Clark

Le bleu de tes yeux Mary Higgins Clark, Mary Higgins Clark, Albin Michel, Suspense, Thriller, Littérature américaine

4ème de couverture

« Toi, dis à ta mère qu’elle est la prochaine.

Puis ce sera ton tour… »

« Cela fait désormais cinq ans que le petit Timmy vit sous la menace du tueur qui a abattu froidement son père devant lui. Est-ce dans l’espoir de retrouver la trace de l’assassin que sa mère Laurie, célèbre productrice télé, lance une série choc sur des cold cases ?

Le premier épisode revient sur l’affaire du « Gala des Lauréates » : il y a vingt ans, la mondaine Betsy Powell et son mari organisent une grande soirée en l’honneur du diplôme de leur fille et de ses trois amis. La nuit même, Betsy mourait étouffée… Réunis pour la première fois, les acteurs du drame s’apprêtent à reconstituer la scène du crime dans un climat de suspicion générale. Surexposée médiatiquement, Laurie ne risque-t-elle pas d’attirer l’attention de l’inconnu qui a juré de la tuer ?

Mené de main de maître, un suspense fascinant signé par une Mary Higgins Clark au sommet de son art ».

 

L’histoire

Le petit Timmy voit son père abattu froidement sous ses yeux. Depuis lors, une menace terrible pèse sur lui et sa mère Laurie. Le tueur, surnommé « Yeux bleus » par l’enfant, a en effet affirmé que la mère serait la prochaine, suivie de son fils. Le grand-père de Timmy, ancien flic à la retraite, consacre désormais sa vie à la protection de sa fille et de son petit-fils. Mais Laurie, dont la carrière décline, décide de produire une série d’émissions de la dernière chance, sur les crimes non élucidés. Le premier crime est celui de Betsy, assassinée la nuit suivant une soirée donnée en l’honneur de sa fille et de ses amies, « Les lauréates ». Mais « Yeux bleus » rode, l’heure est venue pour lui de mettre à exécution sa menace…

 

L’auteur

Mary Higgins Clark est une romancière américaine, dont chaque ouvrage est un best-seller. Spécialisée dans le suspense, elle tient son lecteur en haleine en publiant chaque année un nouvel opus, ainsi qu’un roman écrit à quatre mains avec sa fille Carol Higgins Clark, elle aussi auteur de romans à suspense, où l’humour n’est jamais loin.

Mary Higgins Clark a notamment écrit « La nuit du renard », « Nous n’irons plus au bois »…

 

Ce que j’en pense

J’ai découvert Mary Higgins Clark, avec son roman « Nous n’irons plus au bois », qui m’avait littéralement captivée. J’ai ensuite lu tous ses livres, depuis l’excellent « La nuit du renard », en passant par « La clinique du Docteur H. » ou encore « Un jour tu verras », « Souviens-toi »… C’était pour moi la Reine incontestée du suspense. L’atmosphère de ses livres, sans scènes gores ni sexe, en faisaient pour moi les romans attendus de l’été. Mais depuis quelques années maintenant, j’accroche moins avec ses histoires. Et ce nouvel opus, « Le Bleu de tes yeux » non seulement ne fait pas exception à cette nouvelle règle, mais plus encore, il m’a fait me demander si c’était réellement mon auteur préféré qui écrivait.

Je ne reconnais plus « sa patte ». Déjà, depuis quelques romans, les histoires se situent sempiternellement dans des contextes luxueux et superficiels. Les personnages productrices télé et autres célébrités hollywoodiennes sont légions pour mon plus grand déplaisir. Où sont donc passés les personnages consistants et dans lesquels on pouvait aisément s’identifier ? Les juges, les procureurs, avocats, mères au foyer, journalistes… Les personnages sont devenus creux, bâclés. Il m’a été impossible d’éprouver la moindre empathie et encore moins de sympathie pour Laurie la pseudo mère courage qui, cela dit, s’inquiète davantage de faire du chiffre que de protéger son fils qu’elle délègue volontiers à son grand-père. Peut –être n’ai-je pas accroché parce que je n’adhère pas du tout à l’atmosphère clinquante d’Hollywood et des médias, les rivières de diamants et autres maisons aux tissus plus chers que les murs.

Mon attention a été attirée négativement sur un « détail » pour le moins ennuyeux. Je lis également les romans de sa fille, Carol Higgins Clark. Et j’avoue avoir eu l’impression désagréable que c’était plutôt sa patte à elle que je retrouvais dans ce roman.

Autre point négatif : les répétitions. Le « Gala des Lauréates », ne vous inquiétez pas, vous vous en souviendrez. Chaque personnage se répète consciencieusement le déroulement de cette fameuse soirée (dont la redondance du déroulement et du nom finit par exaspérer ! ). A plusieurs reprises j’ai cru relire plusieurs fois le même passage, les mêmes phrases, et pourtant non.

L’histoire aurait pu être très bien si elle avait été traitée comme le faisait Mary Higgins Clark il y a quelques années.

La 4ème de couverture fait part d’une Mary Higgins Clark au sommet de son art. Un tout petit sommet alors.

Une grosse déception.

 

 

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8 réflexions sur “Le bleu de tes yeux, Mary Higgins Clark

  1. Pingback: Billet récapitulatif du mois américain 2014 | Plaisirs à cultiver

      • Je suis entièrement d’accord avec vos commentaires sur ce livre. Cela me rassure de ne pas être seule à penser que Mary Higgins Clark, malgré le respect que j’ai pour elle, donne dans la facilité.
        Les personnages sont convenus, caricaturaux, tous suspects au délà du raisonnable, tous ou presque dénués de scrupules et prêts à tout pour sauver les apparences du monde prétendument idyllique où ils évoluent.
        Aucun ne m’a été sympathique et comme vous j’ai déploré l’absence de gens ordinaires qui ne seraient ni envieux, ni cupides mais tous simplement humains avec toutes les nuances et la complexité que cela suppose. Je me suis surprise, au cours de ma lecture à systématiquement chercher des incohérences dans le récit. N’étant pas captivée comme ce fût le cas autrefois avec cet auteur, je me suis attardée sur la forme plutôt que sur le fond. J’ai remarqué que MHC emploie à loisir la technique du fractionnement. Les personnages défilent les uns après les autres sans qu’il soit possible de les saisir. Ils restent superficiels et insipides.
        Malheureusement…..

        On m’a offert ce livre sinon je ne l’aurais pas acheté.

  2. Pingback: La mariée était en blanc, Mary Higgins Clark & Alafair Burke | Chroniques litteraires

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