Baiser après #MeToo, Ovidie & Diglee

Baiser après #MeToo, Ovidie & Diglee, Féminisme, Chroniques Littéraires

 

4ème de couverture

« A l’heure de la libération de la parole, Ovidie choisit la forme épistolaire pour s’adresser aux hommes et revenir sur des situations anormales vécues par presque toutes les femmes.

Que leur dirait-on aujourd’hui ? Oserions-nous évoquer des comportements douteux à un moment de la relation ? Quel est l’état des lieux de nos fantasmes ?

Tout reste à construire entre les sexes ».

 

Les autrices

Ovidie est le pseudonyme d’Éloïse Becht, née à Lille en 1980.

Après avoir débuté comme actrice pornographique, elle passe derrière la caméra, devenant également par la suite documentariste et journaliste.

Elle a par ailleurs écrit plusieurs livres.

Maureen Wingrove alias Diglee, née le 16 février 1988 à Lyon est une illustratrice, autrice de bande dessinée et romancière française.

 

Ce que j’en pense

Oubliez le « après #MeToo » du titre, ce roman graphique dénonce le mauvais traitement que subissent les femmes en matière de sexualité depuis des années.

Au travers de lettres, plutôt de courts textes, les autrices dénoncent des situations qui sont le quotidien de nombreuses femmes dans leur intimité.

D’une rare justesse, toutes les situations décrites sont criantes de vérité. Nombre de femmes vont enfin pouvoir réaliser que non, ce n’est pas normal d’être traitée ainsi, et que non, elles ne sont ni anormales, ni folles, ni coincées, ou autres qualificatifs culpabilisants.

De l’influence néfaste du porno en ligne, en passant par celle tout aussi dévastatrice de la société, tout est passé sous la plume et le crayon incisifs de ces deux féministes engagées.

Ce roman graphique est d’utilité publique.

Je pense très sincèrement qu’il devrait être lu par toutes et tous. Très instructif, il éveillera les consciences, et permettra de changer les mentalités.

Un livre à distribuer massivement dans les collèges et lycées (certains propos sont sexuellement explicites, veillez à discuter avec votre ado).

 

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Baiser après #MeToo, Ovidie & Diglee

Editions Marabulle – Hachette

Paru le : 19 Août 2020

128 pages

Prix : 17.95 €

Prix numérique: 12.99 €

 

Ce roman graphique participe au Challenge BD et au Marathon lecture de l’épouvante

Marathon lecture de l’épouvante 2020, Halloween, Autumn, Horreur, Fantastique Chroniques Littéraires, RAT

Challenge BD, Chroniques Littéraires

 

 

Marathon lecture de l’épouvante 2020

Marathon lecture de l’épouvante 2020, Halloween, Autumn, Horreur, Fantastique Chroniques Littéraires, RAT

 

Halloween arrive, nos PAL sont gigantesques, l’automne est là… entendez le vent souffler dans les arbres… le tonnerre éclater au loin, le crépitement du feu… et le craquement du plancher… vous êtes bien au chaud, installé confortablement sur un canapé moelleux ou dans votre lit, sous un plaid douillet ou une couette bien chaude… une boisson chaude et de quoi grignoter à côté de vous… la pluie cogne contre les vitres…

La maison est décorée, les bougies diffusent une douce ambiance, les guirlandes de lumière douce au milieu des pumpkins et autres décorations de saison.

Entre vos mains un livre dans lequel vous plongez avec délice… une histoire douce, un sourire sur vos lèvres ou un conte d’horreur, de délicieux frissons vous parcourent…

Encore un craquement… pourtant… vous êtes seul dans la maison… seul… en êtes-vous sûr ? N’est-ce pas une ombre là qui vient de passer furtivement ?

A moins que ce ne soit vos amis(ies) lecteurs(trices) qui ne vous rejoignent pour partager une journée et une soirée de lecture…

Ce qui est sûr, c’est que vous êtes embarqué dans une folle aventure…

 

Bienvenue dans le marathon lecture de l’épouvante !

 

Le principe : lire autant que vous pouvez, mais aussi regarder des films/séries/documentaires sur la thématique automnale et halloweenesque.

Vous pouvez lire des romans, des romans graphiques, BD, mangas, livres audios…

 

Le marathon de l’épouvante se tient du lundi 19 octobre à minuit (nuit de dimanche à lundi) au dimanche 1er novembre (j’accepte les lectures de la nuit du dimanche au lundi, pour rattraper le temps perdu à vérifier tous les placards dont les portes s’ouvrent toutes seules).

 

Deux catégories :

  • Promenade au cimetière : je lis en majorité des livres qui font peur (réfléchissez bien à ce qui peut vous faire peur… un gros pavé peut faire peur)
  • Cocooning au coin du feu : je lis en majorité des lectures douces, même si je m’autorise un peu de livres effrayants

 

Nombre de pages :

Je décide ou non de me challenger sur le nombre de pages.

  • Pas de nombre précis je fais selon l’envie
  • 666 pages : le nombre du diable
  • 2020 pages : je dévore ma PAL avant qu’elle ne me dévore (on notera l’humour noir du nombre de pages… ou le cynisme… ou le côté blasé 😀 )

 

Un soupçon de magie :

Un soupçon de défis personnels pour pimenter le tout. Quelques exemples :

  • Lire ou relire la saga Twilight (du tome 1 à Midnight Sun ou je prends l’option toute la saga en films)
  • Lire ou relire Harry Potter (en entier ou un seul tome, en roman ou en livre illustré, ou en films)
  • Des livres avec une couverture aux couleurs de l’automne
  • Un livre choisi dans votre PAL par un membre de votre famille, un ami, votre conjoint, ou vos copinautes
  • Un livre gothique
  • Une histoire de fantôme
  • Un livre de développement personnel
  • 3 livres minimum
  • 5 livres minimum
  • Un classique
  • Un livre qui est dans votre PAL depuis tellement longtemps qu’il en a des toiles d’araignées

 

Pour échanger sur nos lectures, c’est sur le groupe Marathon lecture.

 

Bonnes lectures et surtout… regardez derrière vous et sous votre lit !

 

 

Marathon lecture de l’épouvante 2020, Halloween, Autumn, Horreur, Fantastique Chroniques Littéraires, RAT

 

 

La vie est un roman, Guillaume Musso

La vie est un roman, Guillaume Musso, Contemporain, Thriller, Chroniques Littéraires

 

4ème de couverture

« Un jour d’avril, ma fille de trois ans, Carrie, a disparu alors que nous jouions toutes les deux à cache-cache dans mon appartement de Brooklyn ».

Ainsi débute le récit de Flora Conway, romancière renommée à la discrétion légendaire. La disparition de Carrie n’a aucune explication. La porte et les fenêtres de l’appartement étaient closes, les caméras de ce vieil immeuble new-yorkais ne montrent pas d’intrusion. L’enquête de police n’a rien donné.

Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, un écrivain au cœur broyé se terre dans une maison délabrée.

Lui seul détient la clé du mystère.

Et Flora va le débusquer.

 

Une lecture à nulle autre pareille.

En trois actes et deux coups de théâtre,

Guillaume Musso nous immerge dans

Une histoire étourdissante qui puise sa force

Dans le pouvoir des livres

Et la rage de vivre de ses personnages ».

 

 

L’auteur

De roman en roman, Guillaume Musso a noué un lien unique avec les lecteurs. Né en 1974 à Antibes, il a commencé à écrire pendant ses études et n’a plus jamais cessé. En 2004, la parution de Et après… consacre sa rencontre avec le public. Suivront notamment La Fille de papier, Central Park, Un appartement à Paris, La Jeune Fille et la Nuit, La vie secrète des écrivains… Traduits en quarante-quatre langues, plusieurs fois adaptés au cinéma, tous ses livres ont connu un immense succès en France et dans le monde.

 

Ce que j’en pense

Après une première partie prometteuse, à la fois innovante et, il faut le reconnaître, captivante, un début de deuxième partie intrigante, on ne va pas se le cacher, la suite est un flop complet.

L’idée de départ est très intéressante. La mise en abyme pouvait aboutir à un livre époustouflant. Très vite, on se pose la question : comment l’auteur va-t-il traiter son sujet ? Comment va-t-il relier les personnages ? Et les pages se tournent vite, l’écriture simple et la curiosité aidant.

Je me suis dit à ce stade : ça passe ou ça casse. Il fallait un réel talent pour réunir et lier ces personnages, terminer sur une note inoubliable.

Le flop. Le désastre. L’amateurisme. Une succession de chapitres et pseudos rebondissements sans liens ni queue ni tête.

Tout au plus à la fin, et c’est encore plus décevant, l’idée aurait pu être excellente. Mais le travail n’y était pas.

En résumé, l’énorme déception.

Non content de nous livrer une suite telle des brouillons reliés à la va-vite parce que le nombre de pages publiables est acquis, l’auteur enchaîne citations d’autres auteurs sur citations. Ce qui au début m’a enthousiasmée a fini par m’agacer. Tant de citations masquent l’absence d’écriture et de travail sur le roman.

Je pense que c’est malheureusement le travers qu’on peut retrouver chez des auteurs connus qui publient mécaniquement un succès commercial par an. Pourquoi travailler et peaufiner son texte quand on sait qu’on en vendra des millions dans le monde ? Ne serait-ce que pour ses lecteurs, il faudrait peut-être publier moins et travailler beaucoup plus ses textes.

Si vous aimez l’auteur et avez l’habitude de ses romans il peut potentiellement vous plaire.

Mais pour moi, ça ne l’a pas fait.

 

 

Ce livre participe au Challenge

Marathon lecture de l'été, Chroniques Littéraires