Un Noël à New-York, Anne Perry

Un Noël à New-York, Anne Perry

4ème de couverture

« Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New-York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.

De Hell’s Kitchen à Central Park, Jemina devra trouver son chemin à travers les rues enneigées de New-York, sans se douter qu’un danger mortel la menace ».

 

L’auteur

Anne Perry, née en 1938 à Londres, est aujourd’hui célébrée dans de nombreux pays comme la reine du polar victorien grâce au succès de ses deux séries, les enquêtes du couple Charlotte et Thomas Pitt, et celles de l’inspecteur amnésique William Monk. Elle s’est depuis intéressée à d’autres périodes historiques telles que le Paris de la Révolution française (à l’ombre de la guillotine), la Première Guerre mondiale (la saga des Reavley), ou encore Byzance au XIIIème siècle (Du sang sur la soie). Anne Perry partage sa vie entre Inverness (Ecosse) et Los Angeles (Etats-Unis).

 

Ce que j’en pense

Le talent d’Anne Perry est de nous immerger dès les premières lignes dans l’atmosphère surannée de l’époque victorienne. Ses héroïnes ne s’en laissent pourtant pas compter, même si on retrouve dans leur caractère les limites des carcans de l’époque.

Dans Un Noël à New-York, nous sommes entraînés dans l’hypocrisie des familles de la Haute Société pour qui l’image prime sur la moralité. Anne Perry connaît bien son sujet et décrit la ville de New-York, ses cafés, ses coutumes de telle manière qu’on s’y croirait.

L’intrigue est bien ficelée, quoique prévisible sur certains aspects. Toutefois, le dénouement peut surprendre…

J’ai lu ce livre d’une traite, il est doux (oui, même pour un polar) et on apprécie la bienséance des propos dans notre monde où tout n’est que vulgarité et sexe outrancier.

Une parenthèse enneigée que je vous recommande.

 

 

Anne Perry

Un Noël à New-York, Anne Perry

Grands Détectives Editions 10/18, 2016

Titre original : A New York Christmas

Traduction : Pascale Haas

 

 

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Délivrances, Toni Morrison

Délivrances, Toni Morrison

 

4ème de couverture

« Bride est une femme magnifique. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Pourtant, elle a aussi été un choc à sa naissance pour ses parents. La jeune fille est prête à tout pour gagner l’amour de sa mère, même à commettre l’irréparable. Au fil des années, Bride connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge et du fardeau de l’humiliation, elle saura se reconstruire et envisager l’avenir avec sérénité. Dans son onzième roman, qui se déroule à l’époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes, et signe une œuvre magistrale et puissante ».

 

L’auteur

Toni Morrison est née en 1931 à Lorain (Ohio) dans une famille ouvrière de quatre enfants. Après des études de lettres et une thèse sur le thème du suicide dans l’œuvre de William Faulkner et de Virginia Woolf, elle fait une carrière de professeur aux universités de Texas Southern, Howard, Yale et Princeton. Après avoir travaillé comme éditrice chez Random House, elle obtient en 1988 le prix Pulitzer avec Beloved. Le prix Nobel de littérature lui est décerné en 1993. Aujourd’hui retraitée de l’université, Toni Morrison a toujours eu le souci de s’entourer d’artistes contemporains – musiciens, plasticiens, metteurs en scène – avec qui elle a régulièrement collaboré. En septembre 2011, elle a ainsi présenté l’adaptation de son Desdemona par Peter Sellars au théâtre des Amandiers de Nanterre. Elle a été l’invitée d’honneur du festival America de Vincennes en 2012.

 

Ce que j’en pense

Toni Morrison signe ici un roman puissant et intense. Le style est dense, choral, envoûtant. On commence ce livre et on est aspiré par cette histoire poignante de douleur, de souffrances, de drames et de rédemption.

Peut-on se délivrer du fardeau du passé ? Notre destin est-il tracé dès notre naissance dont nous ne maîtrisons rien ? La violence des Hommes nous condamne-t-elle à l’enfermement et à l’isolement de notre propre âme ?

Autant de questions qui sont distillées au fil de ce roman où le destin lié de plusieurs personnages se déroule devant nous, lecteurs impuissants comme ces pauvres hères aux prises avec le poids de leur passé.

Violences subies, abandons, tentatives de se construire ou reconstruire malgré tout et en dépit de tout, les thèmes sont forts et le récit de leur vie nous happe.

Les vies s’entremêlent, les drames sont souvent semblables et pourtant, Toni Morrison nous livre toute la perplexité de l’humain. Qui réagira ainsi, qui réagira comme ça. Rien n’est lié, tout se confond.

Un roman court qui nous laisse à la fois plein de compassion et d’espoir pour ces destins qui auraient pu être (qui seront ?) brisés.

Si Toni Morrison aborde des thématiques qui peuvent choquer dans la manière où le propos semble les rendre banals, voire acceptables, en réalité son approche permet de mieux les dénoncer.

C’est ma première lecture de cet auteur. Et certainement pas la dernière.

 

 

Ce livre participe à la lecture commune avec Denis. Pour lire son avis c’est par ici ! Merci à toi pour ces échanges extrêmement enrichissants  😀

 

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La femme parfaite est une connasse ! 2, Margaux Motin, Anne-Sophie & Marie-Aldine Girard

La femme parfaite est une connasse ! 2, Margaux Motin, Anne-Sophie & Marie-Aldine Girard

4ème de couverture

« Qu’est-ce qu’elle a de plus que nous ? Rien. Pourtant, elle est la Femme Parfaite, et elle nous agace toujours autant !

Redécouvrez le manuel de survie des femmes normales de Marie-Aldine et Anne-Sophie Girard revisité avec humour par Margaux Motin (J’aurais adoré être ethnologue, La Théorie de la contorsion, La Tectonique des plaques…), avec notamment les précieux conseils sur « Comment savoir qu’il faut fuir cette soirée » ou « l’interdiction d’aller sur le Facebook de l’ex »… ».

 

Les auteurs

Etudiante en communication, Margaux Motin pouvait boire de la bière à la cantine, eh oui, c’était les années 90. Devenue illustratrice de presse, elle se met rapidement à travailler aussi pour l’édition et la publicité puis ouvre son blog avec le succès qu’on lui connaît. Margaux aime les Nike customisées, le Galack et surtout répandre la joie avec ses dessins !

Jumelles depuis leur naissance, Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard assument tout : elles ont vu 47 fois Dirty Dancing , elles adorent entamer leur fameuse « choré » sur Dieu m’a donné la foi ou Je te survivrai , et il leur arrive parfois de confondre une branche de basilic avec un brin de muguet.

 

Ce que j’en pense

Voici le deuxième volume version BD du livre éponyme La femme parfaite est une connasse ! Comme dans le premier opus, Margaux Motin a apposé sa patte, avec des dessins tous plus hilarants les uns que les autres.

Je n’ai pas lu la version roman de ce tome, je ne pourrai donc pas vous dire si c’est fidèle ou pas.

Cela dit, il faut avouer que cette BD est truffée de vérités ! J’ai rigolé quasiment tout le long. J’ai retrouvé avec plaisir la délicatesse légendaire de Margaux Motin :

« Rho ça vaaa…

Je sors de ta chatte, je vais pas me mettre sur mon 31 chaque fois que je déjeune chez toi ! »

La femme normale à sa mère, p.95.

 

… (grand moment de solitude) 😀

 

Une affreuse question m’a taraudée cependant en refermant cette BD hilarante : « Mais on passe notre temps à dire à notre conjoint que nous sommes parfaites, histoire de le culpabiliser ou de lui faire croire qu’il a une chance extraordinaire d’être avec nous (oui bon ça c’est vrai 😀 ). Donc… lui suggérons-nous que nous sommes toutes des connasses ???!!!

Sur cette question hautement philosophique, je vous laisse.  Je vais écrire  « L’homme parfait est un mythe »  😀

 

 

Margaux Motin

Marie-Aldine et Anne-Sophie Girard

Margaux Motin rencontre La Femme Parfaite est une connasse ! Margaux Motin, Marie-Aldine et Anne-Sophie Girard

Fluide Glacial & J’ai Lu – 104 pages – 16 novembre 2016

 

 

 

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